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dimanche 21 octobre 2012

I want more of whale oil !

     Il y a ici bas, une loi qui règne sur le marché du jeu vidéo : tout le monde doit pouvoir y jouer. Mets ça sur le dos du capitalisme si tu veux, mais une chose est sûre, c'est surtout pour remonter l'estime des jeux vidéo au sein de la société. Certes, il devient de plus en plus rare de voir des détracteurs sur ce multimédia, mais on se retrouve rapidement avec des jeux trop faciles, trop guidés et surtout pas finis (pour faire de la thune bien sûr). Et pourtant, certains studios résistent à l'envahisseur, c'est d'ailleurs cette résistance qui les rendra plus uniques, plus créatifs et meilleurs que leurs congénères. Sans cette mode ridicule de la facilité, nul doute que ces studios seraient une trentaine voire plus et tous plus banals les uns que les autres. Parmi eux, Arkane studios nous a proposé plus d'un jeux "à l'ancienne", bien que leur premier, Arx Fatalis, était encore dans l'âge d'or du jeu vidéo, en 2002.



Le masque de Corvo n'est pas là que pour cacher son visage.


Cette année, ils reviennent avec un aboutissement final de leurs idées, de leur vision du jeu vidéo. Dishonored prend place dans un monde "Steampunk-Victorien" où l'huile de baleine a au moins autant d'importance qu'une vie humaine. Corvo, garde du corps de l'Impératrice et de sa fille, se retrouve piégé par une personne pas si éloignée de votre entourage, vous rendant coupable du meurtre de la dame et de l'enlèvement de la fille. Grâce aux Loyalistes, la résistance contre l'état totalitaire régnant sur la ville de Dunwall, vous pourrez sortir de taule et trouver le coupable de tout ce chantier. A vous de juger si vous devez rendre justice ou bien prendre une revanche digne d'un des meilleurs soldats du pays. Vous avez le choix. Certes, ce genre de coutume se veut de plus en plus récurrente, mais contrairement à d'habitude, ce ne sont pas vos réponses qui changeront le déroulement mais bien votre façon de faire. Libre à vous de tuer tous les impurs que vous croiserez sur la route, votre honneur ne sera pas pour autant lavé intégralement auprès de ceux qui vous connaissent. L'entassement des corps provoquera aussi une grande invasion de la peste, maladie des bas fonds de Dunwall et amenant en même temps des rats plus féroces qu'un chien de garde.


Le Hound Pits, votre repère, est sûrement l'un des plus beaux endroits de Dunwall.

Si vous tenez à rester le plus discret possible, il faudra alors user de patience et de technique pour ne pas vous faire voir, n'endormir les gardes que lorsque c'est obligatoire et faire en sorte de cacher les gardes dans les bons endroits. Ce travail de titan vous demandera beaucoup d'efforts, qui seront allégé grâce à l'Outsider. Personnage religieux aux ambitions presque douteuses, ce dernier vous filera un coup de pouce en vous donnant ses pouvoirs, tels que la téléportation sur courte distance, l'arrêt du temps, la vision à travers les murs etc... Ces petits avantages vous seront d'une précieuse aide tout au long de l'aventure. Bien entendu, il ne sont pas gratuits, vous devrez ramasser des runes dans les niveaux pour débloquer de nouveaux pouvoirs et les améliorer. D'autres pouvoirs se cachent dans le monde de Dunwall grâce aux charmes d'os, sortes de petites amulettes aux pouvoirs minimes mais utiles comme le fait de pouvoir se déplacer plus rapidement en mode furtif, ou encore de récupérer de la mana en buvant de l'eau. Enfin, Piero, un de vos amis loyalistes, pourra vous fournir tout l'équipement dont vous avez besoin en échange de quelques piéces d'or.



En haut les pouvoirs actifs, en bas les passifs.
Chaque pouvoir possède un niveau 2.


Dishonored est avant tout un jeu d'infiltration, marchant sur les pas de Dark Project, Deus Ex ou encore Bioshock, le jeu essaye de prendre toutes les bonnes choses et les utilisent de la meilleure manière possible tout en proposant une expérience beaucoup moins dirigée, par rapport aux deux derniers cités du moins. Il existe dans chaque niveau au moins 4 chemins différents par objectif de mission, propulsant les chemins à 12 minimum pour faire chaque mission intégralement. Les niveaux ne sont pas immenses, mais ont la faculté d'être sur plusieurs étages. Les égouts, les toits, le deuxième étage, la rue ... Dans Dishonored, si vous choisissez d'aller à un endroit, vous pourrez y aller. Du coup, vous faites votre histoire à votre façon. J'ai eu l'occasion de refaire deux fois le jeu (d'où le temps que j'ai mis à écrire cet article) et en changeant ma façon de faire, en ne tuant pas les même personnes (voire en ne tuant personne) les choses changent. Les rues sont plus sûres, les gens autour de vous vous font confiance etc... Que de plaisir à parcourir une ville à notre image,  pleine de crasses ou de gardes.


Quelques affiches apparaîtront à la suite de vos assassinats.


Accompagné par son charme artistique fou, vous ne mettrez pas longtemps à succomber au désir d'en voir plus, chaque recoin de chaque zone, cet univer impitoyable formé autour d'un type d'ambiance sous exploité dans le milieu, alors qu'il regorge de ressource. Tout comme l'huile de baleine, l'univers de Dishonored brille à nos yeux, il peut même être instable à tel point qu'il devient fragile à la moindre de nos secousses, un pas de trop et c'est le drame. Pourtant on ne pourra s'empêcher de comprendre le comment du pourquoi, connaître les bases et les sources. Chaque bout de papier pouvant être lu, chaque parole d'un clodo du coin peut parfois vous en dire d'avantage sur ce que vous faites et pourquoi vous le faites. Votre but ultime sera, bien sûr, de retrouver le méchant et ramener la fille de la défunte Impératrice, Emily, digne héritière du trône, mais là encore, on titillera votre attention sur le régent actuel du pays et sa religion, le Superviseur, sorte de meneur de mouton d'une société qui se referme et s'emprisonne un peu trop sur elle même.


Voilà une image qui résume l'univers et l'ambiance de Dishonored.


Vous expliquer Dishonored sous toutes ses coutures relèverait de l'impossible et de l'inutile, en plus de vous spoiler intégralement le jeu. Des lignes ne vaudront jamais l'expérience de jeu manette (ou clavier/souris) en main. Mais vous l'aurez sûrement compris, je suis sous le charme. Pour faire simple, je ne m'étais pas autant amusé depuis Deus Ex 3. Avec un univers aussi solide, un gameplay aussi bien maîtrisé et une direction artistique à ne surtout pas lâcher, Arkane tient là l'un des probables jeux de l'année. Je serais tenté d'en demander plus, de vouloir un spin off, la fin ne se prêtant pas du tout à une suite, mais ce serait prendre le risque de tâcher un drap blanc. Si Arkane veut une suite, libre à eux, mais il devront aller lentement et ne pas prendre en compte ce qui les entoure, ça ne gâcherait que leur talent.

La fin d'une mission sera pour vous le moment de voir vos statistiques.
A en juger par le nombre de morts, je m'étais sûrement levé du pied gauche ce jour là.

jeudi 11 octobre 2012

Everyday I'm falling !

     Vous vous souvenez, il y a maintenant 5 mois, je vous ai parlé d'un Resident Evil plus que mauvais. Eh bien ça y est, pour ceux qui ne regardent même pas la télé, la suite tant attendue est sortie et, heureusement, n'a rien à voir. Non, cette nouvelle suite reprend directement depuis les derniers événements des quatrième et cinquième épisodes, ainsi que de l'épisode sorti sur 3DS.
Récompensé et reconnu par tout le monde pour les 3 premiers épisodes principalement, je dois dire que mon préféré de la série restera le quatrième épisode sur Gamecube, dont le CD s'est totalement fait violer par ma console à force d'y jouer. Le cinquième quant à lui, m'avait déçu. Comme dit dans mon récap d'il y a 5 mois, ce dernier était pour moi trop dans un esprit Action et pas assez dans un esprit Resident Evil.
Ce nouvel épisode s'annonce dès le début comme une "révolution" pour reprendre le défunt Steve. En effet, l'histoire ne compte plus un duo permanent mais trois tandems qui succèdent, composé à chaque fois d'un personnage connu et d'un nouveau venu. Ce choix narratif est surtout là pour alterner différentes phases de gameplay et différents lieux. Et si ma première crainte fût que le scénario ne tienne pas la route, je m'inquiétais aussi pour sa durée de vie, qui risquait d'être amputée à cause de l'énorme contenu qui ne tiendrait pas sur un DVD.
Suite épique ou bien signe réel de la mort de la série ? J'ai testé pour vous (et pour moi aussi parce que, hein d'abord) !

Si vous regardez bien vous verrez une femme réalisant une gâterie à une girafe.
Vous allez voir que ça maintenant.

Qu'est-ce qui se passe-t-il ? Pourquoi on se retrouve avec tout ce bordel ? Bon d'abord petit recap des héros :
1. Léon et Héléna
2. Chris et Piers
3. Jake et Sherry

Maintenant, les personnages plus en détail :



Des fois, je me dis que Léon est plus
sexy qu'Héléna.
1 : Léon S. Kennedy, c'est le personnage qu'on incarne dans Resident Evil 2, qui faisait son premier jour de policier et a dû combattre des zombies par milliers en guise de bienvenue. Suite à son évasion, il fût engagé par le Président des Etats Unis (rien que ça) comme garde du corps. Il dût par la suite sauver la fille du président, dans RE4, qui s’était fait enlever par des fanatiques espagnols aux croyances douteuses. Il découvrit l'existence du Plagas, une nouvelle forme de virus zombie qui favorise la mutation de l'hôte et permet un contrôle total de celui-ci, donnant naissances à quelques monstres plutôt gros et dangereux qui vous en veulent plus que tout. Après le sauvetage de la gamine, il gagna une confiance totale auprès du Président.
Héléna, elle, est un nouveau personnage que je vous ne révèlerai pas, pour des soucis de spoil.



A votre avis, lequel joue la fille ?
2 : Chris Redfield est le personnage qu'on incarne dans Resident Evil premier du nom. C'était un Soldat au sein des S.T.A.R.S à l'époque, une unité d'élite d'intervention musclée (dans tous les sens du terme). Ces derniers enquêtaient sur une série de meurtres dans un manoir situé près de la petite ville de Racoon. Une fois sa mission "terminé", Chris monte alors le BSAA, une organisation qui lutte contre le bio-terrorisme. Il va en Afrique pour empêcher une vente d'armes biologiques et remonter à la source, les menant directement à Wesker, le responsable de l'accident biologique de Racoon.
Piers est un membre du BSAA nord-américain. Il a un gros Sniper, une bonne tête brûlée et va épauler Chris dans tout ce bazard.



Difficile de croire que Sherry est plus
vieille que Jake.
3. Jake n'est autre que le fils d'Albert Wesker. Il a hérité de son père sa force surhumaine et son immunité contre les virus. Il travaille principalement en tant que mercenaire principalement et sa plus grande peur reste de ressembler à son père.
Sherry est l'une des survivantes de la tragédie de Racoon City. Elle fut sauvée par Léon et Claire, la sœur de Chris. Elle a maintenant grandi et est un agent fédéral Américain. Son père n'est autre que William Birkin, celui qui s'était inoculé lui-même le Virus-G, une évolution du Virus-T, pendant les événements du second opus.


Voilà pour le topo rapide sur l'historique des personnages. Pour l'histoire, tout commence en Edonnie. Sherry est partie à la recherche de Jake, qui possède apparemment des anticorps spécifiques pour contrer un virus appelé Virus-C. En ce moment même, ce virus est distribué parmi tout les habitants et soldats, un virus qui "devrait donner un coup de fouet". Heureusement, le BSAA est sur le coup et met tout en oeuvre pour endiguer ce virus, qui pour le coup, créée de nouveaux zombies appelés J'avo, des zombies gardant leurs réflexions et la parole et subissant des mutations lorsqu'ils sont mortellement blessés, remplaçant les membres détruits par un truc deux fois plus gros et dangereux.
Six mois plus tard, le virus a réussi à se propager aux États-Unis. A tel point que la Ivy University, siège du président, se retrouve littéralement morte, président inclus. Léon, qui était présent, se retrouve contraint de l'abattre. A l'aide d'Héléna, il devra trouver la source et le responsable de cette épidémie.

Le viseur classique est présent mais optionnel. Personnellement, je préfère sans.

Bon maintenant que les formalité sont faites, que votre cerveau est dans de bonnes conditions et que vous savez de quoi je parle, je vais m'attaquer au reste. Le gameplay d'abord. Celui-ci n'a subi que quelques améliorations par rapport au cinquième épisode. Le principe est toujours le même, une caméra à l'épaule, on vise avec le laser et on tire dans la tête (ou les genoux). Mais on peut déjà s'apercevoir d'un grand bon en avant : on peut tirer et marcher en même temps ! *Confettis*
Si pour certains, cela peut paraître basique comme mécanique de jeu, c'est que vous n'avez pas joué aux précédents épisodes. En effet, malgré le surentrainement de la part des protagonistes, ils étaient incapables de se déplacer en visant, sûrement une interdiction du gouvernement. Mais ceci est de l'histoire ancienne. On a aussi la possibilité de réaliser des esquives, des contres, des plongeons en arrière, de tirer en étant couché au sol, de faire la marche de l'homme crabe et bien d'autres. En fait, le gameplay est comme avant mais en mieux, rendant le jeu beaucoup moins prise de tête. Le système de soin a changé aussi. Avant, on devait combiner des herbes pour donner une substance médicale. Suivant la combinaison, on améliorait sa barre de vie ou bien on récupérait totalement celle-ci.
Maintenant, nos mélanges nous donneront des petites pastilles-miracle. Une pastille nous donne un carré de vie. Si on mélange des herbes vertes on gagne plus de pastilles, et mélanger une herbe rouge avec une herbe verte nous donnera six pastilles d'un coup, de quoi remplir totalement notre barre de vie. Ce système est précis et on se soigne juste en appuyant sur une touche, finis les aller-retours constants dans le menu. Ce même menu a d'ailleurs été optimisé. Là encore, finis les mini temps de chargement entre chaque menu, tout est direct. Mais le jeu ne sera pas en pause pendant ce temps là. Si vous devez faire des mélanges, mettez-vous à l'abri, si vous devez modifier une option de jeu, mettez-vous à l'abri. Les zombies ne vous attendront pas. Enfin, on notera une difficulté plutôt bien dosée, même en normal, j'attaque le mode Professionnel d'ici quelques jours, je sens que je vais en chier bien comme il faut. Notons que cette difficulté se verra allégée grâce à l'ajout d'habilités. Plus vous tuez de zombies et réalisez de bons scores en fin de niveau, plus vous gagnerez de points d'habilités pour s'ajouter 3 bonus parmi d'autres, allant d'une résistance accrue à des dégâts triplés ou l'ajout d'un zoom supplémentaire sur les snipers.

Ustanak est en quelques sorte le petit frère spirituel de Nemesis. Toujours plus pot de colle,
toujours plus increvable, toujours plus laid.


Ce qui a surtout été travaillé sur cet épisode, c'est le mode Multi. Outre le sympathique mode coop en ligne/LAN/Split screen, on a encore et toujours le mode Mercenaries jouable à 2 en coop. Mais là où ça devient intéressant, c'est l’interaction avec d'autres joueurs. En effet, pendant que vous parcourez votre aventure (seul ou à deux), si vous l'avez autorisé, des joueurs peuvent vous rejoindre en tant que zombies puissants pendant que vous enfoncez votre pied dans la bouche de l'un d'eux. Le zombie contrôlé par un joueur ne sera jamais désigné sur l'écran, mais pourra se reconnaitre aisément si son comportement a l'air un peu trop organisé. Vous pouvez également rejoindre d'autres parties sur les serveurs à condition que vous ayez fini au moins une campagne. Autre nouveauté, les intersections. Pendant certaines phases de l'histoire, quatre personnages sont amenés à se rencontrer. Pendant ces passages, quatre joueurs peuvent jouer en même temps. Là encore, il faut l'autoriser à la création de partie et les joueurs sont choisis au hasard. Vu que la plupart du temps, ces intersections se passent pendant des boss, il est très pratique d'avoir une vraie intelligence avec nous, rendant les affrontements plus faciles mais surtout moins prise de tête avec l'IA du jeu. Un gros point fort pour ce côté multi qui se veut très ouvert.

Les J'avo sont très chiants. Vraiment. Leurs multiples transformations vous feront craquer devant votre écran.


Un des gros points forts à chaque épisode de Resident Evil, ce sont ses prouesses graphiques, que ce soit In-game ou en CG. Et bien celui là n'échappe pas à la règle et arrive à sortir littéralement toutes les tripes de ma Xbox, les étaler sur ma figure en me disant "Alors tu les veux les beaux graphismes ?!". Si on peut parfois pester sur les textures dégueulasses ou les chutes de framerates, on ne peut en revanche que tirer sa révérence pour tout ce qui est modèles de personnage, effets spéciaux, particules et autres anti-alliasing. Seules les ombres qui, malgré de nombreux points dynamiques, manquent de précision, mais c'est le prix à payer pour voir autant de points d'ombres par pièce. Bref, vous ne serez pas déçus, surtout si vous jouez sur écran HD. Attention par contre, les développeurs ont poussé le vice de mettre la luminosité générale très faible. Si vous ne voyez rien, c'est normal, c'est fait exprès !


Les combats de boss à 4 sont plutôt sympathiques et offrent des combats plus stratégiques.


Côté durée de vie, c'est là que ça se complique. Tout dépendra de l'art et la manière. Vous êtes habitués aux zombies et autres mutants ? Comptez quinze heures pour finir les trois campagnes en normal. Prévoyez plus si vous êtes une quiche ou un joueur occasionnel. Une fois les 3 campagnes finies, une quatrième campagne qui se débloquera (c'est secret, je dis rien de plus !). Vous aurez aussi le mode Mercenaries qu'il faudra finir au moins une fois avec chaque perso pour débloquer des costumes et d'autres personnages, puis il faudra s'amuser à chopper tous les emblèmes dans chaque niveau pour débloquer des figurines et des dossiers secrets. Et enfin, pour ceux qui en veulent, vous pourrez évidemment refaire des campagnes en difficulté plus élevée. Vous comprendrez donc que donner une durée de vie précise est impossible. Tout dépendra de vous, mais prévoyez au moins vingt heures de jeu, ce qui est plutôt agréable quand on voit la concurrence.

Comme à chaque apparition dans la série, Ada ajoute son lot de mystère atour d'elle.

Et enfin, concernant le scénario, je l'ai trouvé bon. Pas non plus le scénario de l'année mais il réserve son petit lot de surprises et de rebondissements, avec pas mal de révélations et surtout beaucoup, beaucoup de chutes. C'est simple, vous tombez tellement que je croyais atteindre le centre de la terre au bout d'un moment. Mais les trois scénarios se complètent très bien et on ne peut pas en faire qu'un seul, on se doit de tout faire pour tout comprendre, la quatrième est même nécessaire pour comprendre la face cachée de cet immense iceberg transpirant la mort. Cette histoire est agréablement jouée par des acteurs dans toutes les langues cette fois-ci. En effet, les doublages sont disponibles dans plusieurs langues, et plus seulement en anglais comme par le passé, Capcom ayant engagé des doubleurs pour leurs films Resident Evil en images de synthèse, il fallait bien rentabiliser tout ça. C'est surprenant au début mais on s'y fait et on apprécie même avec le temps. A noter que la version Xbox360 comporte un deuxième DVD avec les fichiers langue dessus. Le jeu est, par défaut, en Anglais sous-titré, si vous voulez les voix dans une autre langue, il suffit de les installés à partir du DVD (comptez 500 Mo sur le disque dur), au lieu de changer la langue de la console, comme il faut faire sur PS3.

Ceci est un serpent. Et devinez qui s'en charge de nouveau ?


Vous êtes d'accord avec moi, le tableau de ce Resident Evil 6 est plein à craquer. Y a du bon comme du moins bon mais surtout du très bon. Et il sera difficile, autant pour les fans que pour les néophytes, de décrocher de la manette, surtout si vous êtes collectionneur. Je vous le recommande donc chaudement, avec une préférence pour la version Xbox si vous le voulez en VOSTFR. Ceux qui n'ont pas de console devront attendre encore un peu, la version PC devrait sortir l'année prochaine (et bah oui, c'est ça le développement console). Sur ce, je vous laisse, je retourne buter des zombies à coup de front kick.

jeudi 4 octobre 2012

Tiny Test : Session 2 !

     Vous l'aurez sûrement compris en lisant le titre de cet article, je repart pour un mini-test ! *Jingle* Ne vous inquiétez pas, ce n'est pas le début d'un élan de feignantise de ma part, c'est juste que j'ai récemment jouer à quelques jeux qui sont, certes, pas mauvais, mais dont le test complet nécessiterait 3 lignes et deux virgules, tellement le principe et le contenu est simple. Autant faire une économie d'article, à défaut du papier.

SoulCalibur V :


Heureusement, Ivy et ses deux arguments
sont toujours de la partie.
Et on commence avec du gros, du lourd, avec Soul Calibur V, qui fût pour moi le moment où ma vie à basculée. Ces longues nuits où je jouer tranquillement se sont transformées en soirées furieuses à s'entrainer, à rager et à essayer de poutrer des Finlandais sur le live. Disons le clairement, ce SC est bon, mais toujours pas à la hauteur du deuxième du nom (que voulez vous, on me met Link dans un jeux de bastons, on peut être sur que je vais kiffer !). J'apprécie quand même la personnalisation de personnages qui permet de faire des combattant(e)s diablement stylés ou au contraire des personnages tellement ridicule que plus d'un seront destabiliser en le voyant. J'aime moins le remplacement de certains personnages par d'autre beaucoup moins charismatiques (je pense notamment à Taki remplacer odieusement par sa soeur au charisme d'huitre) ainsi que la programmation de l'IA qui te fait de l'anti-jeu, encore pire qu'un mauvais joueur sur le live.


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Naruto Shippuden : Ultimate Ninja Storm 2 :


On peut voir ici même comment Sasuke drague Naruto.
Le clin d'oeil, outil de séduction redoutable.


Sacré Naruto, toujours le moyens d'avoir des noms de jeux à la rallonge. Malgré mon retard immense, autant sur le manga que sur les jeux, j’apprécie toujours autant les déclinaisons vidéo-ludique (ou pas) de cette licence, qui font remonté en moi le jeune otaku qui s'est endormi il y a de cela une moitié de décennie. Certes, c'est pas le genre de jeu de baston où tu dois réfléchir pour faire des coups, mais la mise en scènes et la direction graphique m'enchante toujours autant. Et que l'on soit fan ou pas, le mode histoire est appréciable, malgré la lenteur extrême bien présente dans les phases de déplacement (allez d'un point A au point B à pied, avec des dialogues stupides et interminables entre les deux). A posséder si on a des potes avec qui jouer !


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Street Fighter x Tekken :


En plus d'être un pièges pour les hommes,
Poison est aussi fatale sur le terrains de combat.
Je viens de me rendre compte que j'ai passer un mois à faire que des jeux de versus fighting. Une forme pathologique de perte de confiance en sois et un besoin de prouver quelques choses ? Ou pas. J'ai juste eu l'occasions de jouer à tous ça. Plus serieusement, STxT (comme on le nomme en version texte par ce que c'est long) est pour moi la petite surprise. Je suis pas un grand fan de Street Fighter, je pense que c'était pour moi la limite du jeux de combats prises de têtes. En revanche Tekken, c'est toute ma jeunesse *Voix de vieux*. Du coup, le mélange des deux est appréciables, même si on garde le gameplay Street fighter avec une ou deux features en plus. Mais les combos reste assez basique pour tous le monde et l'IA est gérable pour le peux qu'on connaisse tous les combos et autre pirouettes de son personnage. Ajoutez à cela un visuel graphique hors du commun et une version PC digne de ce nom et vous vous retrouvez avec probablement le meilleurs jeu de baston de cette année. Allez va le prendre sur Amazon ! Allez !

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Ninja Gaiden 2 :


Take that BITCH !
Pas vraiment un nouveau test, dans le sens où j'y avais déjà jouer à sa sortis mais jamais finis. Je l'ai trouver pas cher à Arnaquemania (et puis encore moins cher à Game. Les boules.) Mais c'est toujours un plaisir de retrouver Ryu et son agilité légendaire. Couper des membres, trancher du démon, étaler du sang partout, voilà ce que réserve ce Ninja Guedin. Cependant, attendez vous à recommencer, rager, recommencer etc... Il n'est pas aussi dur que le premier du nom, voir encore moins que celui sortis sur SNES, mais les ennemis n'hésite pas à attaquer à plusieurs et votre barre de vie, qui parait grande, est une vrai chips qui se brise au moindre petit coup.

God damnit !

     Alors je vous vois arriver à des kilomètres ! Oui ça fait exactement un mois que je n'ai pas posté d'articles. Oui vous vous dites que je me touche la nouille à mes heures perdus, au lieu de pondre un fuckin' article sur un jeu totalement épique (ou totalement nul). Mais en fait, je vais tout vous expliquer, de A à Z, le pourquoi du comment de mon absence :

      Samedi 1er septembre, 17h00 :

  Alors que je me régalais à réaliser détruire des immeubles sous C4D, mon PC ce met à s'éteindre tous seul, sûrement que le rendu 3D que je lui avais demandé de faire lui avais mis le feu aux fesses. Ni une, ni deux, je choppe mon gros ventilateur et aère le PC un peu partout. Une fois froid, je décide donc de le rallumer mais ce dernier décide que non, c'est la grève, je lui en demande trop. Pour lui montrer que chez moi, c'est comme en corée du nord, je lui enlève tout envie de rebellion, je le plaque au sol, lui ouvre la cage thoracique et commence à voir ce qui ne lui plaît pas.


Tous m'a l'air en ordre, aucun composant n'a fondu, l'extinction n'a produit aucune fumée, donc rien d'alarmant. Troublé, je vire tous ce qui consomme de la puissance, ne laissant que mon disque dur principal, le processeur, une barrette de RAM, et je branche l'écran sur la carte mère. J'appuie. Toujours rien. Là je panique, je me dis que j'ai fait péter l'alimentation, que je vais devoir attendre des lustres avant d'en ré-avoir une, en espérant que la garantie fonctionne pour cela. Je commence donc à l'ausculter de manière grossière, ne voulant pas la démonter pour ne pas perdre une potentielle garantie.
Tout me parait propre, mise à part la fine couche de poussière qui s'est accumulée avec le temps. Pareil, rien de gravissime.
Je commence à la bidouiller un peu partout et je la branche au secteur pour savoir si elle marche. Toujours pas. Et là, ma connerie atteint un sommet encore jamais visité, sûrement par l'aide de la panique. J'appuie sur le petit levier qui fait passer l'alim de 230V à une 115V (pour les américains). Au moment où je le baisse, ma première pensée fût "Non faut pas y toucher ça, ça fait péter le fusible à l'intérieur si c'est brancher sur du 230" ... Trop tard. Mini explosion, fumé blanche, flip le tournevis, flip le magazine, flip le chat, bref je m'énerve contre moi même. 
 

Du coup, si ça ne venait pas de l'alim, au moins là, je peux vraiment dire qu'elle a problème. Pas découragé pour autant, je décide d'aller voir le magasins des 2 geeks à côté de chez moi (que je salut au passage) qui m'ont vendus cette alimentation. Évidemment, ils sont fermés le week end. Bon mon PC est donc mort pour au moins 2 jours.




      Lundi 3 Septembre, 15h30 :

  J'amène mon alimentation au vendeurs, il me dit qu'il va faire marcher la garantie sans problème, il faut juste qu'il l'envoie au fournisseur qui, lui, l'enverra à Xilence (la marque de mon alimentation). Il m'explique qu'il choisit cette procédure là car il n'a jamais fait de retour en garantie avec Xilence. Le mec est sympa et me prête quand même une alimentation de 480W, juste assez pour alimenter mon PC, sans la carte graphique. Je me retrouve donc avec une HD5450, qui trainer dans un de mes tiroirs, dans la bête, la propulsant d'un PC de gamer à un truc de vieux. Mais malheureusement, le premier problème, celui qui est à la base de tous ce merdier, n'est pas résolu. En effet, j'installe l'alimentation mais le PC ne s'allume toujours pas. J'ai tout bien brancher pourtant.
Je décide donc de partir dans l'idée que ça vient de la carte mère. Je la remplace par ma carte mère de rechange (qui m'a bien servit pour le coup). Et en effet, ça marche bien avec cette dernière. Ma MSI est donc morte. Encore. Oui car c'est une carte mère qui m'avait déjà causée des soucis par le passé, à peine 1 semaine après son achat. Furieux, je le suis encore plus quand je me dis que mon alim allait très bien et que dans l'immédiat, je ne peux pas mettre 7€ dans un envois de colis, mon compte en banque frôlant le zéro pointer.

Mais bon, au moins, mon PC marche.

Une semaine passe, j'appelle donc le magasin pour savoir où ça en est avec mon alimentation. Les gars me disent qu'elle est partie le 7 septembre chez le fournisseur et qu'ils attendent de ses nouvelles. La semaine d'après, je vais reprendre des nouvelles et ils me disent que l'alim à bien était passer en garantie et qu'ils m'en renvoient une neuve. Je me dit "Chouette je devrait attendre environs 1 ou 2 semaine (ça vient d'Allemagne quand même)." Deuxième semaine, le mec me dit qu'ils se sont trompé dans le camion pour l'envoie, reportant la réception à 2 semaines de plus. 












 Bon, je part le 22 chez mon oncle, donc ça m'occupera en attendant (entre temps, je passe un entretien pour une formation en informatique qui s'est très bien passé).
Mon oncle m'a appelé pour que je lui monte un nouveau PC tout neuf qui pourra faire tourner la dernière version de son logiciel d'architecture. J'en profite donc pour prendre des petites photos pendant le montage, histoire de vous faire un tuto là-dessus. Je reviens donc le 26 Septembre chez moi. Tout content, je me dis que je vais recevoir mon alim la semaine prochaine normalement, et ça c'est cool. Je supporte donc difficilement mon PC, qui ne peut même pas faire tourner Diablo III correctement.

      Jeudi 27 Septembre 19h :

Une amie est passée à la maison, du coup je n'ai pas touché au PC de la journée.
Mais quand je me remet dessus, une fois la jeune fille partie, c'est le drame. Le PC avait planter dans les ténèbres les plus obscures de la galaxie. Reboot et c'est reparti, c'est pas grave, ce sont des choses qui arrivent. Mais sauf que quand il reboot, il me charge pas Windows.



Un autre problème au tableau. Je ne comprend pas trop pourquoi, mes disques durs étant bien brancher. J'en avais un peu marre de réparé des PC, du coup je me fait pas chier, je réinstalle Windows. Il met environ 30 minutes à ce charger le salaud, pour au final me dire qu'il ne peut pas installer Windows. C'est un message qui apparaît que quand on a une clé USB configurée pour l'amorçage qui est brancher au PC. Or, je n'avais rien de cela brancher sur mes ports USB. Juste la souris et le clavier. Je comprend pas trop et cherche pendant des heures avant de me décider de mettre un CD de linux. Là encore, il me détecte une erreur et ne s'installe pas (sauf que Linux, il à décidé de me le dire à la fin de l'installation). Je comprend pas trop et en fait je me rend compte qu'il me détecte pas mon deuxième disque dur et que mon premier disque dur, lui, est vide. Ce con m'a tout formaté sans pitié (pas le deuxième heureusement, qui est le plus important). Je ne sais toujours pas si c'est Windows qui a merdé ou bien un virus qui a provoqué ça mais je peut vous dire que quand on perd 4000 chansons, des sauvegardes de jeux qui datent de 2008 ainsi que les photos qu'on s'est fait chier à prendre pendant qu'on a monté un PC pour un tuto de mes deux boules, et bah ça fait chier la bite en bois de mes fesses !!


Bref, j'allume ma console et décide de me détendre en cassant la gueule à Naruto. 

Entre temps, ma douce à fait son boulet et a renversé du thé (toute la tasse) sur son PC portable. Heureusement, un séchage intensif avec mon gros ventilo (heureusement qu'il est là lui) toute la nuit, à fond, la sauver (heureusement que ce n'était que du thé, et pas du Coca où du café, auquel cas, je l'aurais direct mis en réparation chez Dell). J'ai pu jouer mon rôle de copain héroïque.
J'ai au moins pu sauver un PC sur deux. Ma coloc me nargue en jouant à Diablo III
Pute.

      Samedi 29 Septembre 23h :

Je profite que le copain de ma coloc et son meilleur ami passe à la maison pour avoir deux avis différent sur ce maudit PC qui veut ma mort, ces derniers s'y connaissant assez bien la dedans. Mais c'est la que par miracle, il veut bien installer.

En fait, il fallait juste que je retire mon deuxième disque dur. Tout connement. Pourquoi je ne sais pas mais on s'en fout, ça marche. Je remercie alors les deux idiots à côtés de moi, malgré leur inactivités sur le problème. On décide de se bourrer la gueule joyeusement pour fêter ça, et aussi par ce que c'était l'anniversaire de l'un d'eux, mais ça on s'en fout.

Entre temps, ma mère est venu me voir et j'ai pu envoyer ma carte mère au SAV, que j'ai engueulé au téléphone en leur disant que leur produit c'était de la merde, et que je voulais être remboursé si il me renvoyer pas une carte neuve.


     Jeudi 4 Octobre, 02h39 :

A l'heure où j'écris ses lignes, je devrais recevoir mon alimentation d'ici treize heures. L'occasion pour moi de vous expliquer tous le merdier qu'a subis mon PC en excusant mon retard immense sur mes tests, en pleine période de l'année où Borderlands 2, Torchlight 2 et Resident Evil 6 (qui arrivera à dans ma boite au lettre vendredi matin) ont sortis la tête de l'eau. Ne vous inquiétez pas, vous aurez les tests de ces 3 derniers chenapan, même si j'ai une petite idée pré-conçu sur chacun d'eux, à savoir, respectivement, très bon, nul et très bon.
Je sais que le temps est long sans votre minimum de test requis par semaine mais que voulez vous, ce sont les aléas de la vie. Entre temps j'ai quand même fait quelques mini tests, vu que mes amis avaient pitié de moi et m'ont filé pas mal de jeux pour ma 360. En attendant, dès que mon PC est réparé entièrement, le premier qui me demande de lui réparé sont PC, à moins qu'il me paye grassement, je lui fait bouffer ses barrettes de RAM par le rectum.

lundi 10 septembre 2012

Pimp my War !


      Parce que, malgré tout, ça reste l'un des jeux les plus attendus de l'année, je ne pouvais m'empêcher de faire un article dessus, même si je n'ai pas été aussi emballé que la plupart des gens. Oui, vous l'avez compris, je parle bien sûr de Guild Wars 2. Le premier du nom avait un peu secoué le monde du MMO, dans un temps ancien où Wow restait le maître de l'art, c'est d'ailleurs bien le seul qui a survécu au tsunami Warcraft. Cependant, il était bourré de pas mal de défauts, trop gourmand en ressources matérielles (pour l'époque) et manquait d'une réelle exploitation de son univers riche. Mais ArenaNet et NCsoft ne devaient pas s'arrêter là avec la franchise. Elle avait du potentiel, et les développeurs avaient toujours pour but de secouer le monde du MMORPG. Longtemps repoussé, à la manière d'un Diablo 3, le développement a pris son temps pour que ce dernier soit prêt à tout et propose le plus d'originalité. Le 28 Août arrive, après de multiples phases de beta-test en tout genre, les galettes sont prêtes et les serveurs de téléchargement sont chauds pour le lancement. Let's Go !

Première quête je dois ... explorer la campagne. Youpi.

Déjà, comme le proposait son grand frère à l'époque, vous achetez Guild Wars 2 et c'est tout. Pas d'abonnement, pas d'Item Shop, pas de Pay to Win, NADA ! Quelque chose d'assez rare et sympathique mais plutôt dangereux. Tera, le MMO de BlueHole Studios, en a d'ailleurs payé les frais. Si le jeu se vend mal, peu d'argent rentre dans les caisses et on se retrouve à devoir réduire ses serveurs de 11 à 3. Mais Guild Wars n'a pas la même communauté. C'est d'ailleurs bien là son atout. NCsoft a fait suffisamment fort sur la communication pour rendre le jeu populaire avant même sa sortie. Sa popularité tient aussi au côté "mythique" du titre, à cause de sa date de sortie non-fixe. Pour ceux que l'histoire intéresse, sachez que le jeu se passe 250 ans après le premier épisode, le réveil des dragons a foutu un sacré bordel, modifiant toute la topographie du monde et a fait évoluer d'autres races. L'occasion pour AreaNet de corriger le tir du premier GW et mettre 5 races jouables (Humain, Norn, Char, Asura et Sylvari) au lieu d'une. Chaque race possède son propre univers et ses propres quêtes.

La quête principale de Norn est quand même plus sympa.
On participe même à une Féstibière ! C'est métal !

La création de personnage a d'ailleurs été largement inspirée de Dragon Age : Origins. Il vous sera proposé, à la suite de la personnalisation esthétique, des choix allant de notre milieu social à notre devise personnelle, en passant par nos croyances. Ces choix se répercuteront bien évidemment sur l'aventure, proposant des quêtes et des dialogues différents. Ceci fait, vous voilà largué au milieu d'un monde où tout est un peu flou. Et c'est là le premier point noir de cet épisode. Tout est expliqué de manière assez bancale, je me suis retrouvé plus d'une fois sans vraiment savoir où j'allais, ce que je faisais etc. et ce, même avec une carte perma-crackée qui vous divulguera tous ses secrets à partir du moment où vous parlerez à un éclaireur.  Heureusement à force de pratique, on s'y retrouve un peu dans tout ce foutoir.


Voilà, quand vous voyez un explorateur, il vous dit tout sur la map.
 
Autre soucis, c'est l'intégration de quêtes dynamiques. En effet, finis les aller retours entre PNJ pour telle ou telle quête, ici, vous arrivez dans une zone, vous voyez du raffut au loin et une quête apparaît comme par magie. Souvent il s'agit de quêtes sans grand intérêt, où vous devrez arrosez des plantes, tuer les lapins ou même sauver la ferme du grand-père. Et parfois il faut nettoyer la zone ou escorter un type importants. Jusque-là, rien de négatif, ça permet vraiment une fluidité de l'aventure, sans coupure de PNJ qui te raconte un baratin sans fin que tout le monde s'en branle. Mais, il y a deux soucis. Le premier, c'est que les quêtes paraissent tellement inintéressantes parfois, qu'on se demande si elles rapportent beaucoup d'XP. Du coup, des fois on les fait pas et on se retrouve avec 3 lvl de moins que la quête principale. Tout simplement parce que le jeu prévoit que tu fasses au moins trois quêtes dynamiques sur quatre par zone pour que tu aies le niveau suffisant tout au long de l'aventure. Voilà vous êtes prévenu, ne faites pas comme moi, ne foncez pas tête baissée. Deuxième problème, le niveaux des quêtes dynamique est très mal indiqué. Il faut faire attention au petit chiffre entre parenthèses à coté du nom de la quête. On peut se retrouver avec des monstres lvl 13 alors qu'on est 10. C'est bizarre sur le coup.


Les panoramas sont nombreux et rajoutent un côté plateforme au jeu.
Si les contrôles n'étaient pas hasardeux, ce serait presque plaisant à trouver.
Le gros point fort du jeu réside dans son gameplay. Il y a eu beaucoup de communiqués là-dessus, et il y a de quoi. Oubliez les normes de MMO, ici, pas de compétence propre à votre personnage, mais des compétences propres à votre arme. Plus vous utilisez une arme, plus vous aurez de compétences avec elle (5 maximum). Bien entendu, vous ne pouvez prendre que des armes que votre classe peut utiliser, mais ça laisse beaucoup de manières de jouer. Il y a des compétences passives à choisir dès le Lvl 11, permettant de se spécialiser définitivement. Autre particularité, l'esquive ! Vous avez des chances d'esquive suivant vos caractéristique et votre classe, bien sûr, mais vous pouvez vous balader à droite à gauche pour tenter d'esquiver les attaques de vos ennemis, rendant le gameplay plus dynamique et on auraient presque l'impression de jouer à Halo, tellement les gens sautent et courent partout en PVP. Le PVP d'ailleurs, parlons en ! Autre grand point fort du jeu, le World versus World. En gros, la zone de guerre oppose des guerriers de serveurs contre ceux d'un autre, l'occasion d'avoir des combats épiques avec des centaines de combattants sur le champ de bataille. A l'inverse de WoW, pas d'équipement et de niveau de PVP, dès l'instant ou vous pénétrez dans le salon de recherche de partie, vous passez Lvl 80 avec un équipement fait pour. Bien entendu, plus vous jouez, plus vous pourrez vous procurez des équipement épiques pour écraser vos ennemis, mais l’équilibrage reste, théoriquement, maintenu. Je dis théoriquement car ce n'est pas vraiment le cas. Le jeu débute, donc les classes ne sont pas encore équilibrées et il n'est pas rare de rager face à un guerrier un peu trop ... cracké.


Lorsque vous mourrez, vous avez une seconde chance de survivre
en tuant votre ennemi.
Pour moi, Guild Wars 2 n'a rien de plus par rapport aux autres MMO. Certes il possède un gameplay unique, mais il n'a pas réussi à chambouler le MMO. Il a ses défauts et ses qualités, et actuellement, j'ai plus l'impression que c'est un effet de mode plus que le MMO du siècle. Certes il est bon, c'est un MMO qui durera et aura encore des gens dans ses serveurs dix ans après, mais ses qualités ne rattrapent pas les défauts. Ajoutez en plus une surcharge de serveurs qui fait qu'on est constamment redirigé vers des serveurs de débordement encore plus chargés. De plus, le jeu tourne sur pas mal de config, mais pour le faire tourner au max en 60 FPS, accrochez vous  bien car ce n'est pas une mince affaire. Au final, comme je l'ai dit dans le mini-test, si vous êtes en quête d'un nouveau MMO et que les autres ne vous branchent pas trop, tentez le coup, vous serez pas déçu. Sinon, abstenez vous.

vendredi 7 septembre 2012

The memory remains ...

     Le jeu vidéo français est plutôt discret mais a su marquer le milieu. Le plus significatif est sûrement Rayman, qui a bouleversé les jeux de plateforme 2D et 3D. Mais de nos jours, les éditeurs hésitent à investir dans un jeu vidéo made in "Jambon-beurre", sûrement dû au faible nombre de bon jeux sortant du pays. Ainsi, les petits gars de chez Dontnod Entertainment se sont fait totalement larguer par Sony avec leur jeu Remember Me. Heureusement, Capcom aime les nouvelles licences et a pris l'initiative de parier gros sur ce jeu, à tel point qu'ils prévoient de faire une saga. Le jeu se passe dans Néo-Paris, en 2084. On contrôle Nilin, une chasseuse de mémoire d'élite qui peut briser et voler les mémoires des gens. Malheureusement, elle se fait arrêter, se fait griller la cafetière et devient amnésique. Elle ne sait plus qui elle est et va devoir braver vents et robots pour retrouver son identité.



Le jeu n'est pas sorti, je vais pas vous faire un test ou une preview, mais je suis charmé par ce jeu, il me donne vraiment envie et attise ma curiosité au plus haut point. Dans cette première vidéo, on peut d'ailleurs observer deux points importants :
1 - Le jeu est très beau pour de la console.
2 - C'est un monde ouvert ou semi-ouvert.
Mélangeant Assassin's Creed, Deus Ex et the Saboteur (pour Paris), les possibilités offertes par le gameplay paraissent plutôt impressionnantes. La direction artistique est en plus maitrisée de A à Z, et pas mal de gros jeux peuvent pâlir en voyant ça. Cependant, il reste mystérieux sur certaines fonctionnalités. On peut voir à un moment que Nilin rentre dans les souvenirs d'un monsieur avec un problème de calvitie et d'alcool. On voit une scène (dieu que c'est beau) où le bougre se dispute avec sa femme. Apparemment, on doit modifier ses souvenirs en modifiant des paramètres et faire en sorte que le monsieur pense qu'il a tué sa femme. Là encore, un point du gameplay qui mérite plus d'attention, tant les différentes manières d'accomplir les objectifs sont plus nombreuse qu'on le pense.

Bref, je vous laisse sur cette dernière vidéo de gameplay, un peu plus orientée action, et j'espère vous avoir transmis la même envie qui gronde au fond de moi (ou alors c'est parce que j'ai faim, je ne sais pas) et on se donne rendez vous en Mai 2013 (oui c'est loin) sur PC, Xbox360 et PS3 !

mardi 4 septembre 2012

Bref, j'ai finis pleins de jeux.

     Eh oui, un an après la mode, je place cette petite réplique stylisée et utilisée de manière un peu trop abusive chez les jeunes "swagueux", qui pense que pour raconter une bonne histoire, il faut la raconté vite pour la rendre drôle. Mais bref, je ne suis pas là pour parler des bonnes idées de Kyan mais du blog. Les vacances d'été s'achèvent (Oooooh !), certains d'entre vous ont dus déjà commencer leur nouvelle année et ont pu rencontrer leurs profs, sûrement entrain de cogiter sadiquement sur votre premier interrogation à l'heure où j'écris ceci. Malgré tout, j'espère que tu as passés de bonnes vacances, cher lecteur, que le soleil ne t'a pas trop abîmé les yeux (histoire que tu puisse lire mon blog, hein), que les touristes ne t'ont pas trop fait chier (sauf si c'est toi le touriste) et que tu ne t'ai pas fait voler ton précieux téléphone que tu as mis plusieurs mois à obtenir (oui, c'est le cas de mon Windows phone ... *part pleuré*). De mon coté, malgré ma tristesse *s'essuie les larmes*, j'ai essayé de vous pondre des articles entre deux vagues de flegmingite* aiguë, cette dernière étant bien présente avec son ami la chaleur. Tu la connais cette flegme, qui s'installe chez toi dès le reveil au petit matin en début d'après-midi et qui t'enlève toute volonté de lever ne serait-ce que le petit doigt. Oui celle là. Bref, j'ai quand même finis pas mal de jeux que j'avais en retard mais qui ne méritaient pas vraiment un test complet. C'est pour ça que j'instaure les Minis Test ! *jingle stupide sur fond rose* Le but étant de donner mes impressions sur des jeux en quelques lignes et accompagner d'un screen. Et on commence maintenant !

Guild Wars 2 :

Les évènements dynamique sont
 les meilleurs idées du titre.
Alors oui, je l'ai testé, je suis Lvl 8 car c'est le compte de ma coloc et je suis déçu. Il est pas mauvais loin de là, mais il ne révolutionne pas grand chose. Il a juste ses qualités et ses défauts propre à lui-même. En plus il est optimisé avec les pieds. Bref, prenez le si vous n'avez pas de MMO actuel mais sinon, passez votre chemin (et puis Star Wars va passer Free to Play !).



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Tiny & Big in Grandpa's Leftovers :

Si vous aimez couper des rochers,
 ce jeu risque de vous plaire.

Un nouveau jeu indépendant dispo sur Mac et PC. Il est très sympa et propose un gameplay vraiment intéressant avec un style graphique bien propre à lui. A essayer d'urgence si vous êtes, ou pas, un partisan du jeu indépendant (prévoyez une manette Xbox360 pour jouer de préférence). De plus il tourne sur pas mal de config et de manière plutôt fluide.


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Orcs Must Die ! 2 :


Orcs ! Orcs everywhere !

Si vous avez jouer au premier, vous savez que ce deuxième épisode est très bon. Sinon, jetez vous sur ce Tower Defense déjanter ou il faut casser des orcs en masse, le tout pour 15€ seulement sur Steam !




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Ghost Recon Online :
Vous l'aurez devinez,GRO est
 étroitement lié à Futur Soldier.


C'est free to play, c'est sympa, ça campe un peu trop mais c'est fun à jouer avec des potes !





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Ghotam city Impostors :

Je pense que cette image suffit à elle
seule à donner une idée du
thème abordé dans le jeu, non ?

Il est passer Free to play (décidément) sur Steam tout récemment, je n'ai, de ce fait, pas pu y jouer longtemps. Mais c'est plutôt fun, autant dans l'esprit "caricature de Batman" que dans le gameplay, qui rappelle le bon vieu Team Forteress 2 ! Le seul bémol, c'est qu'il en anglais, ce qui rebutera les plus anglophobes d'entre vous. Mais à essayer, ne serait ce que pour la modification de voix des personnages.


*C'est un néologisme m'voyez, je ne connais pas son ortographe

lundi 27 août 2012

New Skin !

    J'ai encore amélioré l'interface du site, donnant quelque chose de plus rangé, plus organisé et moins brouillon (vive les pléonasmes). Vous pourrez donc voir qu'une petite barre en haut de cette article inclut toutes les plateformes de jeux et vous sortira tous les jeux testés sur cette plateforme ainsi que les différentes catégories d'articles. Tout en haut de votre page internet se trouve les pages créées comme ma présentation, celle de la chaîne game of troll et les petites infos du blog. Voili, voilou, j'espère que ça vous plaira et que vous vous y retrouverez. Sur ceux, je vais me coucher, histoire de vider ma tête de tous le bordel HTML. Adieu !

vendredi 24 août 2012

Drugs, Triad and others chinese stuffs.

     Tandis que je travaille d'arrache-pied pour finir tous mes tests actuels, il m'arrive parfois de m'amuser et d'oublier un peu d'écrire. Ce fut d'ailleurs le cas lorsque j'ai joué à Sleeping Dogs. Sorti le 17 Août 2012 sur PC, PS3 et 360 depuis les locaux de United Front Games, Sleeping Dogs était précédemment connu sous le nom de True Crime 3 : Hong Kong. En effet, lorsque ce dernier était en préparation, Activision a tout simplement laissé tomber les développeurs, rupture de contrat oblige (aaah Activision et leurs contrats). Heureusement, Square Enix les a rattrapés au vol et a dû changer le nom et pas mal de détails, la licence True Crime appartenant encore à Activision (aaaah Activision et les licences). Il ré-apparaît donc sous le nom tel qu'on le connait. On peut donc dire que c'est une suite spirituelle d'une série qui avait fait ses preuves malgré quelques embûches. On se souvient des bonnes idées qu'apportaient True Crime, notamment le système bon Flic/ mauvais Flic et du travail de policier très poussif, surtout dans le second épisode. Malheureusement, le premier était très moche et très peu immersif et le second, alors qu'il proposait un moteur graphique et une immersion impressionnantes (pour l'époque), était rempli de bugs et de freezes en tous genres, obligeant le joueur à redémarrer sa console toutes les heures, voire toutes les demi-heures. Ce troisième épisode était donc attendu au tournant, on voyait là le troisième essai décisif, qui aurait proposé le parfait équilibre. Du moins, c'est ce que j'ai espéré en parcourant ce Sleeping Dogs, sur PC s'il vous plait et avec un verre de Coca.



Bienvenue à Hong Kong. C'est plein de lumières.

Sleeping Dogs nous emmène à Hong Kong, aux commandes de Wei Shen, un flic infiltré dans les Triades, l'organisation de mafieux la plus puissante de Chine. Wei est né en Chine mais est allé vivre aux Etats Unis, où il a suivi une formation de policier. Suite à cela, il a été engagé pour démanteler tout ce merdier et retrouver une Chine saine et sans danger, où la drogue n'est qu'un vice des méchants américains (bon okay, j'exagère). Wei devra donc fraterniser avec ses amis d'enfance et se faire une place de chef au sein des Sun On Yee, le plus haut grade dans l'organisation des Triades. Ce scénario reprend toutes les bases des films chinois, sans pour autant tomber dans le ridicule et prévisible. En fait, il est rempli de rebondissements et il n'est pas rare de se retrouver un peu twisté du cerveau au fur et à mesure qu'on progresse. Une écriture pas forcement exceptionnelle mais suffisamment bonne pour ne pas tomber dans la caricature.

A chaque niveau de Triades, de police ou même de réputation, vous devez choisir entre deux voies d'amélioration.
Le jeu est un GTA-Like, c'est à dire un monde ouvert dans une époque contemporaine et offrant un monde proche ou égal au nôtre. Hong-Kong est un terrain très propice au genre, la ville est grande et surtout vivante. En effet, on peut dire qu'elle est le personnage principal de cette histoire, les autres n'étant que des pions dans son échiquier infernal, Wei y compris. Tantôt attirante, tantôt répugnante, on se balade agréablement dans la ville et on apprécie ce qui s'y passe. De nuit comme de jour, on verra toujours les habitants faire quelque chose, sans forcement marcher dans le vide. Il arrive même de croiser quelques saoulards du coin qui trouvent que votre chemise est moche. Libre à vous de lui coller la raclée qu'il mérite ou bien juste de laisser couler. Wei a l'avantage d'être un dur à cuire. Expert en arts martiaux et en Free Run, il saura dévaster la plupart des gens qui osent le provoquer et leur courir après s'ils tentent de s'enfuir. Le système de combat et de déplacement sont d'ailleurs les deux gros points forts du jeu. Le premier, est à mi-chemin entre celui de Arkham City et Assassin's Creed, on enchaînera les mâchoires à tour de bras (si je peux me permettre le jeu de mot). Dommage que le rythme soit tâché par le même problème que subit Ezio, les vilains ne savent pas attaquer à plus de deux à la fois. L'IA est d'ailleurs pourrie, et cela, même pendant les gunfights. Il suffit juste de trouver une bonne planque et les chenapans se placent tout seuls à coté des explosifs. Redoutable. Mais ces phases sont suffisamment rares pour passer outre. Les déplacements ressemblent, eux, à ceux d'Ezio mais en plus simplifiés. En restant appuyé sur A, on court et on grimpe un peu partout. En appuyant sur A au moment de passer par dessus un mur ou de sauter d'un immeuble, on grimpe plus vite et on se réceptionne mieux.

Des éléments du décor peuvent servir à finir vos adversaires. Et certains sont pour le moins ... violents.
Je vous laisse imaginer ce que donnent les 3 autres derrière.

Hong-Kong est grand. Pas autant qu'un Liberty City, mais suffisament pour y voir plein de choses. En fait, la ville est plus resserrée sur elle-même mais ça permet une meilleure immersion. D'autant que le jeu profite d'un moteur graphique pas dégueulasse sur PC. Avec un pack de texture HD et Directx 11, Sleeping Dogs nous offre un beau rendu qui bluffera parfois, autant par son charme que sa gourmandise. En effet, ne comptez pas le faire tourner à fond si vous ne possédez pas au moins une 570 ou une 6950. Cependant, sans mettre l'antialiasing et l'occlusion ambiante au maximum, on a quand même un titre haut en couleur, au charisme fou de nuit comme de jour et qui sait exploiter la technologie actuelle.
Cette grande ville offre de grande possibilité ! En effet, les missions et les activités fourmillent partout telles des abeille dans une ruche dans laquelle on vient de frapper. Une course par-ci, un ami dans le besoin par là, la belle blonde à coté, un deal de drogue dans la rue derrière ... En fait vous pouvez vous balader dans la rue sans réel but et y trouver quand-même quelque chose à faire. Tout sauf tuer tout le monde. Bah oui, en Chine, il est difficile d'avoir des armes, du coup, quand on a un flingue, on préfère le garder pour la prochaine mission, histoire de calmer les malfrats. Et tuer des gens en voiture, ça va 5 minutes. Non, on préfèrera participer à un tournoi d'arts martiaux, histoire de faire des combats équilibrés à 10 contre 1. On pourra aussi jouer les collectionneurs et trouver tous les coffres, acheter tous les vêtements, trouver tous les autels (et augmenter sa vie maximale) tout en mangeant des boulettes de viande, histoire d'améliorer sa santé ou ses dégâts, et même voler un fourgon plein de thunes sur l'autoroute, grâce au système de Car-Jacking (action de chopper une voiture pendant qu'elle roule).

Plus vous prenez de dégâts, plus votre état visuel se dégradera. Cela ajoute tout de même une bonne dose de réalisme.
Mais avant les missions secondaires, il faut penser au scénario principal. Comme dit plus haut, il est bon, et vous réservera votre lot de surprises. D'autant plus que les missions proposées essayent d'être les moins barbantes possibles. Alternant entre combats, course-poursuites, filatures et gunfights, on fait parfois un mélange de tout en une même scène (je vous laisse imaginer). Et quoi de mieux qu'une bonne bande-son pour accompagner ces cabrioles ? Une bonne bière. Mais sinon la bande-son est cool ! Ainsi, vous pourrez profiter des radios (seules sources de musique dans le jeu, il n'y a pas de musique de jeu à proprement parler) qui nous balanceront multiples groupes, allant de Queen à Machine Head en passant par du Killswitch Engage et du Sébastien Bach saupoudré de Mozart avec un zeste de Dubstep en tout genre. Bon y aussi du rap et du hip-hop, mais OSEF (j'espère que vous aimez pas le rap). J'ai vraiment été surpris par la bande-son, Square Enix a dû passer quelques chèques sous le bureau pour avoir le label Roadrunner Records et autres, pour nous passer un bon gros Machine Head pendant qu'on terrasse du méchant (manque plus qu'ils arrêtent la J-pop des FF et ils auront tout bon !). Un excellent point pour Sleeping Dogs ! Concernant les doublages, il se font exclusivement dans la langue de Shakespeare, avec souvent un léger accent chinois. Ils sont de bonne qualité la plupart du temps, ils collent bien aux personnages et ne sont pas surjoués.

... Bon ok, ça c'est ridicule.

Sleeping Dogs s'annonçait prometteur, et c'est le cas. Complet, beau et prenant, on se laisse rapidement séduire par les quartiers lumineux de Hong Kong, aussi malfamés soient-ils. On traverse les petites rues, on trébuche sur une poubelle ou un clodo mais le voyage se passe bien et dans une bonne ambiance. Il ne manquerait plus que le contenu s'enrichissant avec des DLC gratuit ou bien fournis, et on serait bon pour y rester plus d'un mois ou deux ...


Alors toi, tu as la pire tête que
j'aie pu voir dans un jeu.
Parmi toutes les activités qu'on nous 
propose,on peut parier sur des combats de coq.



mardi 21 août 2012

La mort vous va si bien.

Attention, aujourd'hui, je fais un titre de test en Français ! Ça rigole plus ! Demain c'est l'Apocalypse.

     Vous vous en doutez sûrement, c'est le moment de parler de Darksiders II, la suite du grand, de l'unique, du magistral, du sexy DarksidersMais avant de nous plonger dans les bras de la mort avec le sourire, revenons sur le premier, histoire que les touristes du coin ne soient pas perdus (ils se sont déjà perdus par chez moi). Sorti le 6 Janvier 2010 dans nos contrées sur PS3 et 360 et 8 mois plus tard sur PC, Vigil Games nous avait carrément bluffés en sortant Darksiders. Véritable fer de lance de THQ, ce dernier devait montrer au public qu'un jeu THQ n'est plus une insulte, et pouvait même être référence de qualité. Avec aux commandes un Joe Madureira au meilleur de sa forme, il y avait en effet de quoi voir très grand dans ce jeu. Reprenant les bases de la mythologie biblique, le jeu mettait en place un complot contre un des quatre Cavaliers de l'Apocalypse, War, qui servira de tête de turc pour le général des Anges Abaddon, qui en avait marre de faire la paix avec l'Enfer. Le jeu se voyait être non pas un simple Beat Them All mais un Zelda-like (sans le côté mignon). Brutal, bluffant, prenant et immense, Darksiders nous proposait une expérience de jeu incroyable accompagnée d'un gameplay travaillé et d'un charisme défiant toutes les grosses productions.
Mais on est quand même en droit de se demander si, même si la surprise a été faite avec Darksiders, ce second opus gardera le même vent de fraîcheur chaotique qui l'accompagnait ? Le combo Madureira/Vigil marchera-t-il de nouveau ?


Voilà. Darksiders 2. C'est classe hein ?

     L'aventure commence à peu près en même temps que le bannissement de War par le Conseil Ardent. Après que Death ait appris la nouvelle, il décide de partir en quête de rédemption et pour sauver l'honneur de War, qui n'a pas eu de chance, le pauvre. C'est parti pour l'exploration de plusieurs mondes, de celui des Créateurs à celui des morts en passant par la Terre, bien évidemment. Death va devoir se mouliner la cafetière pour réussir à sortir son frère de la mouise des Enfers en ressuscitant l'Humanité, la seule solution pour que War soit pardonné. Justement, vu que l'on doit parcourir plusieurs monde, ce fut l'occasion pour Madureira de proposer des univers plus grands et variés que dans le premier opus. Les ambiances sont vraiment nombreuses et maîtrisées de A à Z. On passe à l'aise d'un coin de plaines à une grotte sale et lugubre pour se retrouver dans un terrain sombre jonché d'ossements humains. Et tout ceci de manière totalement naturelle et sans chargement (ou alors un petit de 3 secondes). Les zones sont plus grandes, Vigil ne nous avait pas menti, la première zone est aussi grande que la totalité de la zone du premier Darksiders. Bon, il y a un piège car une partie de cette zone est vide, il n'y a que des grandes plaines. Mais les ruines éparpillés un peu partout cachent souvent des objets et il faudra parcourir tout ceci sur le dos de Despair, votre fidèle destrier.


Si vous avez aimé Shadow of the Colossus, ce combat vous procurera les même sensations.

La nouveauté, sur laquelle beaucoup insisté Vigil pendant 2 ans, c'est bien sûr le côté RPG qui ressemble un peu plus à un RPG. Ainsi le système de niveau est plus mis en avant (on connaît notre niveau et ceux des ennemis), chaque monstre terrassé et la plupart des coffres donnent du loot, nous proposant alors différentes armes et équipements aux statistiques diverses et variées, comme on le trouve dans un Hack'n Slash (le retour de Diablo a marqué les esprits). L'avantage, c'est que l'on peut personnaliser la spécialisation et l'apparence de Death. J'ai d'ailleurs fait -et je soulève que c'est rare de ma part- un Death plus spécialisé magie, avec un arbre des talents équilibré entre la magie et l'attaque. Ainsi je profite de toutes les compétences et ma magie améliorée les rend plus puissantes, moins bouffe-mana et j'ai une barre de mana grosse comme mes cuisses. C'est plutôt intéressant et on a beaucoup moins cette sensation de linéarité, provoquée par le premier opus. Le système de combat lui, ne diffère pas bien de celui de son grand frère. Une touche pour l'arme principale (les faux), une autre pour l'arme secondaire -des armes rapides comme des griffes ou des gantelets, ou bien des armes lentes comme les lances ou les marteau- une touche pour sauter et une autre pour l'esquive. Voilà les bases du gameplay. Celui-ci aurait dû changer avec Death, moins robuste et lent que son frère. Eh oui, les combats sont plus nerveux, plus rapides, mais au final, la seule chose qui change, c'est qu'il ne peut plus se protéger et encaisse plutôt mal les dégâts. Déception totale à ce niveau-là. Et je ne parle même pas des gadgets que vous ramassez au fur et à mesure de l'aventure. C'est exactement les mêmes que ceux de War, seul le skin changera.


... Bon ok, ça c'est la classe la plus totale !

Autre déception le déroulement du scénario. Sans spoiler, notre héros va donc de monde en monde pour ressusciter l'Humanité, mais parfois on se demande s'il sait où il va et pourquoi il y va ? Il n'est pas rare de se balader à droite à gauche avec un air d'ahuri un peu paumé. Et c'est là le plus gros point noir. Le scénario est prenant au début, mais plus on avance, plus l’intérêt s'évapore. L'aventure de Death s'allonge constamment en plaçant des donjons X* pour trouver un objet Y pour aider un monsieur Z qui vous redirigera vers le voisin W qui vous mènera vers un donjon X pour trouver un objet Y etc ... Du coup on en oublie qu'à la base, on est là pour sauver War. Et c'est frustrant chers lecteurs. En fait, comme beaucoup de monde, j'attendais beaucoup trop de ce dernier Darksiders, avec toujours en tête les périples épiques du précédent opus.
Restons dans les points négatifs. Si graphiquement, la direction artistique fait vraiment des merveilles, on remarque tout de même les défauts techniques. En fait il y a deux types de moteur de jeu, celui en intérieur et celui en extérieur. En intérieur, les ombres sont jolies, on profite même des ombres dynamiques (parfois), les textures sont de bonne résolution (pour la console du moins) et les effets de particule sont très jolis à l'oeil. Et puis il y a dehors, où on a une résolution d'ombre vraiment dégueulasse, très carrée, et adoucie de la pire manière possible. Ajoutons à cela des textures parfois vraiment trop baveuses et une distance d'affichage mal réglée. Le plus décevant reste la version PC, qui aurait du profiter d'un moteur plus gourmand, histoire que mon bordel informatique montre ce qu'il a dans le ventre. Et surtout, pas de modifications possibles dans les options. Le jeu est sensé le gérer "tout seul", mais pendant un bref instant, j'ai vraiment pensé que le jeu avait mal réglé les paramètres graphiques et que je me retrouvais en Moyen. Vigil nous avait promis une superior version pour PC et on se retrouve avec un portage pourrie. On espère trouver des options supplémentaires dans la prochaine update qui sait ...


Les cinématiques de narration proposent un très bon style graphique. On dit merci à Joe !

Mais ne nous arrêtons pas à ces quelques points noirs, le jeu reste très bon. A la hauteur de son grand frère. Et je pense que s'il ne s'était pas autant fait désirer, j'aurais peut être été plus indulgent. En tout cas, ne serait-ce que pour la version PC, Vigil devrait fournir au moins un pack de textures HD et des options graphiques, histoire qu'on puisse rajouter de l'occlusion ambiante, de l'antialiasing digne de ce nom et un filtrage anisotropic en 16x. S'il vous plaît.
Malgré tout, je vous le conseille vraiment, ne serait-ce que pour ses combats ÉPIQUES, parce que Death a la MEGA-CLASSE et pour le système RPG vraiment intéressant. Ajoutez à cela des mondes immenses, une durée de vie plutôt énorme si on veut les 100% et une bande-son de qualité, quoique la voix de Death en Français est moins bonne que la version originale qui, elle, te donne la trique à chaque syllabe prononcée.



Y a pas de doute, quand un des boss d'un jeu s’appelle comme ton pseudo, c'est la classe.


*Non ce n'est pas un donjon de fesses.