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lundi 17 juin 2013

Best Open World EVER !

     Pour les plus attentionnés d'entre vous, il ne vous a sans doute pas échappé qu'il y a quelques jours, l'E3 se finissait à peine (si cette nouvelle vous étonne, veuillez arrêter de sortir de chez vous et passer plus de temps sur Internet). Cet E3 a été, pour la première fois, une épreuve pour moi. En effet, Millenium oblige, j'ai du coordonner, suivre et retransmettre toutes les infos en temps réel des conférences de Microsoft, Sony et de ses amis (tous c'est passé ici d'ailleurs si vous avez loupé des trucs !). Et je suis allé dans les profondeurs de l'E3 pour extirper toutes formes d'informations sur les nouvelles consoles, voire même les nouvelles licences de jeu. De ce fait, j'ai pu me faire un avis définitif sur l'E3, mais aussi sur l'avenir du jeu vidéo, en particulier sur Console. Cet article sera principalement là pour que je donne mon avis général, mes choix et surtout justifier tout cela (et puis j'ai vraiment vu beaucoup de troll qui me mettent hors de moi donc je balance tous ici) ! Préparer le café, il y a de la lecture qui vous attend !


NB : Attention, je suis bien conscient que faire un article comme ça, c'est le meilleur moyen de faire du troll en puissance (j'en fais sur jv.com donc je sais de quoi je parle). De ce fait, chaque commentaire sera modéré et tous ce qui ressemble a du Troll (sauf si sa me fait rire) de près ou de loin, sera banni a jamais dans les oublies les plus impitoyables des enfers obscurs du démon de la destruction. Veuillez donc a répondre de manière constructive, je bannis le troll et non le débat. Merci de votre compréhension.

    Tout d'abord, pour être clair, cet E3 2013 a été époustouflant ! Vraiment ! On a pris des claques de tous les côtés (sauf par Nintendo), et à peu près chaque jeu qui a été présenté pendant les conférences et le salon me donnent une trique a faire peur un cheval. On a eu des beaux graphismes, des nouvelles licences, des suites très (trop?) attendues (Kingdom Hearts 3 !) et des ovnis en puissance qui mettront leurs gros grains de sel dans tout le merdier (The division !). Bien entendu on a eu aussi des trucs qu'on s'en fout (EA sports en générale) et des trucs qui nous intriguent et remettent en question toute une licence (Final Fantasy XV). Bref, c'était beau ! Et si on exile Nintendo et leurs licences recyclées et l'EA sports, on a presque l'une des meilleures E3 depuis la première session, il y a de cela fort longtemps. Mais le plus important était quand même la présentation finale des deux consoles attendues comme le messie parmi tout le monde (à une vache près). Pour être franc, j'étais parti avec un avis fermé car les deux conférences pré-E3 ne m'avaient pas convaincu du tout, que ce soit Xbox One ou PS4. Pour moi elles ne faisaient actuellement rien de plus que mon PC, qui était 2 fois plus puissant, et je n'y voyais aucun intérêt de foutre 500€ dans une console qui prendrait la poussière par son inutilité (alors qu'à 500€, je prends une carte graphique qui creuse encore le fossé avec les consoles). Et pour être franc, j'étais même partie sur une PS4, si le choix m'était demandé, car cette dernière était plus puissante, ne demander pas une connexion Internet constante et supportait les jeux d'occasions.

Oui oui, ceci, c'est du in game. Oui ça tourne sur console. Non je ne mens pas.

 Mais voilà, en ce lundi 10 juin à 18h, Microsoft a, pour moi, fait la meilleure prestation du salon. Je vous vois arriver, jeunes ignorants des forêts, avec votre "Han, mais non la Xbox One c'est nul, faut être connecter H24 sur internet, y aura pas de jeux d'occasions et en plus, le mec il a dit que si on n’était pas content, on devait rester sur X360 ! Trop un connard quoi !". Et je serais d'accord avec vous (surtout sur le dernier point, M. Mattrick s'est un peu trop laissé emporté et n'aurez pas du dire ça), la Xbox One est actuellement bourrée de contraintes qui peuvent handicaper les joueurs ... des années 2000 ! En fait, j'ai réellement l'impression que les gens ont oublié la (très chiante) conférence pré-E3, qui avait préparé le terrain et expliqué toutes les infos importantes liées aux DRM et à la console. Je m'explique : 

 - Concernant la connexion à Internet, il n'y aura des synchronisations qu'une fois par jour, donc libre à vous de rester offline toute la journée, tant que vous faites le check up a l'allumage de la console. De plus Microsoft a été claire, si cette Xbox One est connectée à Internet, c'est bien parce qu'il sera au centre du fonctionnement même de la machine. En effet, la Xbox One utilisera internet pour x choses, mais aussi pour les performances de votre jeu, grâce au Cloud Processing. Kézako ? En gros, le Cloud gérera une bonne partie des calculs de la console (ce qui explique sa fiche technique assez inférieure par rapport à la PS4). En étant connectés avec votre console, vos jeux seront plus beaux, plus fluides et plus riches. C'est ce que vous vouliez non ? Des jeux plus beaux ? Microsoft a fait en sorte de vous le fournir avec une console à 500€ (qu'on soit claire, un PC à 500€ ne fait strictement pas tourner des jeux comme The Witcher 3 ou The divisions). Et puis soyons claire, votre PC, votre Xbox ou votre PS3, elle est constamment connectée à Internet non ? Pourquoi déblatérer là-dessus alors ? Cette contrainte, vous vous l'infliger vous même, de par l'évolution de la société (même nos téléphones sont connectés H24 à internet). Et ne venez pas me parler de vie privée alors que vous êtes tous inscrits sur Facebook (l'allégorie même dans l'anti-vie privée) ! À mon sens, ceux qui ont le droit de se plaindre, ce ne sont que les étudiants (qui n'ont pas tous une connexion internet dans leur chambre universitaire) et ceux qui possèdent encore une connexion ridiculement faible. Mais là, c'est de la faute aux opérateurs internet qui se foutent grave de leur gueule (franchement, en 2013 fournir encore du 125 Ko/s, c'est une honte). 

Que ce soit Xbox One ou PS4, les designers se sont
bien foutu de notre gueule avec leur design de magnétoscope.

- Pour les DRM, cette horrible technique qui consiste à vérifier constamment si vous avez la licence de votre jeu dès que vous tentez d'y jouer, personnellement, ça ne m'a pas choqué. On a déjà ça sur PC, c'est relou parfois (Sim City 5, Assassin's creed 2, Diablo 3 ...), mais après quelques patchs, ça ne reste pas du tout gênant. Et puis si vous devez vous plaindre à quelqu’un, plaignez-vous aux pirates qui crack toutes les consoles (ce DRM est là pour ça à la base, ne l'oublions pas), dont je suis sûr certains d'entre vous font partis. 

- L'occasion a énormément fait rage auprès des joueurs. Sauf que ces derniers en oublier même de lire ce que Microsoft avait dit en mai dernier. Les jeux pourront être revendus dans un magasin, tant que ce dernier aura accepté la charte de Microsoft, il accèdera ainsi à un serveur où toutes les clés de jeu seront listées. Le vendeur n'aura plus qu'a taper le numéro de série du jeu, signaler que le jeu est de nouveau en ventes et voilà. Et à mon sens, chaque magasin d'occasions (Micromania comme le petit marchand du coin) y gagnera à accepter cette charte, surtout qu'aucune taxe ne sera imposée par Microsoft sur le revendeur, l'éditeur ou même le consommateur (en revanche l'éditeur le pourra lui, comme l'a décidé Sony), bref, un moyen simple de contrôler le marché de l'occasion voire même de le rentabilisé (n'oublions pas qu'un jeu est en moyenne revendue 5 fois en occasion, ceci amortira certains coûts de production pour des jeux qui ont peu marché). Je ne reste pas entièrement d'accord avec ce principe, mais n'oublions pas que ce qui permet aux développeurs de nous fournir de plus en plus de jeu de qualité, c'est bien entendu l'argent. Sans ça, pas de recherche ou peu de production et donc, des jeux moins bon (ceci ne s'applique pas à CoD, qui, malgré le gain de thune constant, ne fait pas de bon jeu). 

Étant un friand de tous ce qui touche de près ou de loin aux éditeurs de maps,
Porject Spark est un des jeux que j’attends le plus.


- Le prix a aussi fait péter le slip de plus d'un internaute, sois disant que c'était du foutage de gueule. N'oublions pas que le Kinect est intégré dans la console et qu'il fait clairement les 100€ de plus, comparé à la PS4. Et mettre l'argument de l'Eye toy-je-sais-plus-quoi moins cher que kinect en avant est totalement débile vu que l'Eye toy fait environ 20% de ce que peut faire le Kinect. Prix justifié et honnette donc (à voir si MS décide de balancer une version de sa Xbox One à 400€ avec un Disque dur moins gros).

- Enfin dernier point, n'oublions pas le principe du prêt un jeu, qui sera clairement adapté a tout le monde. En effet, vous aurez deux possibilités, tout d'abord vous pourrez choisir, dans votre liste d'amis, 10 personnes au choix qui pourront jouer (sans le CD) à vos jeux tant que vous n'êtes pas dessus, ce qui fait clairement un nombre au-dessus de la norme (personnellement, ne je prête mes jeux qu'a 2 ou 3 personnes de confiance). Sinon, vous pourrez toujours léguer votre jeu a une personne de votre liste d'amis (et qui y est depuis plus d'un mois), voire même le vendre, dans une légalité totale, il faudra juste le signalé a Microsoft (via la console ou le site). Bref, absolument rien de méchant. 

Et bien entendu, vous vous doutiez bien que la vue du trailer de Halo 5
m'a carrément fait dégueulé un cris de joie qui a du faire flipper mes voisins.


Avec tout ceci, je passe un peu pour l'avocat du diable. Mais vous remarquerez qu'à aucun moment je ne dénigre la PS4. Pourquoi ? Tous simplement parce que je trouve que les deux consolent sont très bien, avec leurs qualités et leurs défauts, et la guerre des consoles est clairement finie avec cette génération. Les deux sont basiquement similaires (même l’online se ressemble, avec une offre payante obligatoire et des petits cadeaux chaque mois) et seuls quelques points changent (la connexion H24, l'interface, les features de la console, etc..) ce sont des points qui relèvent plus du goût, des affinités, des possibilités et des préférences de chacun. Alors certes, le joueur lambda, quand il ira au magasin, il achètera la PS4 directement, ne serait-ce qu'à cause du prix. Mais pour quelqu'un qui se renseigne un minimum, je pense que son choix se fera principalement au niveau des jeux exclusifs dessus. 

Et on arrive alors au point qui m'a clairement fait choisir la Xbox One (si je devais me prendre une nouvelle console. Rien n'est sur pour le moment. La GTX 780 me fait pas mal de clin d'oeil quand même) : Microsoft a clairement mit le paquet pour avoir un max d'exclusivité sur leur petit bébé : Killer Instinct, TitanFall (que je prendrais quand même sur PC), Crimson Dragon, Dead Rising 3, Foza 5, Halo 5, Quantum break, Ryse, Project spark ... La liste en impose carrément plus que celle de la PS4 (seul inFamous et The Order me tente), et il me semble juste de choisir une console avant tout pour ses jeux que pour la console en elle-même (c'est bien beau d'avoir la best console ever, mais si les jeux sont pourris dessus ...). De plus, avec un Kingdom Hearts 3 (qui est actuellement un équivalent de la descente de Jésus sur terre pour moi) et un FF XV qui seront multiplateforme, je n'ai aucune bonne raison de prendre une PS4. Vraiment. Mais ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit (non je ne m'attends pas à une vague de méga troll, c'est faux), je ne vous interdis pas de prendre une PS4 "parce que la Xbox One elle est trop bien thavu !". Je dis juste qu'il faut relativiser sur cette  console, car actuellement, elle ne vous imposera que des limites que vous ne franchirez jamais et qu'il serait dommage prendre une console qui ne nous correspond pas, juste pour une histoire de DRM. Steam à eu plus ou moins les mêmes plaintes à sa sortie, résultats, Half Life 2 a mit les couilles sur la table, tout le monde a ouvert la bouche, a avalé goulument et a fermé sa gueule. Et maintenant Steam est une des plateformes les plus populaires et le meilleure ami du joueur PC (LES PROMOS STEAM ! OMG Y EN A DANS MOINS D'UN MOIS !). Bref, ne vous laissez pas influencer par des Jeuxvideo.com, qui devient de plus en plus le "People" du jeu vidéo, avec des news à troll pour alimenter les cliques de leur site. Aller au coeur du problème et peser le pour et le contre. Au final votre choix ne diffèrera peut être pas de celui que vous aviez avant, mais au moins, vous serez certains d'avoir choisi chaussure a votre pied.


Et bien entendu, cette conférence ne serait rien sans la présence de Geralt,
plus beau, plus viril et plus Badass que jamais dans The Witcher 3.

Mais sinon, pour revenir a l'E3, cette année est à mon sens la marque du renouveau : de nouvelles consoles, de nouvelles licences, de nouvelles habitudes, de nouvelles modes (BEST OPEN WORLD EVER) et pourquoi pas un renouveau du jeu vidéo, qui en avait bien besoin, surtout à une époque aussi désastreuse pour lui. Et puis dites vous une choses : l'avenir c'est le PC ! :troll:

Pour finir, vous pouvez voir les trailers qui m'ont le plus impressionnés (et qui n'ont pas était cité plus haut) ici, , ou encore et sans oublier celui-ci et celui-là.

Et vous, dans quel camp êtes vous et pourquoi ?

jeudi 4 avril 2013

Leave me Alone !

 Vous connaissez Slender ? Non ? C'est un peu le cousin chauve en costard-cravate du Crock-Mitaine. Sauf que lui, en plus d'enlever les enfants pour faire on ne sait quoi, il stalk dans la nuit toute personne cherchant à les retrouver, fait de petites apparitions avant de vous tomber dessus et de vous manger (enfin, je crois qu'il vous mange). Bref, un mec pas cool. Certains ont sûrement déjà joués au premier Slender, qui faisait déjà bien trembler les dents de plus d'une personne. Personnellement, ce premier opus n'était pas assez immersif à mon gout, mettez ça sur le dos d'un Amnesia qui m'a beaucoup trop marqué. J'attendais donc cette suite avec impatience, au vu des trailers qui me donner grave envie. En ce 26 mars, Slender : The arrival est enfin sorti pour une dizaine d'euros sur le site officiel (plus cher si vous voulez plus de trucs collectors ou même être généreux tous simplement) ! Et je suis impatient de vous dévoiler de quoi il en retourne ! Enjoy !
 
Ce magnifique Wallpaper résume plutôt bien le jeu.
Tout d'abord, on remarquera un travail sur l'histoire. Bien que celle-ci ne soit pas très explicite, on comprend rapidement que nous sommes une femme qui arrive au beau milieu d'une forêt, où l'on peut observer une maison avec un taux de foutoir plutôt élevé. Ce qui perturbe le plus c'est une fois qu'on arrive à entrer dans une des chambre fermé à clé, alors que la lune brille d'un éclat presque inquiétant. Plusieurs inscriptions apparaissent sur les murs "Leave Me Alone !", "Can you see it ?", toutes sortes de trucs pas forcément rassurants. Vous ramasserez des petits mots ou des lettres qui expliqueront petit à petit ce qui se passe réellement dans ce monde de fou, a vous de parcourir les alentours pour découvrir ce qui se passe sans que Slender-man vous voit.

La première zone consistera à ramasser des pages de dessins
qu'a laissé Kate derrière elle, l'enfant que vous cherchez.


Et ce que je reprochais à son ainée devient du passé, Blue Isle studios a mis le paquet en terme d'immersion. Commençons par son moteur de jeu. Celui-ci est plutôt joli pour un jeu indépendant. Bon certes, les textures sont baveuse, les herbes sont placées au-dessus du sol, et la modélisation de la main de notre personnage laisse à désirer, mais la gestion de lumière et des ombres font suffisamment bien leur boulot pour jouer le cache-misère et nous proposer quelque chose de vraiment agréable à l'oeil.
Mais L'ambiance reste vraiment le point fort de ce jeu. Que ce soit à l'audio comme au visuel, tout est cohérent est super bien fait. Du petit grillon qui chante dans le buisson, au bruit incessant de l'overlay de votre caméra lorsque le Slender est juste derrière vous ou même celui de ses pas lorsque vous progressez dans votre objectif. Ce bruit assourdissant, qui se rythme avec le battement de votre coeur qui s'emballe sous la pression, mais aussi avec celui de l'horloge de votre vie qui passe et qui passe, jusqu’à ce qu'il l'arrête avec ses doigts crochus ...

Généralement, si vous voyez ceci sur votre écran, soit vous
vous retournez rapidement, soit vous faite caca culotte. C'est au choix.

Pour éviter que le jeu ressemble plus à une version HD du titre original, il se démarque un peu plus en offrant de nouveaux décors. La forêt y est encore, mais vous passerez par des mines obscures, des étroites maisons et autres décors renforçant la claustrophobie (attention à ne pas s'enfermer dans les toilettes du coup). Le plus angoissant reste quand même le terrible moment ou il le soleil magnifique et rassurant laisse place à une nuit inquiétante et sombre, parcouru par un brouillard plutôt anormal.
D'autres ennemis que le Slender sont même a prévoir, mais je ne vous en dis pas plus, ça serait dommage de vous brisez une occasion de faire dans votre pantalon. Cependant, malgré la volonté des développeurs de varier le gameplay, celui-ci n'est pas parfait et on se confronte souvent à une répétitivité lassante, qui, sans son ambiance, rabaisse le jeu au simple ramassage de papier ou allumage de générateur à droite, à gauche. Au vu de la taille des zones de jeu qu'il peut générer, on aurait bien vu différents objectifs liés entre eux. À voir si les futures mises à jour ne laisseront pas place à quelque chose du genre, comme à chaque fois dans les jeux indépendants.

Si la forêt vous faisiez peur, attendez d'être dans la mine.

Slender : The arrival reste pour le moment l'un des rares jeux qui ne me fait pas seulement flipper par la surprise, mais réellement par la Peur avec un grand P. celle-ci s'installe confortablement a cotés de vous et parcours votre corps lentement avant de vous mettre un grand coup dans le coeur (occasionnant alors une obligation de changement de caleçons immédiat, sauf si vous aimez trempez dans la pisse chaude). Cependant il n'est pas exempt de défaut, notamment à cause de cette redondance de quêtes. Mais je me dis qu'il aurait sûrement était difficile de ramasser des champignons, nourrir des poules, faire des pattes et tondre le gazon alors qu'un monsieur sans visage avec de grands bras vous court après.

mardi 2 avril 2013

Can I touch yours Joysticks ?

     Quand la plupart des gens me parlent de Tomb Raider, tout se rapporte obligatoirement vers les protubérances mammaires de Lara Croft. Mais qu'on ne se le cache pas, la jolie Lara était faite pour ça, quitte à se taper des heures des plateformes ultras chiantes, autant que celles-ci soient agréables pour notre rétine. Cependant, la société évolue, et à une époque où le jeu vidéo était principalement squatté par des jeunes ados boutonneux, dont les contacts avec le sexe opposé se résument à sa mère (ou sa sœur), ce genre de pratique ne choquait pas tant que ça. Mais de nos jours, le jeu vidéo se veut plus accessible et peut véhiculer certaines idées, comme celle de "Si tu ne ressembles pas à Lara Croft, tu n’es pas parfaite !"... Bon j’exagère (bien que les cours de récrées serait beaucoup plus amusantes avec ce genre de débat), mais il reste important de montrer aux gens qu'on peut être jolie sans avoir un 95F ferme, des fesses rebondies et une taille témoignant le port de corsés ultra serré pendant deux décennies. C'est pourquoi Crystal Dynamics a décidé de faire un reboot de cette série culte, en proposant une aventure réaliste ainsi qu'une Lara beaucoup plus "femme"mais également débutante dans l'art de la survie.

L'île de Yamatai regorge de mystère.


En ce 5 mars 2013, Lara Croft revient sur nos écrans, jeune, frêle mais surtout proportionné et dès le début, j'ai été marqué par son regard. Un regard innocent, un regard plein d'espoir et de foi en l'humanité, ce regard qui en dit long sur l’inexpérience de la demoiselle. Lara à 21 ans, l'âge de maturité américaine. Celle-ci a embarqué sur l'Endurance, un navire qui part en quête de mystère archéologique sur la reine Himiko. Elle et son équipage se retrouve alors pris dans une tempête monstrueuse qui va les faire échouer sur l'île de Yamatai. Lara se retrouvera alors toute seule, au milieu de cadavres et des habitants de l'île (un peu taré sur les bords), et devra retrouver ses amis pour fuir cet enfers.
Voilà un speech qui ressemble bien à du Tomb Raider. Il ne manque plus que les méchants Russes et l'on aura ... Ah bah c'est bon ils sont présent aussi  Donc tous les éléments sont présents pour fournir une bonne aventure "Tomb-raidienne". Oui ce mot est barbare et je dois dire que j'ai réfléchi 2 bonnes minutes pour l'écrire.

Tomb Raider, ce sont des panoramas magnifiques ...


Mais Tomb Raider, comme dit plus haut, c'est surtout du visuel. Et je dois dire que votre rétine sera on ne peut plus flattée. Bien au-delà de l'apparence plantureuse de la belle, le moteur graphique fourni sera plus que satisfaisant, autant sur consoles que sur PC. À noter que, une fois n'est pas coutume, la version PC profite bien évidemment de paramètre graphique poussé, comme des Textures HD, de la Tesselation, etc.. Mais surtout l'intégration d'une nouvelle technologie de la part d'AMD qui répond au nom de TressFX. Ceci permet d'afficher des cheveux de meilleure qualité avec une modélisation cheveu par cheveu sur la tête du perso. Autant vous dire que vous aurez intérêt à avoir une grosse machine pour faire tourner cette technologie. D'ailleurs le jeu est gourmand à haute résolution, mais possède suffisamment d'options pour tourner sur une grande partie des machines. À noter que le jeu reste plus optimisé sur AMD (un cas suffisamment rare pour être soulevé). Pour un ordre d'idée, avec ma config, je tourne en 1080p, tout à fond, seul les détails sont mis en élevé pour réduire la distance d'affichage dans certains endroits et rester au-dessus des 30 FPS et le TressFX désactiver (celui-ci tourne assez mal sur une "simple" 660Ti).
Cependant, si votre choix s'est porté vers la version console pour X raisons, celle-ci est très jolie, malgré les feuillages un peu dégueulasses.

...Et puis des trucs morbides

Bon, je vous vois taper du pied. Qu'en retourne-t-il de ce jeu ? Après tout, c'est important le Gameplay ! Et bien, jeunes gens, sachez que le contenu est à la hauteur (voir plus) du papier cadeau. Crystal Dynamics nous sert là un mélange entre Tomb Raider Legend et Far Cry 3, le tout saupoudré de quelques idées originales. Les phases de plateformes et d'action sont agréablement bien balancées histoire que le joueur moyen soit gâté sur les deux fronts. De plus, si ce dernier veut plus de plateformes, la map du jeu est un monde semi-ouvert avec plusieurs zones qu'on pourra revisiter à n'importe quel moment. Chaque zones possèdent des recoins à explorer et sont remplis d'objet à collectionner.
Les phases d'actions, elles, ne manquent pas de pêche, bien que l'IA soit un peu idiote au point de se planquer derrière des barils explosifs. Cependant, vous aurez une bonne liberté dans vos mouvements et vous pourrez appréhender la plupart des combats de la manière que vous voulez, bien que la plus silencieuse est souvent la plus fun. Dommage quand même que le système d'arbre de compétence vienne nous faciliter les choses.
Les amateurs d'arme à feu seront un peu déçus du maigre arsenal disponible, même si, au final, on jouera beaucoup avec l'arc, pas aussi puissant que celui de Crysis 3, mais quand même. Les énigmes, elles, restent simples, même si, suivant la logique de chacun, une ou deux énigmes devraient vous poser problème, car vous ne la comprendrez tous simplement pas (ça m'est arrivé et on se sent très con). Dans ces cas là, pensez à appuyer sur la touche pour activer l'instinct de Lara et surtout, tentez des trucs qui vous paraissent débiles (des fois, ça fait ses preuves). Enfin, la faible présence d'armes est compensée par une customisation de celles-ci au fur et à mesures qu'on ramasse des matériaux sur les cadavres et les caisses qui traînent. 



La technologie TressFX de AMD rajoute un petit plus sur Lara.

Dommage qu'il est plus gourmand que du PhysX.


En conclusion, ce reboot de Tomb Raider est une franche réussite qui ravira les fans, les moins fans ou même ceux qui n'ont jamais joué aux anciens. Plus jolie, plus maniable, plus libre, Lara nous charme plus avec ses possibilités et son caractère qu'avec ses formes, ce qui la rend plus ravissante que jamais. Malgré tout, on ne pourra pas s'empêcher de pester contre la voix française de cette dernière (que l'on doit Alice David, qui à jouer dans Bref) qui a tendance à être nunuche, même dans des situation sérieuse. Si vous êtes un pro de Tomb Raider ou même de la survie, je ne peux que vous conseiller de le commencer en difficile, sous peine de s'ennuyer un peu par tant de faciliter (ou alors ne jouez qu'avec l'arc, en étant le plus discret possible, y a de la difficulté là !)

PS : Un petit message d'excuse pour le temps qu'a mit cet article à venir (c'pas comme si le jeu était sorti y a un mois). J'étais débordé par le boulot et par Millenium, et mon temps de repos débordé allègrement sur mon temps d'écriture. Je pense maintenant reprendre un rythme beaucoup plus normal

lundi 25 février 2013

Just my dick and my knife !

     S'il y a bien une règle qui ne se fausse pas avec le temps, c'est celle des suites. Un livre, un jeu, un film, un CD ... Rien ne sera meilleur que sa première édition. Tout simplement grâce à l'effet de surprise de la première fois qui ne se reproduit plus au coup suivant. Bien entendu, cette règle contient des exceptions, pour la confirmer un peu plus. Ce n'est malheureusement pas le cas pour le jeu testé ici-même. Il y a maintenant 6 ans que Crytek a sorti Crysis sur PC. Ce 16 novembre 2007 marqua plus d'un joueur. Tout d'abord par son moteur de jeu, le Cry engine 2, qui offrait un rendu impressionnant, dans un semi "open world" d'une rare beauté, surtout à l'époque où Bioshock venait à peine de sortir. Véritable PC-killer, ce Crysis avait aussi marqué le début d'une mode, celle de la liberté d’exécution. On avançait dans la jungle avec notre super-combinaison, en affrontant tout type de danger à notre façon. C'était purement jouissif ! Mais bizarrement, sa suite offrit un gameplay moins ouvert, plus dirigiste, plus simplifié et la qualité se ressentait, même avec un CryEngine 3 de toute beauté. Est-ce la faute aux joueurs console, plus habitués à ce genre d'encadrement ? Ou bien la faute d'EA, qui voulait apparemment rendre le jeu accessible aux pingouins ? Personne ne peut l'affirmer. Mais Crytek avait une chance de prouver que leur licence en avait encore dans le ventre, avec un Crysis 3 qui se voulait plus poussé en termes de gameplay en réunissant les bons côtés des deux précédents Crysis. Ce dernier est sorti sur PC et consoles ce 21 Février 2013. Alors, qu'en ressort-il ?

Oh mon dieu, des tentacules ! Ça sent le bon vieux hentai ça !


Juste pour rappel, le 2ème épisode nous permettait de nous balader dans les rues de New-York en tapant sur des soldats et des Ceph, les méchants extra-terrestres. On incarnait Alcatraz, un trouffion élevé au rang de demi-Dieu grâce à Prophet, le leader de l'équipe de commando Raptor dans le premier opus. Apparemment, alors que ce dernier s’était suicidé pour donner sa combinaison à Alcatraz, il a continué à habiter la combinaison grâce à sa grande force de volonté ... Bon disons que ce passage reste quelque peu capillotractée, mais pourquoi pas, après tout, la combinaison est liée à son hôte.


Cette cuisine ravagée est recyclée un peu partout dans le jeu,
histoire de meubler un peu les immeubles vides.
C'est là que le scénario essaie de nous faire gober que le CELL (les méchants militaires qui font tout l'inverse de ce que les gentils veulent, même si ça va les tuer), s'est recyclé en EDF maléfique qui, après le sauvetage de la planète par Prophet/Alcatraz, a récupéré de l’énergie alien bon marché, histoire de fournir les habitants en électricité. Grâce à ce monopole énergétique, ils ont alors assommé les habitants de dettes en augmentant les tarifs (je sais pas vous, mais moi, je trouve que les mecs, ils font tout de travers). Une rébellion se forme au milieu des murs et Prophet est avec eux, mais pas seulement. On reverra notre bon vieil ami Psycho, le héros de Crysis Warhead, qui a pris un sacré coup de vieux après qu'on lui ait enlevé sa combinaison.
Le jeu bascule dans une ambiance totalement révolutionnaire, avec, dans le rôle du Che Guevara, un sur-homme en combinaison moulante. Destruction de postes avancés, destruction de générateurs, destruction ... MAIS BORDEL, JE VEUX TUER DU CORÉEN MOI ! Et parce qu'évidemment, on ne peut pas faire un épisode de Crysis sans aliens, ils se ramènent plus tard, histoire de rendre le jeu encore plus chiant. Vous passez donc sept chapitres honteusement courts dans des niveaux très "couloirs", ou des champs de bataille immensément vides. Sur ces zones, on peut d'ailleurs s'entraîner au marathon ou alors conduire des véhicule aussi lourds que les fesses de ta mère (ça c'est gratuit !). Heureusement, pour les plus curieux, chaque zone est remplie de choses à découvrir ou de quêtes secondaires aussi intéressantes que la reproduction des fourmis en milieu arctique.



Même si Psycho à l'air d'un clodo, il a de la chance d'être un clodo bien texturé.

Bon okay, le scénario est pas génial et on est encore en face d'un jeu couloir, mais le gameplay doit rattraper un peu non ? Non. Même en Difficile, la combinaison élève le cheat au rang de Gameplay. Énergie qui remonte rapidement, santé qui baisse difficilement, IA au rabais, lunettes de visée qui voient tout, qui vous disent tout, qui piratent les tourelles et font même le café. Rajoutez des modules qui rendent votre combinaison encore plus craquée et vous avez là l'un des jeux les plus faciles depuis bien des lustres. De plus, Crytek a eu la bonne idée d'intégrer un arc dans le jeu ; bien qu'on puisse y voir un clin d'oeil à Far Cry 3, celui ci, en plus de tuer n'importe quel ennemi en un tir, ne subit la force de gravité que par un script (en dessous d'une certaines distance, la flèche va tout droit, au dessus, elle va un cran en dessous), vous permet de tirer sur vos ennemis sans désactiver votre camouflage, vous l'avez tout le temps sur vous, vous pouvez récupérer vos flèches tirées et vous l'avez dès le début si vous avez acheté l'édition Hunter. Bref, les plus frustrés d'entre vous se passeront de l'utiliser, histoire de se rendre un peu plus "faibles", même si l'IA totalement idiote vous empêchera de réellement vous mettre à son niveau, sauf si vous faites le déficient mental devant votre écran.


"Je suis sous ton lit !"
Et je viens à peu près de vous briser tous vos rêve là, non ? Bon certes, le jeu a des qualités, notamment le CryEngine 3 qui, même en faible qualité, est plus beau que la majorité des jeux sortis récemment. Par contre, accrochez vous pour le faire tourner à fond. Je suis actuellement avec mon éternel Phenom II X6 3.7 Ghz, 8 Go de RAM et une 660 TI, et je le fais tourner en High/Very High en enlevant la synchro verticale (qui a tendance à jouer du Yo-yo dès qu'on arrive sur une zone dégagé) avec des FPS qui oscillent entre 25 et 80 FPS suivant les zones. Mais bon, le jeu est somptueux, et New-york en mode post-apocalypse est absolument magnifique. On passe même plus de temps à observer les décors qu'autre chose.
On peut aussi parler de ses musiques, qui, bizarrement, se font discrètes pendant les combats, mais deviennent de suite beaucoup plus fortes et omniprésentes pendant les moments "calmes" voire "triste" (tout ceci est entre guillemets car, aussi triste que soit la musique, le tout n'en reste pas moins ridicule).  Mais elles sont de très bonne qualité, tout comme les doublages, même si celui de Psycho a changé (oui je n'aime pas qu'on change les doubleurs entre des épisodes), dommage que les dialogues soient ridicules une fois sur deux.

Pour le coup, j'ai cru que c'était un artwork appliqué en arrière plan,
mais non c'est le CryEngine qui fait cet effet.


Ce Crysis 3 confirme de nouveau la règle des mauvaises suites. Celle-ci n'est pas à foutre au placard, mais tout de même, avec une telle omniprésence médiatique et des trailers à faire baver un écureuil, on était en droit de demander un jeu plus que bon. Au final il reste à sa place de Benchmark de PC (si votre PC le fait tourner, ça veut dire qu'il déboite) et n'arrivera pas, ou peu, à combler le joueur frustré qui est en moi, qui retourne parfois sur Crysis premier du nom, histoire de se rappeler du bon temps où on pouvait péter du coréen en lui lançant des crabes et des tortues à la gueule.
Je n'ai pas essayé le multi, mais avec l'aperçu que j'ai eu en jouant à la Béta, celui-ci a l'air classique, même avec le mode Chasseur, qui ressemble fortement au mode Zombie de la série Halo.
Bref, à moins d'être un fan inconditionnel de la licence, ne le prenez pas. Et ne le prenez surtout pas sur console. En plus d'être nul, le jeu devient rapidement moche et instable.

dimanche 3 février 2013

And this is the way we make ketchup !

     Les plus malins d'entre vous ont sûrement déjà découvert de quoi je vais parler dans ce test depuis l'indice de l'article précédent. Il s'agit, bien évidemment, du dernier Devil May Cry, sous titré DmC. Le jeu est sorti le 15 Janvier sur console, alors pourquoi avoir mis presque 15 jours pour pondre un article là-dessus ? Tout simplement parce que, une fois n'est pas coutume, le jeu s'est vu décalé de 10 jours sur PC. Cela devient une habitude maintenant, soit-disant pour "finir comme il faut l'optimisation", et le joueur PC que je suis préfère attendre quelques jours plutôt que de le prendre sur console. Mais ce n'est pas le sujet, attardons nous sur les aventures de notre démon préféré ! Qu'est-ce qui ce passe ? Pourquoi Dante n'a plus la même tronche ? Pourquoi il a une voix stupide en français ? Pourquoi Vergile ressemble à un soldat de la Gestapo ?! Toutes les réponses à vos questions se dévoilent maintenant ! *effets spéciaux, pyrotechnie, fumée blanche*


Ceci est le costume bonus de DMC 3, présent dans la version PC et en DLC sur console.
Et oui c'est beaucoup mieux que l'original.
 

 S'il y a bien un truc qu'on ne peut pas reprocher à la série Devil May Cry, c'est qu'elle se renouvèle à chaque épisode. Si le premier était quelque peu brouillon, le bougre s'est largement fait une place de maitre dans le monde du Beat them all. C'est d'ailleurs la force principale des DMC, renouveler sans dépayser, histoire de ne pas avoir la sensation d'acheter le même jeu tous les 3 ans. Et même si l'épisode 4 de la première saga de DMC était très bon, cette magie s'épuisait un peu. Il fallait du nouveau. Et quoi de mieux que de changer de culture pour ça ? En effet, finies les inspirations japonaises, place à la bonne vieille culture punk anglaise de chez Ninja Theory. Je suis pas un grand fan de cette boite de développement. Heavenly Sword m'avait laissé de marbre du peu de temps que j'ai joué, et Enslaved m'avait bien plu, sans pour autant me marquer d'avantage. J'étais donc en droit de m'indigner devant ce transfert de licence, surtout quand on voit les premiers aperçus du nouveau look de Dante qui ressemble étrangement à celui de Tameem Antoniades, un des grands patrons de Ninja Theory (coïncidence, je ne pense pas). "Face d'emo suicidaire", "dégaine de clodo" ou encore "Brille par son absence de style", le nouveau design ne fait franchement pas fureur sur internet, surtout sur les forums de fans. Et bien heureusement, NT a revu un peu le style de Dante, lui enlevant sa dégaine de junkie, lui rétablissant son statut de mec burné, le tout avec une classe qui ne vous laissera pas indifférent (bien qu'il n'atteigne pas encore l'extase du premier Dante). On va dire que le design passe, à voir si le reste suit.

D'ailleurs, le jeu fait un petit clin d'oeil à cette histoire de cheveux blanc.

Restons dans l'univers graphique en s'attardant sur le moteur du jeu. Propulsé par l'éternel Unreal Engine 3 (à croire que les mecs de chez NT ne savent manier que celui-là), les visual designers ont mis le paquet pour livrer un univers glauque et sordide tout en étant magique, époustouflant et bluffant. Qu'on aime ou qu'on déteste, il faut reconnaitre que le jeu a son propre univers et son propre style qu'on ne trouvera pas à tous les coins de jeux. Bien que pêchant un peu sur la version console (temps de chargement à rallonge, Alliasing omni-présent, texture dégueulasse... ), la version PC est actuellement un des meilleur portage que j'ai vu. Une optimisation de dingue (je monte jusqu’à 200 FPS si j'active pas la synchronisation verticale), avec les rajouts d'ombres et textures HD, ainsi qu'un Anti-alliasing qui tient la route (que j'ai boosté immédiatement grâce aux paramètres de jeu Nvidia).
Et de ce que j'ai pu voir sur les forums, le jeu tourne sur beaucoup de configurations d'entrée de gamme, histoire que même les pauvres puissent y jouer (ho ho, elle était facile celle là). Bref, je regrette pas mon attente de 10 jours. Le niveau global des graphismes reste quand même bien en dessous de ce qui se fait de mieux sur PC, mais avec une direction artistique comme ça, je pardonne clairement ...

Ici, on peut voir notre petit Dante dans son costume original, avec
en plus, un très joli décor.

L'histoire est probablement le point faible du jeu, surtout accompagné de ces HORRIBLES voix françaises faites avec des acteurs pas chers. Plus sérieusement, l'histoire est banale car déjà vue dans le premier DmC. (/!\ ***ATTENTION SPOIL POUR CEUX QUI N'ONT JAMAIS JOUÉ A UN DMC*** /!\) Dante découvre qui il est vraiment et combat Mundus, celui qui a tué sa mère et emprisonné son père. Merci, au revoir (/!\ FIN DU SPOIL/!\). NT a quand même revu deux ou trois choses, comme, par exemple, le rôle de Vergile, le frère de Dante, ou encore l'insertion du monde des démons dans notre univers. Cependant, n'allez pas dire ce que je n'ait pas dis, le scénario est certes bateau, mais il n'est pas mauvais pour autant. Les personnages sont bien mis en scène, l'histoire se passe d’ambiguïtés et fait passer facilement des petits coups de gueule sur notre société actuelle qui laisse à réfléchir pendant 5 bonnes minutes (mention spéciale à la réflexion sur l'anarchie ! UK RPZ ). Et on ne pourra que féliciter l'humour bien présent, surtout au moment de la parodie des émissions-types des États-Unis, répondant au doux nom de "Le Démon a un incroyable talent". J'ai beaucoup ri.


La scène de l'incroyable talent du Démon se passe dans cette zone, appelée aussi le Fight club.
Référence tahvu !

Mais le meilleur de ce jeu, ça reste quand même sa bande son. Ninja Theory a décidé de mettre du lourd dedans. Je reste un grand fan de l'OST de DMC3, mais celui là m'a carrément fait jouir des oreilles ! Avec en guest les norvégiens de Combichrist, qui reviennent avec (en plus de quelques chansons du dernier album en date) des créations originales qui collent parfaitement à l'univers et à l'ambiance. Sorte de mélange entre electro-industriel et du bon vieux son métal, on a carrément l'un des meilleurs OST de la série, voire de l'année (on en est qu'au début ne nous affolons pas). Et pour les ambiances de certains niveaux, Noisia était aussi de la partie. Les petits Hollandais nous ont montré qu'ils gèrent leur Dubstep mais aussi le travail d'ambiance. Ce combo double spé. electro va à merveille à ce DmC, et on serait presque tenté de mettre en sourdine l'ignoble son qui sort de Dante, et qu'on ose apeller sa voix, histoire de pas gâcher son plaisir ...

Ah bah en fait, c'est ce que j'ai fait.


Une fois la voix muette, le costume changé et la musique mise à fond, le jeu
prend facilement 3 points dans sa note globale.
Bref, vous l'aurez compris, j’hurlerais presque au génie face à ce reboot de Devil May Cry. Et je dis presque parce que le jeu n'est pas parfait. A mon sens, Capcom devrait laisser NT un peu plus en roue libre, histoire qu'il balancent leurs propres idées, et pourquoi pas leur propre histoire originale sur Dante. Ils devraient aussi revenir sur du doublage anglais exclusif, ou bien trouver des acteurs de meilleure facture pour le doublage Français (et qui savent faire un bon lipsync). Sinon je ne peux que vous conseiller d'aller le prendre le plus rapidement possible, libre à vous de choisir le support, histoire de comprendre comment on fait du Ketchup (comprendront ceux qui joueront ou ont déjà joué :D)

samedi 26 janvier 2013

Tiny test : Special beta

    Rassures-toi, jeunes sacripant, ce blog n'es pas mort. Non, non. C'est juste que l'on est en moment creux car on s'apprête à recevoir pleins de jeux par millions dans les semaines qui arrives, voire les prochains mois. En attendant, les développeurs y vont à fond avec les Beta, nous en envoyant par milliers. Et pour toi, cher lecteur, je me suis battu pour arracher quelques précieux accès à des Beta privées parfoit. C'est pour cela que rien que pour toi, je te fait un petit récap de tout ce bazar ! Here we go !


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Dota 2 :

Voilà un petit aperçu des Champion Dota 2.
Et ils sont tous cracké.
J'ai la Beta depuis un moment déjà, mais je m'y suis plongé corps  et âmes que depuis quelques semaine seulement. Les anciens de Warcraft 3 se souviendront sûrement des quelques longue parties sur le mod "Dota" du jeu. Celui ci n'est que la version "Stand-alone" du mod. Il s'émancipe de l'univers et des graphismes de Warcraft 3, pour aborder quelque chose de plus personnel et mature. Ce deuxième épisode sort bientôt en version finale (on ne sait pas quand mais ça ne serait tarder) et nul doutes que la majorité d'entre vous ont déjà reçu leur clé Beta via Steam ou d'un ami généreux -Steam balançant des invitations à la figure de tous le monde en ce moment- (Si ce n'est pas le cas, j'ai sur mon compte des invitations en pagaille, n'hésite pas à me fournir une adresse mail ou un identifiant Steam pour que je puisse t'en envoyer une si le jeu t'intéresse) ce Dota 2 est très bon, même s'il fera reculé la plupart des habitués de LoL, son concurrent direct, par sa difficulté et ses mécaniques de gameplay différentes. Si tu veux du gameplay, commenté par moi-même qui plus est, je t'invite à te rendre ici et pour voir la partie en entière.


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Smite :

Des trois héros que j'ai testé, Thor est le
plus cracké pour le moment.
On continue dans les MOBA (Massively Online Battle Arena, comprend par là, les "Dota-like") avec Smite, qui lui est passé récemment en beta ouverte. La particularité de celui-là, c'est qu'il se joue en vue TPS, comme un Gears of War ou autre du style. Ici votre Champion incarne une divinité de mythologie différente (Nordique, Grec, Indou, Égyptienne ...) et se contrôle au merveilleux combo ZQSD + souris. Le principe reste le même, avancer en tapant tous ce qui se dresse sur votre chemin pour au final détruire la base ennemie, mais le côté TPS rend le jeu plus nerveux et plus maniable pour les débutants comme moi. Fini de cliquer au mauvais endroit au mauvais moment ! Le soft reste plutôt sympa, et plutôt bien équilibré de ce que j'ai pu en voir. De plus, on peut activer pas mal d'assistance pour les Newbies du genre, laissant l'ordinateur choisir pour vous vos sorts et vos Items. A essayer quand même, rends-toi ici ! (attention, le jeu est intégralement anglais)


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Path to Exil :

Dans ce screen, on peut voir que les
ombres sont vraiment bien géré.
Le reste par contre ...
On en entend parlé depuis 1 an déjà, Path to exil vient de passer en Beta ouverte pour que tous le monde puisse enfin l'essayer. Certains l'auto-proclame comme le digne descendant de Diablo 2 et j'ai envie de dire qu'ils ont raison ... En effet le jeu à pris pas mal de ses qualités, mais surtout ses défauts. Le jeu est bien mou, les couleurs très fade (sérieusement j'ai cru que j'allait déprimer avec toutes ces nuances de marron et de gris), le système d'arbre de talents est ULTRA BORDELIQUE (en gros y en a qu'un et il part dans tous les sens, rendant le tout totalement flou pour un néophyte), les environnement et les bestiaires ne sont pas très varié (j'ai du tapé des clodos et des zombies pendant facilement 40 minutes, jusqu'à ce que les clodos soit remplacé par des araignées) tout comme les environnements. Bon certes, c'est une Beta, mais le jeu a été en beta fermé depuis plus d'un an tout de même... Cependant il n'est pas mauvais, loin de là. Si ton truc c'est de modeler votre perso dans un Hack'n Slash, sache que tu as tous les outils dans ce Path of exil, surtout que celui-ci est gratuit. Bref, rendez vous ici, si tu souhaite te faire un avis définitif et personnel (ou si Diablo 2 c'est toute ta vie, auquel cas tu vas te sentir au paradis dans ce jeu). Il faudra que tu te créés un compte pour pouvoir télécharger le jeu ensuite.

(Pareil, le jeu est entièrement en anglais)
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Sim City 5:

Bon techniquement, j'ai pas trop le droit d'en parlé (enfin faut que je relise le passage de la charte qui traite de ça), mais sache que le jeu en vaut la peine. Bon, faut aimé la gestion et tout ça, mais les mécaniques de jeu et l'interface sont tellement bien pensées que j'ai passé un pur bonheur dessus. Actuellement la beta est fermé, et elle se finit le 28 Janvier, mais le jeu sort en Mars, donc reste à l'affut d'une nouvelle session.
En plus d'être fun à jouer, Sim city possède un moteur graphique
extrêmement joli, remplit de petit effet graphique.


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Je suis toujours en attente des invitation pour Elder Scrolls Online et Crysis 3. Peut être d'autre encore, je ne sais plus, j'ai trop postulé ces dernières semaines, mais je t'en dirai plus le moment venu. Sur ce, je vous dis à plus tard pour mon futur test, un indice : Le Héros du jeu à son nom qui commence par D ...

lundi 10 décembre 2012

And this is Crazy !

     Et sinon, ça fait combien de temps que tu n'as pas pris de vacances ? Hmm ? Tu me diras, c'est bientôt Noël, l'occasion de partir dans le nord (ou le sud) voir sa tante Germaine pour qu'elle nous file du pognon et du foie gras. Moi, je viens à peine de rentrer des miennes. Un méga trip dans les îles. Le genre de truc qui se fait qu'une fois dans une vie. Mais attention, je n'ai pas fait que siroter un Mojito allongé sur un transat devant la plage, non. J'ai sauté en parachute, je me suis fais enlever par des pirates, je me suis enfui, une tribu autochtone m'a appris à me battre et tout. Tu ne me crois pas !? Pourtant, ma sauvegarde de jeu me dit bien que j'ai fait tout ça. Ah mais oui, j'ai fait tout cela sans bouger de mon fauteuil. Attends, je suis un geek, jeune homme, je ne sors pas de chez moi comme ça, pour faire du sport et chopper des insolations (en plus je trouve les graphismes pas terrible dehors). Non, non, j'ai juste acheté Far Cry 3. Oh je te vois venir à des kilomètres "gnagnagna le 2 était tellement nul que cette suite me donne moins envie qu'un suicide en avalant du yahourt !". Et je ne peux que te comprendre. Bien que décevant, ce second épisode n'avait pourtant pas tout à jeter. Et n'oublions pas son grand frère, le premier du nom, développé par Crytek il y a un peu plus de 8 ans et qui marquait toute une génération de FPS. Autant te dire qu'avec ce petit bagage, Far Cry 3 ne peut que s'annoncer comme un bon jeu. D'ailleurs, celui-ci devrait être la suite directe du premier, laissons le 2 dans les ténèbres des oubliettes des fausses bonnes idées.

Bienvenue sur Far Cry 3 !
Si tu es toujours sceptique, laisse moi donc te compter l'histoire de Jason Brody, un petit gosse de riche comme on n'en fait que trop. Jeunes, cons et insouciants, lui et ses amis décident de partir faire un tour des îles dans le Pacifique Sud, histoire de fêter dignement l'acquisition du brevet de pilote de Riley, le petit frère de Jason (oui les noms des personnages sont les même que ceux de "Amour, gloire et beauté"). Ce voyage s'annonçait plein d'alcool et de sable chaud, le tout baignant dans un soleil exotique. Mais un saut en parachute à l'aveugle les conduit directement sur un île remplie de pirates sanguinaires (pas ceux qui font "Yaaaarhh" avec une jambe de bois hein !) qui ne désirent qu'une chose, c'est de les vendre comme esclaves si papa et maman ne peuvent pas payer la rançon. Le jeu commence ici, alors qu'on est pris au piège avec Grant, le grand frère de Jason. L'occasion aussi de faire connaissance avec Vaas, le chef des pirates, qui aurait pu être quelqu'un de sympathique s'il n'était pas un peu fou sur les bords (sa cicatrice sur le crâne est sûrement responsable de ça). Après une diversion basique, on réussit à s'échapper vivants et on est recueilli par Dennis, un personnage du type "Morgan Freeman"* à l'accent très marqué qui nous aidera à devenir fort pour sauver nos amis et nous guidera aussi vers des autochtones qui voient en nous un guerrier qui libérera l'île du joug des pirates.

Vous voulez des boobs !? Ubisoft pense à vous !
Et là, comme ça, mine de rien, je viens de te donner la force principale de ce Far Cry 3. Son scénario, très très bateau au premier abord, te dévoilera toute sa complexité au fur et à mesure que tu avances. Il te fera aussi rencontrer des gens tout aussi complexes, à commencer par Vaas, qui possède l'un des meilleurs doublages entendus jusqu'à présent. Mais le docteur qui se shoote aux champignons est pas mal dans le genre. Et il y en a plein d'autres ! Chaque personnage de l'île que tu rencontreras possède un caractère particulier et travaillé, tout comme Jason. Ce héros est d'ailleurs bien exploité, car, pour une fois, il parle, il a de vraies répliques, il ressent des choses ! Un bon point quand on voit l'acharnement qu'ont les développeurs de FPS à nous donner des héros muets et sans âme. Une initiative plus que bienvenue de la part d'Ubisoft.

Avec le lance-flamme, la situation peut rapidement tourner en barbecue-party.


Comme son aîné, Far Cry 3 se déroule dans un monde ouvert constitué de deux îles, Rook Island et l'ïles des Mercenaires (tu comprendras si tu joues). En plus d'être grande, la map est aussi remplie de choses à faire. Si tu dois aller sur la plage pour prendre une mission et décide d'y aller par tes propres moyens (à pieds/voiture/quad/bateau/deltaplane) au lieu d'utiliser les voyages rapides (finis les aller/retour incessants sur de longues distances), tu peux rencontrer un villageois qui se fait agresser par un ours, ou un encore un camp de pirates à prendre d'assaut. Concernant ce dernier, libre à toi de le faire de manière discrète ou bourrinne, la première méthode étant la plus sûre mais la plus dure. Pour t'aider, tu aura bien sûr les arbres et les buissons pour te planquer en attendant le bon moment pour frapper, mais aussi, tu auras la possibilité de libérer un animal en cage histoire de créer une diversion pendant que tu désactives les alarmes ou descends les snipers planqués en hauteur. Je ne te donne que des exemples et libre à toi d'être créatif et de le faire à ta sauce. Sur la route, rien ne t'empêchera aussi de remplir une mission de chasse, un assassinat au couteau, de prendre possession d'une antenne radio pour dévoiler la carte ou encore de simplement récolter des ressources pour confectionner un sac à butin plus gros, une réserve de munitions plus importante ou encore des herbes médicinales. Ce jeu est la consécration même de la liberté (quoique les missions principales restent quelque peu dirigistes, mais je ne fais que chipoter) et ceux qui aiment bien être tenus par la main vont rapidement être perdus.

Vaas reste le personnage le plus intéressant du titre.

Mais n'est pas Far Cry qui le veut ! Pour brandir fièrement ce nom, il faut avoir une base de bon FPS avec de grosses armes bien burnées ! Et je dois dire que le bougre ne s'en sort pas mal. Chaque pistolet, mitraillette, fusil ou autre fusil à pompe pourra être customisée suivant ta façon de jouer (silencieux, lunette, visée réflexe, chargeur amélioré ...) mais, bien entendu, rien n'est gratuit, sauf si tu prends suffisamment de tours de radio ou de camps pirates pour débloquer gratuitement l'arme. La personnalisation restera payante tout de même. Tu posséderas aussi plusieurs armes spéciales comme un arc (l'arme la plus jouissive), un lance-flammes, un lance-fusée, un lance-grenade ou même un chalumeau de réparation. Libre à toi  de t'équiper comme bon te semble à chaque point de voyage rapide.


Il y a aussi quelque mini-jeux parsemés sur la map.

Rook Island reste le principal personnage de cette aventure. Belle et dangereuse, cette charogne n'hésitera pas à te bouffer à la moindre occasion. Et des occasions, il y en a ! Si ton PC te le permet, tu vas t'extasier devant la beauté du jeu toutes les 5 minutes, en oubliant qu'un dragon de Komodo se faufile derrière toi ! La flore bouge avec le vent ou le souffle des explosions à proximité, la luminosité ambiante et les rayons du soleil sont tellement réalistes, qu'ils deviennent parfois bluffants. Et surtout, ils ont gardé la meilleur feature du précédent volet : le feu brûle tout ce qui peut être brûlé (bois, feuille, tissu ...) et il se propage suivant le sens du vent.  Il y a pourtant quelques fautes de parcours, comme l'eau, belle en surface mais moche en effet de particule, ou les modèles de PNJ, qui doivent être au nombre de 3 à tout péter et dans une définition qui doit à peine faire rougir les Sims 2, mais on s'en fout, les décors sont magnifiques ! Pour faire tourner tout cela en Ultra Full HD, prépare le i7 de quatre coeur minimum, un GTX 660 (ou HD 7950) et les 8 Go de RAM. Pour les autres, il faudra osciller entre élevé et très élevé, mais le jeu restera très beau quand même (les screens sont dans ces réglages là).


Vos différentes excursions vous mèneront dans des endroits impressionnants.

Pour conclure, je dirai que ce Far Cry 3 est probablement le meilleur jeu "bac à sable" de l'année. Ambitieux me diras-tu, plein d'autres sont sortis, mais celui-ci possède un truc en plus. J'aurais tendance à dire que c'est l'arc ou encore LE FAIT QU'ON PUISSE TOUT CRAMER ! Mais je pense que ce sont les personnages, qui sont tous attachants et bourrés d'humour noir et de cynisme, mélangés à la farandole de possibilités de faire chacune de nos missions. A noter qu'un mode Coop et multijoueur sont proposés dans le jeu. Ces derniers sont sympathiques sans pour autant casser des briques, raison pour laquelle je n'en ai pas parlé plus que ça.
N.B : Malgré tout, le jeu contient pas mal de bugs qui font vraiment tache (Bug Directx11 sur certaines config, problème de Suttering, arme collée au bras de Jason etc..) et là j'ai juste envie de gueuler un bon coup et de demander tout bêtement :

UBISOFT ! COMMENT VOUS FAITES POUR AVOIR AUTANT DE BUGS AVEC AUTANT DE BETA TESTERS DANS VOS LOCAUX !!! ILS SONT AVEUGLES !?


REGARDEZ MOI ÇA !! C'EST HORRIBLE !! HAAAAAA !!
CE TRUC M'A SUIVI TOUT LE LONG DU JEU !!!


*Un personnage de type "Morgan Freeman" est un personnage qui vous aide et vous raconte des histoires avec un talent narratif encore jamais vu tout en vous apprenant des choses.

lundi 12 novembre 2012

This medal is a lie !

     Et parce qu'en ce moment, j'ai l'impression qu'Electronic Arts nous sort des jeux similaires à des bousins, je ne pouvais laisser échapper ma plus grosse déception de l'année, celle qui fait que je ne dors plus la nuit, celle qui fait je ne m'amuse plus quand je joue, celle qui a brisé mes rêves. Ou pas.
Plus sérieusement, le 25 Octobre passé est sorti Medal of Honor : Warfighter. Ce dernier devait être l’équilibre même du FPS ! Beau et réaliste comme Battlefield, nerveux comme CoD. Le compromis ultime. Celui qui départagerait les joueurs. Même si Medal of Honor était mort lorsque Call of Duty est arrivé, Danger Close avait réussi à légèrement rattraper  l'honneur de la série avec un premier Medal of Honor pas parfait, mais pas dégueu pour un sou.

"Esh ! Bien ou bien ? Tahvu je suis trop un BG quand je massacre des talibans !"

Pourtant, le premier contact avec ce Warfighter est le meilleur. On (re)découvre le Frostbite 2, ce moteur boosté aux stéroïdes pour départager les bons et les très bons PC, avec des belles textures, des effets de lumière réalistes, une occlusion ambiante sympathique ... Bref, c'est joli et c'est fluide en plus.
Mais au fur et à mesure qu'on avance, notre visage se décompose. Gardons le meilleur pour la fin et parlons d'abord du contexte ! En gros (encore que, je grossis pas tant que ça), vous êtes un groupe de soldat d'élite, Tier 1, qui chasse des talibans (encore) qui, cette fois, ont de gros stock de PETN, un explosif des ténèbres sataniques, et veulent tout faire péter ! Pour quelle cause ils font tout ça ? C'est pas important. Ils sont méchants, on est gentils et on va leur péter la gueule à grand coup de Tomahawk. Voilà. Sympa hein ? Et bien évidemment  vous êtes sur le coup et rien ne vous empêchera d'aller dans un village et brûler toute forme de vie, armée ou pas, parce que c'est bien connu, toute personne vivant à moins de 30 kilomètres d'un groupe terroriste ou à moins de 2 kilomètres d'un attentat, sont TOUS des collabo ! Moins de réflexion, plus de sang qu'ils disaient ! L'histoire n'est certes pas le plus important dans ce genre de jeu. C'est même souvent un prétexte simple pour expliquer pourquoi il y a plus de balles dans les poches de mon personnage que d'hommes sur terre. Mais quand même, on a atteint le zéro absolu en terme de motivation et d'objectif.

L'intégration de deux lunettes différentes reste la meilleure idée qu'a proposé ce MOH.

 Mais laissons de côté l'histoire et attaquons-nous au gameplay. Et bien ... il est ... comment dire ... On prend celui de Call of Duty, on y met une IA encore plus stupide avec des pseudo-bonnes idées et voilà. Ou, pour ceux qui ne voient pas de quoi je parle, des couloirs, des explosions, j'avance, je tire en gardant mon viseur à même hauteur car le recul est pratiquement inexistant dans ce jeu (non mais attends, on rentre pas au Tier 1 en étant sensible au recul tahvu !) et le tour est joué. En fait, je mourais souvent à cause de l'absurdité omniprésente. On s'attend souvent à ce que l'IA reste à couvert et nous contourne, alors qu'elle va juste rester planquée pendant 20 bonnes minutes avant de sortir de son trou quand vous vous dirigez vers la sortie, persuadé que tous le monde est mort. Et ce n'est ici qu'un exemple parmi tant d'autre. Parfois Souvent Une fois sur deux, vous serez obligé de vider une zone de toute forme de talibans, avant de pouvoir aller dans la zone suivante. Si cette IA n'était pas totalement bloquée, on éviterait les petite rages derrière son clavier parce qu'un chenapan a décidé de jouer à cache-cache avec vous. De bonnes heures de folie en perspective, m'voyez !
Les phases de nuits sont nombreuses et empêchent de pleinement profiter du moteur du jeu,
beaucoup plus joli avec un soleil au dessus de sa tête.

Je vous parlais de pseudo-bonnes idées et les énumérer une par une en prenant soin d'expliquer en quoi leur présence est inutile prendrait du temps et des lignes. Je vous parlerai juste du système de brèche, repris de Call of Duty qui consiste à enfoncer une porte avec ses partenaires pour jeter une grenade flash dans la pièce et zigouiller tous les vilains en mode bullet time. Et si vous réussissez quatre headshots, vous débloquerez une différente manière pour enfoncer la porte (Tomahawk, fusil à pompe, barre à mine etc...). Si le principe reste sympa, ce type d'options n'influera que sur le temps que va mettre votre personnage à défoncer une porte en bois. On reviendra alors rapidement sur la première méthode qui est la plus simple et efficace. Ce système aurait pu avoir une autre utilité aussi, celle-ci permettant d'ouvrir soi-même les portes, vu qu'on doit déclencher la brèche. Mais on ne peut la déclencher tant que nos partenaires ne sont pas à proximité, rendant son utilité purement superficielle. Bref, la plupart du temps, on nous propose des idées à la con tout le long du jeu.
Je crois que les mecs chargés des effets spéciaux aiment les films de Michael Bay ...

Concernant le multi, il est à peu près du même niveau que CoD. Les maps sont simples et laides, les systèmes de jeu sont tous basiques au possible et l'interface des menus est à faire pleurer le sens commun. De plus, Danger Close a eu la super méga idée d'intégrer un système de sélection de perso avec sa nationalité et donc son propre style de combat et son équipement qui va avec. Si vous voulez être un bon vieux soldat Français, vous démarrerez avec une classe imposée avant de débloquer les autres. Je n'avais pas vu ce système depuis Call of duty 4, chapeau les gars ! T'es un bourrin de base ? Tiens, voilà un sniper ! La seule bonne idée de ce multi est le mode Escouade, permettant à deux personnes d'être partenaires et de pouvoir se voir à travers les murs, ressusciter sur l'un d'eux, se soigner ou même se ravitailler. Y a plus qu'à espérer qu'un de vos amis ait lui aussi été assez con pour acheter le jeu, car ce mode avec un inconnu est totalement inutile.

... Beaucoup trop...
Warfighter est là pour donner le bon exemple : celui des choses à ne pas faire, comme sortir un jeu bâclé autant en solo qu'en multi, avec des idées sorties du tiroir à crayon ou gribouillées sur un bout de papier pendant une soirée un peu trop arrosée. Rajoutons en plus une morale patriotique prêchant la bonne parole, que se battre contre le terrorisme, c'est mieux que d'être boucher ou plombier, surtout pour la femme qui se doit d'être fière de son chevalier camouflé. La seule chose de bien à retenir, c'est le système de visée qui permet d’alterner entre visée moyenne/courte et longue suivant les armes qu'on possède. Le reste est bon pour être jeté dans la montagne du Destin, avec Liza Monet et Pulko.