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mardi 2 avril 2013

Can I touch yours Joysticks ?

     Quand la plupart des gens me parlent de Tomb Raider, tout se rapporte obligatoirement vers les protubérances mammaires de Lara Croft. Mais qu'on ne se le cache pas, la jolie Lara était faite pour ça, quitte à se taper des heures des plateformes ultras chiantes, autant que celles-ci soient agréables pour notre rétine. Cependant, la société évolue, et à une époque où le jeu vidéo était principalement squatté par des jeunes ados boutonneux, dont les contacts avec le sexe opposé se résument à sa mère (ou sa sœur), ce genre de pratique ne choquait pas tant que ça. Mais de nos jours, le jeu vidéo se veut plus accessible et peut véhiculer certaines idées, comme celle de "Si tu ne ressembles pas à Lara Croft, tu n’es pas parfaite !"... Bon j’exagère (bien que les cours de récrées serait beaucoup plus amusantes avec ce genre de débat), mais il reste important de montrer aux gens qu'on peut être jolie sans avoir un 95F ferme, des fesses rebondies et une taille témoignant le port de corsés ultra serré pendant deux décennies. C'est pourquoi Crystal Dynamics a décidé de faire un reboot de cette série culte, en proposant une aventure réaliste ainsi qu'une Lara beaucoup plus "femme"mais également débutante dans l'art de la survie.

L'île de Yamatai regorge de mystère.


En ce 5 mars 2013, Lara Croft revient sur nos écrans, jeune, frêle mais surtout proportionné et dès le début, j'ai été marqué par son regard. Un regard innocent, un regard plein d'espoir et de foi en l'humanité, ce regard qui en dit long sur l’inexpérience de la demoiselle. Lara à 21 ans, l'âge de maturité américaine. Celle-ci a embarqué sur l'Endurance, un navire qui part en quête de mystère archéologique sur la reine Himiko. Elle et son équipage se retrouve alors pris dans une tempête monstrueuse qui va les faire échouer sur l'île de Yamatai. Lara se retrouvera alors toute seule, au milieu de cadavres et des habitants de l'île (un peu taré sur les bords), et devra retrouver ses amis pour fuir cet enfers.
Voilà un speech qui ressemble bien à du Tomb Raider. Il ne manque plus que les méchants Russes et l'on aura ... Ah bah c'est bon ils sont présent aussi  Donc tous les éléments sont présents pour fournir une bonne aventure "Tomb-raidienne". Oui ce mot est barbare et je dois dire que j'ai réfléchi 2 bonnes minutes pour l'écrire.

Tomb Raider, ce sont des panoramas magnifiques ...


Mais Tomb Raider, comme dit plus haut, c'est surtout du visuel. Et je dois dire que votre rétine sera on ne peut plus flattée. Bien au-delà de l'apparence plantureuse de la belle, le moteur graphique fourni sera plus que satisfaisant, autant sur consoles que sur PC. À noter que, une fois n'est pas coutume, la version PC profite bien évidemment de paramètre graphique poussé, comme des Textures HD, de la Tesselation, etc.. Mais surtout l'intégration d'une nouvelle technologie de la part d'AMD qui répond au nom de TressFX. Ceci permet d'afficher des cheveux de meilleure qualité avec une modélisation cheveu par cheveu sur la tête du perso. Autant vous dire que vous aurez intérêt à avoir une grosse machine pour faire tourner cette technologie. D'ailleurs le jeu est gourmand à haute résolution, mais possède suffisamment d'options pour tourner sur une grande partie des machines. À noter que le jeu reste plus optimisé sur AMD (un cas suffisamment rare pour être soulevé). Pour un ordre d'idée, avec ma config, je tourne en 1080p, tout à fond, seul les détails sont mis en élevé pour réduire la distance d'affichage dans certains endroits et rester au-dessus des 30 FPS et le TressFX désactiver (celui-ci tourne assez mal sur une "simple" 660Ti).
Cependant, si votre choix s'est porté vers la version console pour X raisons, celle-ci est très jolie, malgré les feuillages un peu dégueulasses.

...Et puis des trucs morbides

Bon, je vous vois taper du pied. Qu'en retourne-t-il de ce jeu ? Après tout, c'est important le Gameplay ! Et bien, jeunes gens, sachez que le contenu est à la hauteur (voir plus) du papier cadeau. Crystal Dynamics nous sert là un mélange entre Tomb Raider Legend et Far Cry 3, le tout saupoudré de quelques idées originales. Les phases de plateformes et d'action sont agréablement bien balancées histoire que le joueur moyen soit gâté sur les deux fronts. De plus, si ce dernier veut plus de plateformes, la map du jeu est un monde semi-ouvert avec plusieurs zones qu'on pourra revisiter à n'importe quel moment. Chaque zones possèdent des recoins à explorer et sont remplis d'objet à collectionner.
Les phases d'actions, elles, ne manquent pas de pêche, bien que l'IA soit un peu idiote au point de se planquer derrière des barils explosifs. Cependant, vous aurez une bonne liberté dans vos mouvements et vous pourrez appréhender la plupart des combats de la manière que vous voulez, bien que la plus silencieuse est souvent la plus fun. Dommage quand même que le système d'arbre de compétence vienne nous faciliter les choses.
Les amateurs d'arme à feu seront un peu déçus du maigre arsenal disponible, même si, au final, on jouera beaucoup avec l'arc, pas aussi puissant que celui de Crysis 3, mais quand même. Les énigmes, elles, restent simples, même si, suivant la logique de chacun, une ou deux énigmes devraient vous poser problème, car vous ne la comprendrez tous simplement pas (ça m'est arrivé et on se sent très con). Dans ces cas là, pensez à appuyer sur la touche pour activer l'instinct de Lara et surtout, tentez des trucs qui vous paraissent débiles (des fois, ça fait ses preuves). Enfin, la faible présence d'armes est compensée par une customisation de celles-ci au fur et à mesures qu'on ramasse des matériaux sur les cadavres et les caisses qui traînent. 



La technologie TressFX de AMD rajoute un petit plus sur Lara.

Dommage qu'il est plus gourmand que du PhysX.


En conclusion, ce reboot de Tomb Raider est une franche réussite qui ravira les fans, les moins fans ou même ceux qui n'ont jamais joué aux anciens. Plus jolie, plus maniable, plus libre, Lara nous charme plus avec ses possibilités et son caractère qu'avec ses formes, ce qui la rend plus ravissante que jamais. Malgré tout, on ne pourra pas s'empêcher de pester contre la voix française de cette dernière (que l'on doit Alice David, qui à jouer dans Bref) qui a tendance à être nunuche, même dans des situation sérieuse. Si vous êtes un pro de Tomb Raider ou même de la survie, je ne peux que vous conseiller de le commencer en difficile, sous peine de s'ennuyer un peu par tant de faciliter (ou alors ne jouez qu'avec l'arc, en étant le plus discret possible, y a de la difficulté là !)

PS : Un petit message d'excuse pour le temps qu'a mit cet article à venir (c'pas comme si le jeu était sorti y a un mois). J'étais débordé par le boulot et par Millenium, et mon temps de repos débordé allègrement sur mon temps d'écriture. Je pense maintenant reprendre un rythme beaucoup plus normal

lundi 25 février 2013

Just my dick and my knife !

     S'il y a bien une règle qui ne se fausse pas avec le temps, c'est celle des suites. Un livre, un jeu, un film, un CD ... Rien ne sera meilleur que sa première édition. Tout simplement grâce à l'effet de surprise de la première fois qui ne se reproduit plus au coup suivant. Bien entendu, cette règle contient des exceptions, pour la confirmer un peu plus. Ce n'est malheureusement pas le cas pour le jeu testé ici-même. Il y a maintenant 6 ans que Crytek a sorti Crysis sur PC. Ce 16 novembre 2007 marqua plus d'un joueur. Tout d'abord par son moteur de jeu, le Cry engine 2, qui offrait un rendu impressionnant, dans un semi "open world" d'une rare beauté, surtout à l'époque où Bioshock venait à peine de sortir. Véritable PC-killer, ce Crysis avait aussi marqué le début d'une mode, celle de la liberté d’exécution. On avançait dans la jungle avec notre super-combinaison, en affrontant tout type de danger à notre façon. C'était purement jouissif ! Mais bizarrement, sa suite offrit un gameplay moins ouvert, plus dirigiste, plus simplifié et la qualité se ressentait, même avec un CryEngine 3 de toute beauté. Est-ce la faute aux joueurs console, plus habitués à ce genre d'encadrement ? Ou bien la faute d'EA, qui voulait apparemment rendre le jeu accessible aux pingouins ? Personne ne peut l'affirmer. Mais Crytek avait une chance de prouver que leur licence en avait encore dans le ventre, avec un Crysis 3 qui se voulait plus poussé en termes de gameplay en réunissant les bons côtés des deux précédents Crysis. Ce dernier est sorti sur PC et consoles ce 21 Février 2013. Alors, qu'en ressort-il ?

Oh mon dieu, des tentacules ! Ça sent le bon vieux hentai ça !


Juste pour rappel, le 2ème épisode nous permettait de nous balader dans les rues de New-York en tapant sur des soldats et des Ceph, les méchants extra-terrestres. On incarnait Alcatraz, un trouffion élevé au rang de demi-Dieu grâce à Prophet, le leader de l'équipe de commando Raptor dans le premier opus. Apparemment, alors que ce dernier s’était suicidé pour donner sa combinaison à Alcatraz, il a continué à habiter la combinaison grâce à sa grande force de volonté ... Bon disons que ce passage reste quelque peu capillotractée, mais pourquoi pas, après tout, la combinaison est liée à son hôte.


Cette cuisine ravagée est recyclée un peu partout dans le jeu,
histoire de meubler un peu les immeubles vides.
C'est là que le scénario essaie de nous faire gober que le CELL (les méchants militaires qui font tout l'inverse de ce que les gentils veulent, même si ça va les tuer), s'est recyclé en EDF maléfique qui, après le sauvetage de la planète par Prophet/Alcatraz, a récupéré de l’énergie alien bon marché, histoire de fournir les habitants en électricité. Grâce à ce monopole énergétique, ils ont alors assommé les habitants de dettes en augmentant les tarifs (je sais pas vous, mais moi, je trouve que les mecs, ils font tout de travers). Une rébellion se forme au milieu des murs et Prophet est avec eux, mais pas seulement. On reverra notre bon vieil ami Psycho, le héros de Crysis Warhead, qui a pris un sacré coup de vieux après qu'on lui ait enlevé sa combinaison.
Le jeu bascule dans une ambiance totalement révolutionnaire, avec, dans le rôle du Che Guevara, un sur-homme en combinaison moulante. Destruction de postes avancés, destruction de générateurs, destruction ... MAIS BORDEL, JE VEUX TUER DU CORÉEN MOI ! Et parce qu'évidemment, on ne peut pas faire un épisode de Crysis sans aliens, ils se ramènent plus tard, histoire de rendre le jeu encore plus chiant. Vous passez donc sept chapitres honteusement courts dans des niveaux très "couloirs", ou des champs de bataille immensément vides. Sur ces zones, on peut d'ailleurs s'entraîner au marathon ou alors conduire des véhicule aussi lourds que les fesses de ta mère (ça c'est gratuit !). Heureusement, pour les plus curieux, chaque zone est remplie de choses à découvrir ou de quêtes secondaires aussi intéressantes que la reproduction des fourmis en milieu arctique.



Même si Psycho à l'air d'un clodo, il a de la chance d'être un clodo bien texturé.

Bon okay, le scénario est pas génial et on est encore en face d'un jeu couloir, mais le gameplay doit rattraper un peu non ? Non. Même en Difficile, la combinaison élève le cheat au rang de Gameplay. Énergie qui remonte rapidement, santé qui baisse difficilement, IA au rabais, lunettes de visée qui voient tout, qui vous disent tout, qui piratent les tourelles et font même le café. Rajoutez des modules qui rendent votre combinaison encore plus craquée et vous avez là l'un des jeux les plus faciles depuis bien des lustres. De plus, Crytek a eu la bonne idée d'intégrer un arc dans le jeu ; bien qu'on puisse y voir un clin d'oeil à Far Cry 3, celui ci, en plus de tuer n'importe quel ennemi en un tir, ne subit la force de gravité que par un script (en dessous d'une certaines distance, la flèche va tout droit, au dessus, elle va un cran en dessous), vous permet de tirer sur vos ennemis sans désactiver votre camouflage, vous l'avez tout le temps sur vous, vous pouvez récupérer vos flèches tirées et vous l'avez dès le début si vous avez acheté l'édition Hunter. Bref, les plus frustrés d'entre vous se passeront de l'utiliser, histoire de se rendre un peu plus "faibles", même si l'IA totalement idiote vous empêchera de réellement vous mettre à son niveau, sauf si vous faites le déficient mental devant votre écran.


"Je suis sous ton lit !"
Et je viens à peu près de vous briser tous vos rêve là, non ? Bon certes, le jeu a des qualités, notamment le CryEngine 3 qui, même en faible qualité, est plus beau que la majorité des jeux sortis récemment. Par contre, accrochez vous pour le faire tourner à fond. Je suis actuellement avec mon éternel Phenom II X6 3.7 Ghz, 8 Go de RAM et une 660 TI, et je le fais tourner en High/Very High en enlevant la synchro verticale (qui a tendance à jouer du Yo-yo dès qu'on arrive sur une zone dégagé) avec des FPS qui oscillent entre 25 et 80 FPS suivant les zones. Mais bon, le jeu est somptueux, et New-york en mode post-apocalypse est absolument magnifique. On passe même plus de temps à observer les décors qu'autre chose.
On peut aussi parler de ses musiques, qui, bizarrement, se font discrètes pendant les combats, mais deviennent de suite beaucoup plus fortes et omniprésentes pendant les moments "calmes" voire "triste" (tout ceci est entre guillemets car, aussi triste que soit la musique, le tout n'en reste pas moins ridicule).  Mais elles sont de très bonne qualité, tout comme les doublages, même si celui de Psycho a changé (oui je n'aime pas qu'on change les doubleurs entre des épisodes), dommage que les dialogues soient ridicules une fois sur deux.

Pour le coup, j'ai cru que c'était un artwork appliqué en arrière plan,
mais non c'est le CryEngine qui fait cet effet.


Ce Crysis 3 confirme de nouveau la règle des mauvaises suites. Celle-ci n'est pas à foutre au placard, mais tout de même, avec une telle omniprésence médiatique et des trailers à faire baver un écureuil, on était en droit de demander un jeu plus que bon. Au final il reste à sa place de Benchmark de PC (si votre PC le fait tourner, ça veut dire qu'il déboite) et n'arrivera pas, ou peu, à combler le joueur frustré qui est en moi, qui retourne parfois sur Crysis premier du nom, histoire de se rappeler du bon temps où on pouvait péter du coréen en lui lançant des crabes et des tortues à la gueule.
Je n'ai pas essayé le multi, mais avec l'aperçu que j'ai eu en jouant à la Béta, celui-ci a l'air classique, même avec le mode Chasseur, qui ressemble fortement au mode Zombie de la série Halo.
Bref, à moins d'être un fan inconditionnel de la licence, ne le prenez pas. Et ne le prenez surtout pas sur console. En plus d'être nul, le jeu devient rapidement moche et instable.

dimanche 3 février 2013

And this is the way we make ketchup !

     Les plus malins d'entre vous ont sûrement déjà découvert de quoi je vais parler dans ce test depuis l'indice de l'article précédent. Il s'agit, bien évidemment, du dernier Devil May Cry, sous titré DmC. Le jeu est sorti le 15 Janvier sur console, alors pourquoi avoir mis presque 15 jours pour pondre un article là-dessus ? Tout simplement parce que, une fois n'est pas coutume, le jeu s'est vu décalé de 10 jours sur PC. Cela devient une habitude maintenant, soit-disant pour "finir comme il faut l'optimisation", et le joueur PC que je suis préfère attendre quelques jours plutôt que de le prendre sur console. Mais ce n'est pas le sujet, attardons nous sur les aventures de notre démon préféré ! Qu'est-ce qui ce passe ? Pourquoi Dante n'a plus la même tronche ? Pourquoi il a une voix stupide en français ? Pourquoi Vergile ressemble à un soldat de la Gestapo ?! Toutes les réponses à vos questions se dévoilent maintenant ! *effets spéciaux, pyrotechnie, fumée blanche*


Ceci est le costume bonus de DMC 3, présent dans la version PC et en DLC sur console.
Et oui c'est beaucoup mieux que l'original.
 

 S'il y a bien un truc qu'on ne peut pas reprocher à la série Devil May Cry, c'est qu'elle se renouvèle à chaque épisode. Si le premier était quelque peu brouillon, le bougre s'est largement fait une place de maitre dans le monde du Beat them all. C'est d'ailleurs la force principale des DMC, renouveler sans dépayser, histoire de ne pas avoir la sensation d'acheter le même jeu tous les 3 ans. Et même si l'épisode 4 de la première saga de DMC était très bon, cette magie s'épuisait un peu. Il fallait du nouveau. Et quoi de mieux que de changer de culture pour ça ? En effet, finies les inspirations japonaises, place à la bonne vieille culture punk anglaise de chez Ninja Theory. Je suis pas un grand fan de cette boite de développement. Heavenly Sword m'avait laissé de marbre du peu de temps que j'ai joué, et Enslaved m'avait bien plu, sans pour autant me marquer d'avantage. J'étais donc en droit de m'indigner devant ce transfert de licence, surtout quand on voit les premiers aperçus du nouveau look de Dante qui ressemble étrangement à celui de Tameem Antoniades, un des grands patrons de Ninja Theory (coïncidence, je ne pense pas). "Face d'emo suicidaire", "dégaine de clodo" ou encore "Brille par son absence de style", le nouveau design ne fait franchement pas fureur sur internet, surtout sur les forums de fans. Et bien heureusement, NT a revu un peu le style de Dante, lui enlevant sa dégaine de junkie, lui rétablissant son statut de mec burné, le tout avec une classe qui ne vous laissera pas indifférent (bien qu'il n'atteigne pas encore l'extase du premier Dante). On va dire que le design passe, à voir si le reste suit.

D'ailleurs, le jeu fait un petit clin d'oeil à cette histoire de cheveux blanc.

Restons dans l'univers graphique en s'attardant sur le moteur du jeu. Propulsé par l'éternel Unreal Engine 3 (à croire que les mecs de chez NT ne savent manier que celui-là), les visual designers ont mis le paquet pour livrer un univers glauque et sordide tout en étant magique, époustouflant et bluffant. Qu'on aime ou qu'on déteste, il faut reconnaitre que le jeu a son propre univers et son propre style qu'on ne trouvera pas à tous les coins de jeux. Bien que pêchant un peu sur la version console (temps de chargement à rallonge, Alliasing omni-présent, texture dégueulasse... ), la version PC est actuellement un des meilleur portage que j'ai vu. Une optimisation de dingue (je monte jusqu’à 200 FPS si j'active pas la synchronisation verticale), avec les rajouts d'ombres et textures HD, ainsi qu'un Anti-alliasing qui tient la route (que j'ai boosté immédiatement grâce aux paramètres de jeu Nvidia).
Et de ce que j'ai pu voir sur les forums, le jeu tourne sur beaucoup de configurations d'entrée de gamme, histoire que même les pauvres puissent y jouer (ho ho, elle était facile celle là). Bref, je regrette pas mon attente de 10 jours. Le niveau global des graphismes reste quand même bien en dessous de ce qui se fait de mieux sur PC, mais avec une direction artistique comme ça, je pardonne clairement ...

Ici, on peut voir notre petit Dante dans son costume original, avec
en plus, un très joli décor.

L'histoire est probablement le point faible du jeu, surtout accompagné de ces HORRIBLES voix françaises faites avec des acteurs pas chers. Plus sérieusement, l'histoire est banale car déjà vue dans le premier DmC. (/!\ ***ATTENTION SPOIL POUR CEUX QUI N'ONT JAMAIS JOUÉ A UN DMC*** /!\) Dante découvre qui il est vraiment et combat Mundus, celui qui a tué sa mère et emprisonné son père. Merci, au revoir (/!\ FIN DU SPOIL/!\). NT a quand même revu deux ou trois choses, comme, par exemple, le rôle de Vergile, le frère de Dante, ou encore l'insertion du monde des démons dans notre univers. Cependant, n'allez pas dire ce que je n'ait pas dis, le scénario est certes bateau, mais il n'est pas mauvais pour autant. Les personnages sont bien mis en scène, l'histoire se passe d’ambiguïtés et fait passer facilement des petits coups de gueule sur notre société actuelle qui laisse à réfléchir pendant 5 bonnes minutes (mention spéciale à la réflexion sur l'anarchie ! UK RPZ ). Et on ne pourra que féliciter l'humour bien présent, surtout au moment de la parodie des émissions-types des États-Unis, répondant au doux nom de "Le Démon a un incroyable talent". J'ai beaucoup ri.


La scène de l'incroyable talent du Démon se passe dans cette zone, appelée aussi le Fight club.
Référence tahvu !

Mais le meilleur de ce jeu, ça reste quand même sa bande son. Ninja Theory a décidé de mettre du lourd dedans. Je reste un grand fan de l'OST de DMC3, mais celui là m'a carrément fait jouir des oreilles ! Avec en guest les norvégiens de Combichrist, qui reviennent avec (en plus de quelques chansons du dernier album en date) des créations originales qui collent parfaitement à l'univers et à l'ambiance. Sorte de mélange entre electro-industriel et du bon vieux son métal, on a carrément l'un des meilleurs OST de la série, voire de l'année (on en est qu'au début ne nous affolons pas). Et pour les ambiances de certains niveaux, Noisia était aussi de la partie. Les petits Hollandais nous ont montré qu'ils gèrent leur Dubstep mais aussi le travail d'ambiance. Ce combo double spé. electro va à merveille à ce DmC, et on serait presque tenté de mettre en sourdine l'ignoble son qui sort de Dante, et qu'on ose apeller sa voix, histoire de pas gâcher son plaisir ...

Ah bah en fait, c'est ce que j'ai fait.


Une fois la voix muette, le costume changé et la musique mise à fond, le jeu
prend facilement 3 points dans sa note globale.
Bref, vous l'aurez compris, j’hurlerais presque au génie face à ce reboot de Devil May Cry. Et je dis presque parce que le jeu n'est pas parfait. A mon sens, Capcom devrait laisser NT un peu plus en roue libre, histoire qu'il balancent leurs propres idées, et pourquoi pas leur propre histoire originale sur Dante. Ils devraient aussi revenir sur du doublage anglais exclusif, ou bien trouver des acteurs de meilleure facture pour le doublage Français (et qui savent faire un bon lipsync). Sinon je ne peux que vous conseiller d'aller le prendre le plus rapidement possible, libre à vous de choisir le support, histoire de comprendre comment on fait du Ketchup (comprendront ceux qui joueront ou ont déjà joué :D)

lundi 10 décembre 2012

And this is Crazy !

     Et sinon, ça fait combien de temps que tu n'as pas pris de vacances ? Hmm ? Tu me diras, c'est bientôt Noël, l'occasion de partir dans le nord (ou le sud) voir sa tante Germaine pour qu'elle nous file du pognon et du foie gras. Moi, je viens à peine de rentrer des miennes. Un méga trip dans les îles. Le genre de truc qui se fait qu'une fois dans une vie. Mais attention, je n'ai pas fait que siroter un Mojito allongé sur un transat devant la plage, non. J'ai sauté en parachute, je me suis fais enlever par des pirates, je me suis enfui, une tribu autochtone m'a appris à me battre et tout. Tu ne me crois pas !? Pourtant, ma sauvegarde de jeu me dit bien que j'ai fait tout ça. Ah mais oui, j'ai fait tout cela sans bouger de mon fauteuil. Attends, je suis un geek, jeune homme, je ne sors pas de chez moi comme ça, pour faire du sport et chopper des insolations (en plus je trouve les graphismes pas terrible dehors). Non, non, j'ai juste acheté Far Cry 3. Oh je te vois venir à des kilomètres "gnagnagna le 2 était tellement nul que cette suite me donne moins envie qu'un suicide en avalant du yahourt !". Et je ne peux que te comprendre. Bien que décevant, ce second épisode n'avait pourtant pas tout à jeter. Et n'oublions pas son grand frère, le premier du nom, développé par Crytek il y a un peu plus de 8 ans et qui marquait toute une génération de FPS. Autant te dire qu'avec ce petit bagage, Far Cry 3 ne peut que s'annoncer comme un bon jeu. D'ailleurs, celui-ci devrait être la suite directe du premier, laissons le 2 dans les ténèbres des oubliettes des fausses bonnes idées.

Bienvenue sur Far Cry 3 !
Si tu es toujours sceptique, laisse moi donc te compter l'histoire de Jason Brody, un petit gosse de riche comme on n'en fait que trop. Jeunes, cons et insouciants, lui et ses amis décident de partir faire un tour des îles dans le Pacifique Sud, histoire de fêter dignement l'acquisition du brevet de pilote de Riley, le petit frère de Jason (oui les noms des personnages sont les même que ceux de "Amour, gloire et beauté"). Ce voyage s'annonçait plein d'alcool et de sable chaud, le tout baignant dans un soleil exotique. Mais un saut en parachute à l'aveugle les conduit directement sur un île remplie de pirates sanguinaires (pas ceux qui font "Yaaaarhh" avec une jambe de bois hein !) qui ne désirent qu'une chose, c'est de les vendre comme esclaves si papa et maman ne peuvent pas payer la rançon. Le jeu commence ici, alors qu'on est pris au piège avec Grant, le grand frère de Jason. L'occasion aussi de faire connaissance avec Vaas, le chef des pirates, qui aurait pu être quelqu'un de sympathique s'il n'était pas un peu fou sur les bords (sa cicatrice sur le crâne est sûrement responsable de ça). Après une diversion basique, on réussit à s'échapper vivants et on est recueilli par Dennis, un personnage du type "Morgan Freeman"* à l'accent très marqué qui nous aidera à devenir fort pour sauver nos amis et nous guidera aussi vers des autochtones qui voient en nous un guerrier qui libérera l'île du joug des pirates.

Vous voulez des boobs !? Ubisoft pense à vous !
Et là, comme ça, mine de rien, je viens de te donner la force principale de ce Far Cry 3. Son scénario, très très bateau au premier abord, te dévoilera toute sa complexité au fur et à mesure que tu avances. Il te fera aussi rencontrer des gens tout aussi complexes, à commencer par Vaas, qui possède l'un des meilleurs doublages entendus jusqu'à présent. Mais le docteur qui se shoote aux champignons est pas mal dans le genre. Et il y en a plein d'autres ! Chaque personnage de l'île que tu rencontreras possède un caractère particulier et travaillé, tout comme Jason. Ce héros est d'ailleurs bien exploité, car, pour une fois, il parle, il a de vraies répliques, il ressent des choses ! Un bon point quand on voit l'acharnement qu'ont les développeurs de FPS à nous donner des héros muets et sans âme. Une initiative plus que bienvenue de la part d'Ubisoft.

Avec le lance-flamme, la situation peut rapidement tourner en barbecue-party.


Comme son aîné, Far Cry 3 se déroule dans un monde ouvert constitué de deux îles, Rook Island et l'ïles des Mercenaires (tu comprendras si tu joues). En plus d'être grande, la map est aussi remplie de choses à faire. Si tu dois aller sur la plage pour prendre une mission et décide d'y aller par tes propres moyens (à pieds/voiture/quad/bateau/deltaplane) au lieu d'utiliser les voyages rapides (finis les aller/retour incessants sur de longues distances), tu peux rencontrer un villageois qui se fait agresser par un ours, ou un encore un camp de pirates à prendre d'assaut. Concernant ce dernier, libre à toi de le faire de manière discrète ou bourrinne, la première méthode étant la plus sûre mais la plus dure. Pour t'aider, tu aura bien sûr les arbres et les buissons pour te planquer en attendant le bon moment pour frapper, mais aussi, tu auras la possibilité de libérer un animal en cage histoire de créer une diversion pendant que tu désactives les alarmes ou descends les snipers planqués en hauteur. Je ne te donne que des exemples et libre à toi d'être créatif et de le faire à ta sauce. Sur la route, rien ne t'empêchera aussi de remplir une mission de chasse, un assassinat au couteau, de prendre possession d'une antenne radio pour dévoiler la carte ou encore de simplement récolter des ressources pour confectionner un sac à butin plus gros, une réserve de munitions plus importante ou encore des herbes médicinales. Ce jeu est la consécration même de la liberté (quoique les missions principales restent quelque peu dirigistes, mais je ne fais que chipoter) et ceux qui aiment bien être tenus par la main vont rapidement être perdus.

Vaas reste le personnage le plus intéressant du titre.

Mais n'est pas Far Cry qui le veut ! Pour brandir fièrement ce nom, il faut avoir une base de bon FPS avec de grosses armes bien burnées ! Et je dois dire que le bougre ne s'en sort pas mal. Chaque pistolet, mitraillette, fusil ou autre fusil à pompe pourra être customisée suivant ta façon de jouer (silencieux, lunette, visée réflexe, chargeur amélioré ...) mais, bien entendu, rien n'est gratuit, sauf si tu prends suffisamment de tours de radio ou de camps pirates pour débloquer gratuitement l'arme. La personnalisation restera payante tout de même. Tu posséderas aussi plusieurs armes spéciales comme un arc (l'arme la plus jouissive), un lance-flammes, un lance-fusée, un lance-grenade ou même un chalumeau de réparation. Libre à toi  de t'équiper comme bon te semble à chaque point de voyage rapide.


Il y a aussi quelque mini-jeux parsemés sur la map.

Rook Island reste le principal personnage de cette aventure. Belle et dangereuse, cette charogne n'hésitera pas à te bouffer à la moindre occasion. Et des occasions, il y en a ! Si ton PC te le permet, tu vas t'extasier devant la beauté du jeu toutes les 5 minutes, en oubliant qu'un dragon de Komodo se faufile derrière toi ! La flore bouge avec le vent ou le souffle des explosions à proximité, la luminosité ambiante et les rayons du soleil sont tellement réalistes, qu'ils deviennent parfois bluffants. Et surtout, ils ont gardé la meilleur feature du précédent volet : le feu brûle tout ce qui peut être brûlé (bois, feuille, tissu ...) et il se propage suivant le sens du vent.  Il y a pourtant quelques fautes de parcours, comme l'eau, belle en surface mais moche en effet de particule, ou les modèles de PNJ, qui doivent être au nombre de 3 à tout péter et dans une définition qui doit à peine faire rougir les Sims 2, mais on s'en fout, les décors sont magnifiques ! Pour faire tourner tout cela en Ultra Full HD, prépare le i7 de quatre coeur minimum, un GTX 660 (ou HD 7950) et les 8 Go de RAM. Pour les autres, il faudra osciller entre élevé et très élevé, mais le jeu restera très beau quand même (les screens sont dans ces réglages là).


Vos différentes excursions vous mèneront dans des endroits impressionnants.

Pour conclure, je dirai que ce Far Cry 3 est probablement le meilleur jeu "bac à sable" de l'année. Ambitieux me diras-tu, plein d'autres sont sortis, mais celui-ci possède un truc en plus. J'aurais tendance à dire que c'est l'arc ou encore LE FAIT QU'ON PUISSE TOUT CRAMER ! Mais je pense que ce sont les personnages, qui sont tous attachants et bourrés d'humour noir et de cynisme, mélangés à la farandole de possibilités de faire chacune de nos missions. A noter qu'un mode Coop et multijoueur sont proposés dans le jeu. Ces derniers sont sympathiques sans pour autant casser des briques, raison pour laquelle je n'en ai pas parlé plus que ça.
N.B : Malgré tout, le jeu contient pas mal de bugs qui font vraiment tache (Bug Directx11 sur certaines config, problème de Suttering, arme collée au bras de Jason etc..) et là j'ai juste envie de gueuler un bon coup et de demander tout bêtement :

UBISOFT ! COMMENT VOUS FAITES POUR AVOIR AUTANT DE BUGS AVEC AUTANT DE BETA TESTERS DANS VOS LOCAUX !!! ILS SONT AVEUGLES !?


REGARDEZ MOI ÇA !! C'EST HORRIBLE !! HAAAAAA !!
CE TRUC M'A SUIVI TOUT LE LONG DU JEU !!!


*Un personnage de type "Morgan Freeman" est un personnage qui vous aide et vous raconte des histoires avec un talent narratif encore jamais vu tout en vous apprenant des choses.

vendredi 23 novembre 2012

Let's kill some bitches !

    Ça y est. Enfin. Le saint Graal. La cité d'or. Le renouveau est là. La révolution est en marche. Et l'apocalypse n'a qu'a bien se tenir. Il est grand ! Il est beau ! Il a une voix virile et une armure verte ! Vous l'aurez compris (ou pas) la sortie d'un Halo pour moi, c'est un peu comme la sortie d'un Call of pour les kikoo pigeons (plus ça va, plus je prends des risques en ce moment), c'est magique, c'est la fête, c'est Noël, c'est trop bien et surtout "Ça fait zizir mon frère !". Le 6 Novembre est une date à graver sur le totem dédié à mes divinités. Ce Halo 4 commence direct sa révolution en épargnant la règle du Day One pour ma part, UPS ayant décidé de paumer mon précieux dans les ténèbres. Heureusement, ils sont sympa chez Amazon. Mais bref, j'arrête les divagations ici, on est là pour parler de Halo bordel ! Du fucking Master Chief ! Il est de retour, pour jouer des mauvais tours, et en plus il a dormi pendant quatre longues années, alors il pète la forme ! Pour toi public, je vais dévoiler les secrets de ce premier bébé de la nouvelle trilogie Halo, pondu par les petits nouveaux de 343 Industries !

Le Major est à peine réveillé qu'il casse tout !

Comme dit plus haut, le Master chief (que je vais appeler par John ou MC) a dormi pendant quatre ans après les évènements d'Halo 3. Pour rappel, on avait laissé notre bon vieux spartan dans une moitié de vaisseau, alors qu'il venait de sauver la race humaine des Covenants et des parasites. Seulement, le portail galactique de retour s'est coupée au milieu de la traversée, sciant le vaisseau en deux, ne laissant que l'Arbiter rentrer sur Terre. Pas effrayé pour un sou, Cortana veillant sur lui, il fait une sieste méritée en attendant les secours, qui le retrouveraient un jour ou l'autre en suivant la balise de détresse.
On retrouve donc John, qui subit un réveil assez ... brutal. A peine les yeux ouverts qu'il doit se fritter avec des Covenants (apparemment pas encore au courant de la trêve exercée entre leurs races) pour pouvoir laisser place aux secours. Cependant, Cortana et John se retrouvent devant une planète Forerunner (l'une des races fondatrices de l'univers et des Halo, des armes de destruction massive "propres") qui aspire nos deux héros pour leur dévoiler certains secrets. Entre temps, Cortana nous dit que sa date de péremption arrive à échéance, et que si ça continue, elle sera touchée par la Frénésie, une maladie commune chez les IA trop vieilles.
Bref, vous l'aurez compris, c'est (encore) le bordel !


Cette fois, pas à réfléchir si les Covenants sont
 avec nous ou pas, tout le monde est un ennemi !

Et quoi de mieux que de démarrer un jeu avec un bordel monstrueux ? Hein ? Bah admirer ceci sur l'un des plus beaux jeux de la console. Et je déconne pas. Je me plaignais pas mal de Reach qui, certes était joli, mais était surtout du trompe-l'oeil la plupart du temps. Ici, que nenni ! Les textures sont vraiment impressionnantes pour de la console, les effets d'ombre et de lumière sont somptueux, les décors grandioses ... Dommage que les explosions soient ridicules, c'est d'ailleurs la seule bavure, mais elle fait tache quand même. Moi qui avais l'habitude de m'extasier devant une explosion d'Apparition ou de Scarab, j'ai plus l'impression de voir un pétard explosé maintenant. Une petite tache qui se voit mais n'enlève rien à la qualité graphique du titre. D'ailleurs, ce nouveau Halo permet d'intégrer les Prométhéens, les protecteurs des Forerunners. Outre le fait qu'elle remplace les Floods (merci mon dieu), cette race possède une patte graphique qui ne laissera pas indifférents les fans de Tron et ravira tout un chacun tant leur univers graphique est beau à pleurer et leurs armes bluffantes, en visuel comme en puissance.


La carte Valhalla du multi de Halo 3 a été reprise et nommée Ragnarock, pour le bien de tous !

Ces Prométhéens d'ailleurs, offrent une nouvelle façon de jouer dans Halo. La plupart du temps, vous devrez affronter des chiens, de la chair à canon, des chevaliers et des sentinelles. Les chevaliers sont hyper résistants, c'est un peu l'équivalent d'un Hunter. Sauf que le chevalier, il a soit un fusil à pompe, soit un lance-roquette dans une main, et une grosse épée qui t'éclate la gueule dans l'autre. Et au dessus de lui, une sentinelle plane et peu lui fournir un bouclier, renvoie les grenades et ressuscite les chevaliers morts au combat. Autant dire qu'il va falloir un peu plus réfléchir quand on affronte ces puissants ennemis qui ne valent pas grand chose dans les difficultés Normale et Héroïque, mais vous donneront excessivement de problèmes en Légendaire. Heureusement, MC peut compter sur une maniabilité inchangée depuis le premier opus, seulement améliorée, surtout le sprint, qui est maintenant une mécanique constante du jeu, et non plus un pack d'armure à avoir sur soi. Ces derniers ont d'ailleurs été gardé de Reach, mais ici encore, ils ont été amélioré ou remplacé. Exit la roulade et la carapace (ENFIN !), et bienvenue au bouclier Anti-émeute, au propulseur, à la sentinelle de soutien, au champ de régénération ou encore à la vue prométhéenne, qui permet de voir à travers les murs sur une certaine distance et pendant un cours laps de temps. Bien entendu, le Jet Pack et l'hologramme sont toujours de la partie. Personnellement, je trouve ces nouvelles capacités d'armure meilleures et plus équilibrées que les précédentes, avec chacune leurs défauts et leurs avantages.


Le mode zombie de Halo profite d'un skin particulier pour les infectés
(parce que dire qu'un spartan jaune est un infecté relève du racisme tout de même).

Du coup, j'ai de quoi rebondir (Boing !) sur le multi, qui est un peu le fer de lance de la série Halo et de Microsoft. Tout d'abord, je vous préviens, si votre trip, c'est de jouer encore à Halo 3 (Halo 2 ayant fermé ses serveurs), vous allez rager. En effet, 343 Industries a préféré le grand public aux puristes. Le multi lorgne désormais sur CoD ou du moins, il fait un savoureux mélange des bon cotés du multi d'Halo 3 avec les bons côtés du multi CoD. Je m'explique :
Vous pouvez maintenant personnaliser vos paquetages et donc démarrer avec l'équipement que vous voulez, tant que vous l'avez débloqué (sauf les lance-roquettes, fusils à pompe et autres armes craquées du slip). Parmi les choses à débloquer, il y a les armes, les capacités d'armures (citées plus haut), les capacités tactiques (comme recharger plus vite, gagner plus d'XP, sprint illimité etc..) et les Upgrades de support (plus grande portée du radar, transporter plus de munitions, champ d'action des grenades plus important etc...). Et enfin, le joueur se spécialise tous les 50 niveaux en choisissant parmi 8 spécialisations différentes. Celles-ci auront des effets sur le gameplay comme par exemple le Wetwork qui permet de faire moins de bruit quand on court, d'assassiner plus vite mais réduit l'effet de la vue prométhéenne. Les spécialisations permettrons de débloquer des personnalisation d'armure, des emblèmes et des skins d'armes, ces dernières sont d'ailleurs plus nombreuses que celles de Reach. Enfin dernier ajout de la part de 343, en tuant des gens en parties, vous débloquerez un largage d'équipement qui permettra de se faire larguer, au choix, une arme, des grenades ou un power-up d'armure (Dégats, armure ou vitesse amélioré).

Le Mantis sera contrôlable en solo comme en multi et s'avère être redoutable dans l'adversité.
Espéré juste de pas être pris au dépourvu par un pauvre gars qui traîné par là.


Tout ceci n'engage peut être que moi, mais j'ai beau avoir aimé et chéri les anciens Halo, je ne peux que féliciter 343 pour ses ajouts. Les jeux se doivent d'évoluer et celle-ci me convient parfaitement. De plus, ils ont su garder une certaines forme d'équilibre pas parfait mais pas dégueu. Même si on a du retard dans les niveaux, les équipement de vos ennemis ne leur donne au final qu'un léger avantages et il peut être largement surmonté par du skill, car ne l'oublions pas, Halo reste un des rares jeux de nos jours ou 4 balles ne tue pas. Plus d'une fois il m'est arrivé d'être en désavantage et j'ai malgré tout réussi à renversé la situation en exploitant le terrain ou les erreurs de l'adversaire. C'est quelque chose qui m'a toujours le plus attiré dans Halo, c'est que vous n'êtes jamais mis sous pression, contrairement à CoD ou BF3, où la règle d'or est "Premier à tiré, premier à gagné".
De plus, on, pourra saluer les modes jeux, en plus des basiques de la série, Zombies, qui permet d'avoir un vrai mode d'infection, avec un skin particulier pour les zombie, et Dominion, qui se base sur le mode territoire mais avec de la fortification de point. Ce dernier est d'ailleurs mon coup de coeur, 343 à littéralement réussi à rendre ce mode de jeu intéressant.


Cette image envoie beaucoup moins du lourd si on rajoute le son de pétrolette du warthog.
Revenons sur la campagne. Pour être franc elle m'a déçu. J'avais vraiment envie de connaitre l'histoire de ce Halo 4, il m'intriguer. Mais le scénario, bien qu'ayant une forme très joli, possède un fond peu travaillé, voire bancal. L'histoire devait surtout se centré autour de la relation entre Cortana et John, de cette amitié presque forcé qui s'est renforcé par la suite et qui ne tiens qu'a un fil à cause de la frénésie. Mais on se retrouve avec un dialogue de sociopathe en fait. Tu me diras, le MC a dû perdre en niveau de sociabilité, entre les génocides qu'il sème derrière lui, et son sommeil de quatre ans, ça aide pas. Mais on était en droit d'avoir une approche un peu moi mièvre et abrupte. Pourtant, 343 Industrie est géré par des femmes, ça c'est raconté des histoires les femmes, non (préjugé de merde spotted !) ? Le petit hic sera aussi la durée de vie, qui est très courte, alors que je l'ai finis en Légendaire avec mon cousin (de manière totalement EPIQUE avec des rots, des pets et de la bière), il m'aura fallu moins de 8h pour y venir à bout. C'est en dessous de Reach et Halo 3 et carrément en dessous des deux premiers. De plus, elle n'a plus ce petit truc en plus qui fait que tu ai envie de refaire la campagne encore et encore. Exit aussi les longues phases de véhicule propre à la série, vos trajets en warthog seront court et expéditif, heureusement d'un certains côté, ce dernier faisant le même bruit que les mobylettes qui passent devant chez moi. Un point qui me fâche tout même, étant un fan incontester des campagnes Halo. Enfin, notais que le baptême du feu a été remplacer par le Spartan Ops, sorte de campagne alternatives à la principale qui vous proposera de jouer une équipe de spartans pendant les scénarios principale. Ces missions pourront être jouer à 4 évidemment et
se constitueront des chapitres de missions hebdomadaire et regrouper en saisons. La première saison est gratuite et si vous avez kiffez, vous aurez le droit de payer les saisons suivantes. Je suis pas fan du principe, mais si les missions s'avère intéressante aux niveaux de l'histoire et du contenue, pourquoi pas ... Tant qu'il nous mette plus d'environnement, ça me va !


Certaine map multijoueur sont tellement belle, que vous resterais un petit moment en mode forge,
histoire de les admirer dans les moindre recoins.

     Je pourrais vous parlez de pleins de choses, de tous les petits détails que 343 Industries à intégré dans son premier bébé, mais ce serait comme vous dévoilé un cadeaux avant que vous l'ouvriez. Dites vous simplement une choses, le flambeau de la série Halo est entre de bonne main. Ce Halo 4 est pour ainsi dire l'un des meilleurs à mon goût. Certes, il n'est pas parfait, mais ni le premier ni le troisième n'était pas parfait rappelons le. On pourra regretter surtout cette campagne maladroite et des explosions plus que râté, mais le reste tiens globalement la route et vous collera aux yeux pendant un long moment. Le multi est bon à mes yeux, et seul les puristes ragerons devant la net évolution de la série. Personnellement, si je veux jouer à Halo 3 ou Halo Reach, je reste dessus. Je vais pas faire le puriste en disant que c'était mieux avant et que je voulais un Halo 3 mieux fait ...

lundi 12 novembre 2012

This medal is a lie !

     Et parce qu'en ce moment, j'ai l'impression qu'Electronic Arts nous sort des jeux similaires à des bousins, je ne pouvais laisser échapper ma plus grosse déception de l'année, celle qui fait que je ne dors plus la nuit, celle qui fait je ne m'amuse plus quand je joue, celle qui a brisé mes rêves. Ou pas.
Plus sérieusement, le 25 Octobre passé est sorti Medal of Honor : Warfighter. Ce dernier devait être l’équilibre même du FPS ! Beau et réaliste comme Battlefield, nerveux comme CoD. Le compromis ultime. Celui qui départagerait les joueurs. Même si Medal of Honor était mort lorsque Call of Duty est arrivé, Danger Close avait réussi à légèrement rattraper  l'honneur de la série avec un premier Medal of Honor pas parfait, mais pas dégueu pour un sou.

"Esh ! Bien ou bien ? Tahvu je suis trop un BG quand je massacre des talibans !"

Pourtant, le premier contact avec ce Warfighter est le meilleur. On (re)découvre le Frostbite 2, ce moteur boosté aux stéroïdes pour départager les bons et les très bons PC, avec des belles textures, des effets de lumière réalistes, une occlusion ambiante sympathique ... Bref, c'est joli et c'est fluide en plus.
Mais au fur et à mesure qu'on avance, notre visage se décompose. Gardons le meilleur pour la fin et parlons d'abord du contexte ! En gros (encore que, je grossis pas tant que ça), vous êtes un groupe de soldat d'élite, Tier 1, qui chasse des talibans (encore) qui, cette fois, ont de gros stock de PETN, un explosif des ténèbres sataniques, et veulent tout faire péter ! Pour quelle cause ils font tout ça ? C'est pas important. Ils sont méchants, on est gentils et on va leur péter la gueule à grand coup de Tomahawk. Voilà. Sympa hein ? Et bien évidemment  vous êtes sur le coup et rien ne vous empêchera d'aller dans un village et brûler toute forme de vie, armée ou pas, parce que c'est bien connu, toute personne vivant à moins de 30 kilomètres d'un groupe terroriste ou à moins de 2 kilomètres d'un attentat, sont TOUS des collabo ! Moins de réflexion, plus de sang qu'ils disaient ! L'histoire n'est certes pas le plus important dans ce genre de jeu. C'est même souvent un prétexte simple pour expliquer pourquoi il y a plus de balles dans les poches de mon personnage que d'hommes sur terre. Mais quand même, on a atteint le zéro absolu en terme de motivation et d'objectif.

L'intégration de deux lunettes différentes reste la meilleure idée qu'a proposé ce MOH.

 Mais laissons de côté l'histoire et attaquons-nous au gameplay. Et bien ... il est ... comment dire ... On prend celui de Call of Duty, on y met une IA encore plus stupide avec des pseudo-bonnes idées et voilà. Ou, pour ceux qui ne voient pas de quoi je parle, des couloirs, des explosions, j'avance, je tire en gardant mon viseur à même hauteur car le recul est pratiquement inexistant dans ce jeu (non mais attends, on rentre pas au Tier 1 en étant sensible au recul tahvu !) et le tour est joué. En fait, je mourais souvent à cause de l'absurdité omniprésente. On s'attend souvent à ce que l'IA reste à couvert et nous contourne, alors qu'elle va juste rester planquée pendant 20 bonnes minutes avant de sortir de son trou quand vous vous dirigez vers la sortie, persuadé que tous le monde est mort. Et ce n'est ici qu'un exemple parmi tant d'autre. Parfois Souvent Une fois sur deux, vous serez obligé de vider une zone de toute forme de talibans, avant de pouvoir aller dans la zone suivante. Si cette IA n'était pas totalement bloquée, on éviterait les petite rages derrière son clavier parce qu'un chenapan a décidé de jouer à cache-cache avec vous. De bonnes heures de folie en perspective, m'voyez !
Les phases de nuits sont nombreuses et empêchent de pleinement profiter du moteur du jeu,
beaucoup plus joli avec un soleil au dessus de sa tête.

Je vous parlais de pseudo-bonnes idées et les énumérer une par une en prenant soin d'expliquer en quoi leur présence est inutile prendrait du temps et des lignes. Je vous parlerai juste du système de brèche, repris de Call of Duty qui consiste à enfoncer une porte avec ses partenaires pour jeter une grenade flash dans la pièce et zigouiller tous les vilains en mode bullet time. Et si vous réussissez quatre headshots, vous débloquerez une différente manière pour enfoncer la porte (Tomahawk, fusil à pompe, barre à mine etc...). Si le principe reste sympa, ce type d'options n'influera que sur le temps que va mettre votre personnage à défoncer une porte en bois. On reviendra alors rapidement sur la première méthode qui est la plus simple et efficace. Ce système aurait pu avoir une autre utilité aussi, celle-ci permettant d'ouvrir soi-même les portes, vu qu'on doit déclencher la brèche. Mais on ne peut la déclencher tant que nos partenaires ne sont pas à proximité, rendant son utilité purement superficielle. Bref, la plupart du temps, on nous propose des idées à la con tout le long du jeu.
Je crois que les mecs chargés des effets spéciaux aiment les films de Michael Bay ...

Concernant le multi, il est à peu près du même niveau que CoD. Les maps sont simples et laides, les systèmes de jeu sont tous basiques au possible et l'interface des menus est à faire pleurer le sens commun. De plus, Danger Close a eu la super méga idée d'intégrer un système de sélection de perso avec sa nationalité et donc son propre style de combat et son équipement qui va avec. Si vous voulez être un bon vieux soldat Français, vous démarrerez avec une classe imposée avant de débloquer les autres. Je n'avais pas vu ce système depuis Call of duty 4, chapeau les gars ! T'es un bourrin de base ? Tiens, voilà un sniper ! La seule bonne idée de ce multi est le mode Escouade, permettant à deux personnes d'être partenaires et de pouvoir se voir à travers les murs, ressusciter sur l'un d'eux, se soigner ou même se ravitailler. Y a plus qu'à espérer qu'un de vos amis ait lui aussi été assez con pour acheter le jeu, car ce mode avec un inconnu est totalement inutile.

... Beaucoup trop...
Warfighter est là pour donner le bon exemple : celui des choses à ne pas faire, comme sortir un jeu bâclé autant en solo qu'en multi, avec des idées sorties du tiroir à crayon ou gribouillées sur un bout de papier pendant une soirée un peu trop arrosée. Rajoutons en plus une morale patriotique prêchant la bonne parole, que se battre contre le terrorisme, c'est mieux que d'être boucher ou plombier, surtout pour la femme qui se doit d'être fière de son chevalier camouflé. La seule chose de bien à retenir, c'est le système de visée qui permet d’alterner entre visée moyenne/courte et longue suivant les armes qu'on possède. Le reste est bon pour être jeté dans la montagne du Destin, avec Liza Monet et Pulko.

mardi 6 novembre 2012

I need a Burnout !

     Cela fait bien longtemps que je n'ai pas posté n'est-ce pas ? Hmmm ... Faut que je me trouve une bonne excuse ... En fait j'ai juste pas joué à grand chose de nouveau depuis Dishonored, et Borderlands 2 est très bon, mais à part vous dire "C'est le premier en mieux" je vois pas quoi dire d'autre. Mais rassure toi jeune sacripant,  je t'amène du LOURD ! Du TRÈS LOURD ! Toi qui es né entre 1986 et 1995, tu dois sûrement faire partie des gens qui, comme moi, se rappellent des longues parties endiablées sur Need For Speed Poursuite infernale, Need for Speed Underground, Carbon, Most Wanted voire même Need for Speed premier du nom. Oui, rappelle toi, ce jeu de course à folle vitesse permettant de piloter des voitures de sport de marques bien burnées. Tu dois aussi faire partie des personnes qui ont vu NFS se tirer dans les pieds avec Undercover et NFS World, pour au final s'être fait rattrapé de justesse par Criterion (Burnout). Hot pursuit était bon c'est vrai, et cette série était en droit de bien finir. Cependant, EA à jugé bon de ne pas s'arrêter maintenant, la cette série des NFS avait encore trop de fans pour se faner 18 ans après. Need for Speed : Most Wanted sort sur consoles et PC, on est donc en droit d'y voir une refonte totale du titre pour servir les fans, il y avait droit d'ailleurs, cet épisode étant l'un des plus honorables. Toujours Criterion aux commandes, je vous fait un rapide tour du propriétaire.


Ah comme ça, il donne bien envie le bougre !

J'étais d'abord sceptique. Une refonte de MW, autant dire "On a plus d'idée alors on ressort le même encore plus beau pour impressionner les kikoo PS3" (Oui insulte moi ! Vas y !), mais au vu des tests et MW étant un de mes préférée, je me suis dit "Pourquoi pas !". Alors déjà on commence fort ! Le jeu me demande encore de me connecter avec son Autolog de mes deux. Ta gueule bordel ! Je veux jouer tout seul ! En mode solo !
Bref, on enchaîne avec une vidéo d'intro me faisant doucement rappeler celle de Burnout Paradise, seule la voix de la gonzesse change, j'ai d'ailleurs l'impression que c'est le robot de Google qui parle. La dame nous explique qu'il y a des "Most Wanted" en ville, et que genre faut conduire dangereusement pour les affronter. Ah. Mais, heu ... C'est pas ça l'histoire normalement. Bon c'est ptet pour ne pas trop avoir l'impression de faire la même chose. C'est pas grave, on enchaîne ! Le jeu se base sur une grande ville (appelons la Patate-City) ouverte où vous pouvez vous balader comme bon vous semble. Les flics rôdent donc faut faire gaffe à ne pas conduire comme un dindon si on ne tient pas à perdre 30 minutes à leur échapper. Il faut faire des courses ou des poursuites pour débloquer d'autre courses et aussi des "upgrades" pour sa voiture et pouvoir combattre les most wanted. Bon c'est plutôt similaire au premier MW pour le coup. Mais vous avez ici le seul point commun entre les deux.


Vous trouviez que les voitures partaient rapidement en accident ? Attendez de piloter ça ...


En effet, ici, pas de tuning Jacky-touch, pas Stop-poursuites, pas de Super-contrôle, pas de cinématiques jouées par des acteurs en carton pâte ! RIEN ! NADA ! ALLEZ VOUS BROSSER ! Vous pouvez juste débloquer des upgrades qui ne changeront que très peu la gueule de votre voiture, même les kit de carrosserie n'y changeront rien. On peut juste passer dans des stations de réparation pour changer sa couleur et ... Wait, WHAT !? Des stations de réparation ?! Comme dans Burnout ? Sérieusement ? Ça y est EA, j'ai compris ton but ultime dans la vie : prendre une licence célèbre qui flanche, y mettre le gameplay d'une autre licence célèbre, mélanger, mettre une bougie dessus et nous l'enfoncer bien profond dans le rectum ! Et encore, je n'ai parlé que d'une ressemblance. On a aussi les takedowns, le système de "Burnout" pour démarrer une mission (accélérer et freiner en même temps), le multi ... C'est simple, TOUT vient de Burnout. C'est presque honteux. Quand j'achète un NFS, je veux jouer à NFS, sinon j'achète un Burnout. Profiter d'un grand nom pour sortir une bouse pareille, c'est encore pire qu'une refonte HD !


Les herses sont le plus difficile à repérer.


En plus, je l'ai sur PC ! Et sur PC, c'est beau c'est sûr, mais brider un beau jeu à 30 FPS et optimiser le bordel en se roulant la tête sur le clavier, ça donne un jeu qui, même tout au max, ne tourne pas de manière fluide sur ma config ! Je vois déjà le manager écrire sur chaque PC du studio "Fuck PC gamer !". Et encore, si le gameplay tenait autant la route que celui de Burnout, ça serait "agréable", MAIS NON ! Il nous ont mis une voiture qui passe en Drift à partir du moment où on freine, occasionnant multiples accidents parce que la voiture est ingérable dans ce genre de situation. De plus, notre voiture est hyper fragile, mais pas tous le temps. Rentrez dans le cul d'une voiture à 50 Km/h et vous êtes à peu près sûr de finir sur le toit. En revanche, prenez vous un barrage de plein fouet à 100 Km/h et vous passerez crème mais pas au dessus. Au dessus c'est sur le capot direct, voire même en position verticale sur le pare-choc avant ! Alors certes, ça fait plus "réaliste", mais dans ces cas là, faites pas des Porsche qui monte à 150 en 1 seconde, et réalisez une physique plus convaincante ! Et puis apparemment, on joue à Burnout, c'est pas fait pour être réaliste !

Le Frostbite 2 s'en sort particulièrement bien sûr ce jeu, que ce soit sur console ou PC,
 dommage qu'il tombe à 20 FPS en ville


 Les course-poursuites sont tout aussi ridicule. En fait, avant, une course-poursuite pouvait rapidement être gérée si on prenait les bons raccourcis et qu'on utilisait au bon moment les Stop-poursuites. Ici, vu que vous n'avez aucune aide, vous passez votre temps à rouler comme un dingue jusqu'à ce que, pour des raisons aussi obscures que les ténèbres, la voiture derrière vous fonce dans un voiture/un mur/une barrière/un poteau (rayez mention inutile). Si par miracle, l'IA ne bug pas, préparez vous à rouler longtemps. Il n'y a plus de système de cachettes, du coup, lorsque vous avez enfin réussi à échapper aux chenapans, vous devez juste rouler ... Jusqu'à ce qu'une voiture de flic vous trouve, vous rentre dedans et vous laisse partir pour lui re-échapper pour qu'en suite on vous re-fonce dedans etc... C'est sans fin. le seul moyen de s'échapper, c'est d'être dans la ville et prendre les petites rues. Je vous raconte pas quand vous vous retrouvez dans la cambrousse ...

... Ne dites rien.


Que dire de plus ? Ce Burnout NFS est décidément moyen. Je ne comprends d'ailleurs pas du tout les notes qu'il a eu sur Jeuxvideo.com et autre. Et même si le jeu se laisse caresser les 40 premières minutes, il devient rapidement insupportable quand on décide vraiment de s'y mettre, avant d'être carrément chiant. On fait des courses, on trouve des voitures, on se fait arrêter (ne cherchez pas, au bout d'un moment, on en a marre de tourner en rond pour rien, on préfère se garer et prendre une prune), on refait des courses ... Et pour quoi au final ? Avoir plein de voitures qui se ressemblent toutes et qui ne changeront pas de gueule du début jusqu'à la fin. A ce prix là, je préfère prendre un vrai Burnout, où le moindre impact ne provoque pas une explosion thermo-nucléaire.



PS : Je vais être franc, tous les screens dispo ne sont pas de moi. J'ai vraiment pas eu envie de faire des screens tellement le jeu était mauvais.

dimanche 21 octobre 2012

I want more of whale oil !

     Il y a ici bas, une loi qui règne sur le marché du jeu vidéo : tout le monde doit pouvoir y jouer. Mets ça sur le dos du capitalisme si tu veux, mais une chose est sûre, c'est surtout pour remonter l'estime des jeux vidéo au sein de la société. Certes, il devient de plus en plus rare de voir des détracteurs sur ce multimédia, mais on se retrouve rapidement avec des jeux trop faciles, trop guidés et surtout pas finis (pour faire de la thune bien sûr). Et pourtant, certains studios résistent à l'envahisseur, c'est d'ailleurs cette résistance qui les rendra plus uniques, plus créatifs et meilleurs que leurs congénères. Sans cette mode ridicule de la facilité, nul doute que ces studios seraient une trentaine voire plus et tous plus banals les uns que les autres. Parmi eux, Arkane studios nous a proposé plus d'un jeux "à l'ancienne", bien que leur premier, Arx Fatalis, était encore dans l'âge d'or du jeu vidéo, en 2002.



Le masque de Corvo n'est pas là que pour cacher son visage.


Cette année, ils reviennent avec un aboutissement final de leurs idées, de leur vision du jeu vidéo. Dishonored prend place dans un monde "Steampunk-Victorien" où l'huile de baleine a au moins autant d'importance qu'une vie humaine. Corvo, garde du corps de l'Impératrice et de sa fille, se retrouve piégé par une personne pas si éloignée de votre entourage, vous rendant coupable du meurtre de la dame et de l'enlèvement de la fille. Grâce aux Loyalistes, la résistance contre l'état totalitaire régnant sur la ville de Dunwall, vous pourrez sortir de taule et trouver le coupable de tout ce chantier. A vous de juger si vous devez rendre justice ou bien prendre une revanche digne d'un des meilleurs soldats du pays. Vous avez le choix. Certes, ce genre de coutume se veut de plus en plus récurrente, mais contrairement à d'habitude, ce ne sont pas vos réponses qui changeront le déroulement mais bien votre façon de faire. Libre à vous de tuer tous les impurs que vous croiserez sur la route, votre honneur ne sera pas pour autant lavé intégralement auprès de ceux qui vous connaissent. L'entassement des corps provoquera aussi une grande invasion de la peste, maladie des bas fonds de Dunwall et amenant en même temps des rats plus féroces qu'un chien de garde.


Le Hound Pits, votre repère, est sûrement l'un des plus beaux endroits de Dunwall.

Si vous tenez à rester le plus discret possible, il faudra alors user de patience et de technique pour ne pas vous faire voir, n'endormir les gardes que lorsque c'est obligatoire et faire en sorte de cacher les gardes dans les bons endroits. Ce travail de titan vous demandera beaucoup d'efforts, qui seront allégé grâce à l'Outsider. Personnage religieux aux ambitions presque douteuses, ce dernier vous filera un coup de pouce en vous donnant ses pouvoirs, tels que la téléportation sur courte distance, l'arrêt du temps, la vision à travers les murs etc... Ces petits avantages vous seront d'une précieuse aide tout au long de l'aventure. Bien entendu, il ne sont pas gratuits, vous devrez ramasser des runes dans les niveaux pour débloquer de nouveaux pouvoirs et les améliorer. D'autres pouvoirs se cachent dans le monde de Dunwall grâce aux charmes d'os, sortes de petites amulettes aux pouvoirs minimes mais utiles comme le fait de pouvoir se déplacer plus rapidement en mode furtif, ou encore de récupérer de la mana en buvant de l'eau. Enfin, Piero, un de vos amis loyalistes, pourra vous fournir tout l'équipement dont vous avez besoin en échange de quelques piéces d'or.



En haut les pouvoirs actifs, en bas les passifs.
Chaque pouvoir possède un niveau 2.


Dishonored est avant tout un jeu d'infiltration, marchant sur les pas de Dark Project, Deus Ex ou encore Bioshock, le jeu essaye de prendre toutes les bonnes choses et les utilisent de la meilleure manière possible tout en proposant une expérience beaucoup moins dirigée, par rapport aux deux derniers cités du moins. Il existe dans chaque niveau au moins 4 chemins différents par objectif de mission, propulsant les chemins à 12 minimum pour faire chaque mission intégralement. Les niveaux ne sont pas immenses, mais ont la faculté d'être sur plusieurs étages. Les égouts, les toits, le deuxième étage, la rue ... Dans Dishonored, si vous choisissez d'aller à un endroit, vous pourrez y aller. Du coup, vous faites votre histoire à votre façon. J'ai eu l'occasion de refaire deux fois le jeu (d'où le temps que j'ai mis à écrire cet article) et en changeant ma façon de faire, en ne tuant pas les même personnes (voire en ne tuant personne) les choses changent. Les rues sont plus sûres, les gens autour de vous vous font confiance etc... Que de plaisir à parcourir une ville à notre image,  pleine de crasses ou de gardes.


Quelques affiches apparaîtront à la suite de vos assassinats.


Accompagné par son charme artistique fou, vous ne mettrez pas longtemps à succomber au désir d'en voir plus, chaque recoin de chaque zone, cet univer impitoyable formé autour d'un type d'ambiance sous exploité dans le milieu, alors qu'il regorge de ressource. Tout comme l'huile de baleine, l'univers de Dishonored brille à nos yeux, il peut même être instable à tel point qu'il devient fragile à la moindre de nos secousses, un pas de trop et c'est le drame. Pourtant on ne pourra s'empêcher de comprendre le comment du pourquoi, connaître les bases et les sources. Chaque bout de papier pouvant être lu, chaque parole d'un clodo du coin peut parfois vous en dire d'avantage sur ce que vous faites et pourquoi vous le faites. Votre but ultime sera, bien sûr, de retrouver le méchant et ramener la fille de la défunte Impératrice, Emily, digne héritière du trône, mais là encore, on titillera votre attention sur le régent actuel du pays et sa religion, le Superviseur, sorte de meneur de mouton d'une société qui se referme et s'emprisonne un peu trop sur elle même.


Voilà une image qui résume l'univers et l'ambiance de Dishonored.


Vous expliquer Dishonored sous toutes ses coutures relèverait de l'impossible et de l'inutile, en plus de vous spoiler intégralement le jeu. Des lignes ne vaudront jamais l'expérience de jeu manette (ou clavier/souris) en main. Mais vous l'aurez sûrement compris, je suis sous le charme. Pour faire simple, je ne m'étais pas autant amusé depuis Deus Ex 3. Avec un univers aussi solide, un gameplay aussi bien maîtrisé et une direction artistique à ne surtout pas lâcher, Arkane tient là l'un des probables jeux de l'année. Je serais tenté d'en demander plus, de vouloir un spin off, la fin ne se prêtant pas du tout à une suite, mais ce serait prendre le risque de tâcher un drap blanc. Si Arkane veut une suite, libre à eux, mais il devront aller lentement et ne pas prendre en compte ce qui les entoure, ça ne gâcherait que leur talent.

La fin d'une mission sera pour vous le moment de voir vos statistiques.
A en juger par le nombre de morts, je m'étais sûrement levé du pied gauche ce jour là.