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dimanche 23 juin 2013

It was so intense !

      Je ne joue pas souvent à des jeux PS3, mais quand je le fais, je prends un jeu de fin de génération développé par un de mes studios préférés sur un univers post-apocalyptique. Oui, je parle bien sûr de The Last of Us. Naughty Dog met de côté Uncharted pour se rabattre sur une nouvelle épopée qui, étrangement, sonnait un peu comme une chanson en mode repeat au début. Okay, c'est cool, ça a l'air beau, mais bon les zombies, j'en ai un peu ma claque en ce moment. Mais Naughty Dog a clairement su chatouiller ma prostate en me disant "Hey, mais ce ne sont pas des zombies, ce sont des gens infectés par un champignon qui existe vraiment, et puis on va vraiment travailler sur la psychologie des survivants, un peu à la manière d'un Walking Dead". Qu'ouïs-je ? On essaie de me vendre du rêve ? Tout ceci mérite bien entendu un test complet sur le dernier Bébé prometteur de cette fin de génération de console "so 2006" !

NB : Cet article dévoilera une partie de l'intrigue, avec des moments qui pourraient vous ruiner totalement le plaisir du jeu. Si vous ne souhaitez pas tellement que cela arrive, je vous invite juste à ne pas lire le premier paragraphe de cet article. Vous êtes prévenus *part dans un nuage de fumée*.




Autant mettre dans l'ambiance dès le début avec ce magnifique cliché !


     Et il faut dire que le gredin commence diablement fort. Sarah, une petite fille vit avec son père, Joel. Ce soir, celui-ci travaille un peu tard et en plus, c'est le jour de son anniversaire. En bonne petite fille, elle offre à son père une jolie montre, parce que la sienne était cassée. Voilà, vous êtes attentionnés, passons aux choses sérieuses. Sarah se réveille en pleine nuit suite à l'appel de son oncle qui voulais avoir Joel au téléphone, et l'on se retrouve donc aux commandes de celle-ci. L'intrigue est d'ailleurs hyper bien mise en scène, car on se retrouve dans la maison, seule, avec les infos en arrière plan qui annonce des problèmes, des gens qui cris dehors, des explosions au loin. On se dit "Merde, c'est quoi ce putain de bordel !?". À la recherche de notre papa on vogue un peu dans cette (GRANDE) maison en se posant un tas de questions dans une ambiance totalement glauque et flippante. S'enchaine alors la découverte du premier infecté, Joel qui nous amène dehors à l'aide de Tommy, le frère de Joel, et on se met à fuir comme des idiots en voiture (alors que bon, la voiture est la pire idée dans une apocalypse zombie). On voit quelques infectés, on les écrase, on manque d'écraser des civils ... Bref, une vraie apocalypse zombie quoi ! Pourtant, alors qu'on se demande à quel moment Sarah va se faire bouffer toute crue, un militaire décide de nous descendre, pour ne pas prendre de risque ! Joel exécute une pirouette, mais malheureusement, Sarah se prendra une balle dans la poitrine, qui l'a tuera sur le champ.
Bon okay les gars, vous m'avez déjà convaincu. Rien que cette partie de l'acte me donne envie de continuer, et nous promet un héros tourmenté par la mort de sa fille, qui fera autant confiance aux humains qu'à un infecté ! J'achète !


Les infectés ressemble carrément plus a des choux-fleurs qu'a des zombies.
Cependant, ils sont plus agressifs et plus nerveux.

(C'est bon le spoil est finis !)
Après quelques explications sur l'infection (une extrapolation du virus du Cordyceps, sorte de champignon qui s'invite principalement chez les insectes et qui prennent possession de son hôte avant de le tuer sur le champ et disséminent des spores autour pour contaminer ses copains), on se retrouve 20 ans plus tard, aux commandes de notre ami barbu, Joel, qui est devenu une sorte de livreur sans foi ni loi. Le monde n'est plus qu'un tas de ruines où quelques survivants se sont regroupés dans des zones de quarantaine pour essayer de survivre, alors que l'armée apporte de temps en temps des provisions en échange de quelques cartes de rations (la nouvelle monnaie des temps modernes). Mais Joel s'en fout de tout ça, Joel il a de la barbe et du muscle, Joel il a un charisme de dingue et il veut juste faire son boulot tranquille. C'est alors que Tess, sa partenaire de toujours, lui apporte un nouvel ordre de mission : faire sortir une livraison de Boston et l'amener au-delà de la zone de sécurité, dans un campement des Lucioles, un groupe de révolutionnaire voulant aider le peuple. Et histoire de compléter un peu mieux le tableau, le colis n'est autre qu'une adolescente de 14 ans, Ellie. Après quoi le scénario va carrément se transformer en un Road-movie à travers les États-Unis pour amener la petite fille à bon port. Le jeu couvrira d'ailleurs une longue année d'histoire dans ce monde magnifiquement glauque.
Mais bien au-delà de la simple originalité du Virus (explication crédible autour de la pandémie et règles différentes face aux zombies), Naughty Dog fera un grand bond en avant par rapport a la concurrence, en montrant qu'on peu faire un jeu post apocalyptique sans pour autant en faire un défouloir bourrin et stupide, mais plutôt en mettant en avant les personnages avec leur psychologie, leur relations et les rendre attachants (et puis sans scène de sexe aussi).

Nos deux héros auront bien du mal a s'entendre au début, mais très vite,
il se complèteront et s'aideront mutuellement pour survivre

Car, ce qui fait la force de ce Last of Us, c'est bien les deux personnages principaux. Joel est mystérieux, sombre, à du mal a oublier son passé et ne cherche en aucun cas à en parler, tandis que Ellie est une jeune fille avec un tempérament de garçon, qui aime parler, exprime beaucoup de curiosité et est très directe dans ses paroles. Et tout ceci s'emboite parfaitement, un duo de personnages attachants, avec qui on rira, on pleurera, on doutera et le simple fait des les voir triste nous remplira les yeux de larmes chaudes et amères. C'en est tellement impressionnant que je me suis non pas retrouvé en tant que joueur, mais bel et bien en acteur du jeu. Et là, c'est une petite claque. Que dis-je, The Last of us nous pose allègrement tous ses attributs intimes sur la totale longueur de notre faciès (ainsi que celui de David Cage) en nous disant " Voilà ! Ça, c'est du Jeu vidéo à mi-chemin avec le cinéma, ça, c'est du vrai travail de pro". Et on acquiesce sans hésitation. On sera constamment dans l'ambiance une fois manette en mains, et même après. L'aventure extrêmement bien rythmée nous fera faire l’ascenseur émotionnel à chaque instant sans nous lasser, faisant alors passer tous les films/séries/jeux de zombie à l'état de daube vidéo-ludique. Bref, une vraie réussite sur ce point-là, qui force le respect.


Même si les infectés sont dangereux, les humains seront plus imprévisibles, plus vicelard
et vous donnerons du fil a retordre dans certains moments


Bon je vous sens chaud là, je sens d'ailleurs que vous êtes prêt à faire chauffer la Carte bleue, mais attend encore un peu, jeune détendu du lobe droit, laisse-moi te parler du gameplay. Personnellement, je m'attendais a de l’"Uncharted-like". Tout le monde s'y attendait d'ailleurs, après tout, Naughty Dog avait fait ses preuves avec cette licence, pourquoi ne pas garder des bases solides ? Et bien tous simplement parce que ce n'est pas professionnel, mes chers amis. Le gameplay a été travaillé et pensé pour qu'on se sente comme un humain. Un pauvre humain plutôt costaud, mais faible face à une horde de zombies, voire même à une simple arme à feu.
Ici, Joel se trimballera avec tous son attirail sur le dos et se comportera comme tous bons gaillards dans un TPS digne de ce nom. Mais ce dernier ne vise pas très droit quand il s'est pris une balle, ou quand il court. En plus, il faudra qu'il soit accroupis et figé pour avoir un maximum de précision dans ses tirs. Joel a aussi une barre de vie qui descend relativement vite. Une balle bien placée (souvent dans le bras ou la jambe) lui enlèvera une dose correcte de vie, au moins de quoi lui faire voir rouge et tomber par terre. Et si ce dernier tombe face à un Claqueur (une forme de zombie plus avancée que les simples Coureurs et totalement aveugle par la même occasion), il mourra sur le champ, qu'importe sa dose de vie. Il faudra donc agir avec prudence, surtout que les munitions et les ressources sont rares, et que les armes de corps à corps ne résistent que très peu face au crâne de vos ennemis. Bien heureusement pour vous, Joel sait faire du rafting et pourra donc confectionner des bombes à clous, des kits de soins, des cocktails Molotov, et pourra même fixer des petits rajouts sur son arme pour qu'elle fasse beaucoup plus mal. Tout ceci dépendra de votre faculté à chercher dans les moindres recoins des différentes zones (le monde n'est pas ouvert, mais les zones sont souvent très grandes et labyrinthiques). Mais le Gameplay conserve une dynamique hors-normes, et saura s'enrichir avec le temps, sans s'empêtrer de mécaniques complexes et nuisible au ryhtme, pas même les énigmes (relativement facile tant qu'on ouvre les yeux comme il faut, pas comme moi quoi).

Le combat au crops à corps reste un bon moyens de se débarrasser de ses ennemis,
cependant, il vous prendra du temps et vous fera prendre des risques


Comme dit plus haut, le rythme du jeu est très bien dosé, et on passera de la contemplation à la bagarre en un rien de temps, et en plus, c'est très bien amené avec la musique. Monsieur Gustavo Santaolalla a réalisé une bande-son en réelle phase avec l'univers, a la foi minimaliste et poignante, qui accompagnera chacune de vos aventures par un thème diablement beau, même s'il est en retrait pour laisser place aux excellents bruitages ou doublages réalisés. Ces doublages sont d'ailleurs, malgré pas mal de problèmes de synchronisations, très bien traduits et joués, ce qui n'entachera donc pas le plaisir des joueurs, même ceux qui préfèrent jouer en version originale.
Mais ce qui accompagnera parfaitement votre aventure, ce qui vous plongera au coeur même de l'histoire, c'est bien sûr les graphismes. Et là jeunes gens, vous allez être servis ! Naughty Dog a clairement montré ce que la PS3 avait dans le ventre en nous servant un moteur absolument inimaginable sur console. Les textures sont (en général) fine et ne pixelisent que très peu, les jeux de lumière et d'ombres sont ahurissants, les personnages sont modélisé avec une précision qui ferait pâlir le Cry Engine 3, et le Motion Capture nous sert des animations ultra-réalistes, autant en mouvement qu'en animation faciale. C'est simple, vous passerez le plus clair de votre temps à vous extasier, vos rétines prendront une baffe ç chaque panoramas, même pour les joueurs avec un PC à 3000€ qui passent leurs temps sur des jeux à gros graphismes. Bien entendu, on peut apercevoir un peu les limites de la console, l'anti-alliasing est plutôt bien présent, c'est du 720p en 30 images/secondes (et cela descend encore plus bas pendant les phases qui affichent beaucoup d'effets à l'écran), certaines textures sont clairement dégueulasses, la distance d'affichages est pauvre (ce qui explique qu'il n'y a que très peu d'environnement dégagé), et quelques ombres sont ultras-pixellisé... Mais bordel, je suis sur une console avec une architecture de 2006 ! Ce n’est pas rien (ce qui remet en cause l’incapacité des développeurs a optimiser comme il faut leur jeu, mais c'est un autre débat ça), surtout que les défauts, je les ai clairement cherchés, pour ne pas dire que le moteur est parfait. Bref, c'est actuellement le plus beau jeu de la PS3, le plus beau jeu de la génération actuelle de console et je n'ose pas m'imaginer un seul instant si ce dernier avait été fait sur PC ... Ah, trop tard, je bave déjà.


La balade à cheval est l'un des moment les plus magnifique de The Last of Us.
Vous l'aurez sans doute capté, mais The Last of Us est actuellement, pour moi, LE jeu que la PS3 se devait d'avoir. C'est aussi LE jeu que cette génération de console devait sortir pour partir sur une bonne note, c'est aussi l'un de mes coups de cœur de ces 5 dernières années. C'est beau, c'est frais, c'est émouvant, c'est poignant, c'est impressionnant et surtout, c'est presque parfait (si ce jeu avait était parfait, cet article n'existerais pas, enfin, j'aurais juste dit "Il est parfait. Merci, aurevoir"). En fait, The last of Us est l'essence même des jeux que l'ont faisait dans le temps, c'est a dire un jeu qui te permet, une fois fini, de te sentir concerné par la fin du jeu, tu ne peux qu'être dans le même état d'esprit que le héros pendant cette fin. Et il faut savoir que je n'ai pas ressenti ceci depuis Final Fantasy 9 (juste pour vous donner un ordre d'idée). Bref, The Last of Us, à acheter impérativement. Et si vous n'avez pas de PS3, vous savez quoi demander pour votre anniversaire/réussite du BAC/Noël ou je ne sais quoi d'autre. Démerdez-vous !

mardi 2 avril 2013

Can I touch yours Joysticks ?

     Quand la plupart des gens me parlent de Tomb Raider, tout se rapporte obligatoirement vers les protubérances mammaires de Lara Croft. Mais qu'on ne se le cache pas, la jolie Lara était faite pour ça, quitte à se taper des heures des plateformes ultras chiantes, autant que celles-ci soient agréables pour notre rétine. Cependant, la société évolue, et à une époque où le jeu vidéo était principalement squatté par des jeunes ados boutonneux, dont les contacts avec le sexe opposé se résument à sa mère (ou sa sœur), ce genre de pratique ne choquait pas tant que ça. Mais de nos jours, le jeu vidéo se veut plus accessible et peut véhiculer certaines idées, comme celle de "Si tu ne ressembles pas à Lara Croft, tu n’es pas parfaite !"... Bon j’exagère (bien que les cours de récrées serait beaucoup plus amusantes avec ce genre de débat), mais il reste important de montrer aux gens qu'on peut être jolie sans avoir un 95F ferme, des fesses rebondies et une taille témoignant le port de corsés ultra serré pendant deux décennies. C'est pourquoi Crystal Dynamics a décidé de faire un reboot de cette série culte, en proposant une aventure réaliste ainsi qu'une Lara beaucoup plus "femme"mais également débutante dans l'art de la survie.

L'île de Yamatai regorge de mystère.


En ce 5 mars 2013, Lara Croft revient sur nos écrans, jeune, frêle mais surtout proportionné et dès le début, j'ai été marqué par son regard. Un regard innocent, un regard plein d'espoir et de foi en l'humanité, ce regard qui en dit long sur l’inexpérience de la demoiselle. Lara à 21 ans, l'âge de maturité américaine. Celle-ci a embarqué sur l'Endurance, un navire qui part en quête de mystère archéologique sur la reine Himiko. Elle et son équipage se retrouve alors pris dans une tempête monstrueuse qui va les faire échouer sur l'île de Yamatai. Lara se retrouvera alors toute seule, au milieu de cadavres et des habitants de l'île (un peu taré sur les bords), et devra retrouver ses amis pour fuir cet enfers.
Voilà un speech qui ressemble bien à du Tomb Raider. Il ne manque plus que les méchants Russes et l'on aura ... Ah bah c'est bon ils sont présent aussi  Donc tous les éléments sont présents pour fournir une bonne aventure "Tomb-raidienne". Oui ce mot est barbare et je dois dire que j'ai réfléchi 2 bonnes minutes pour l'écrire.

Tomb Raider, ce sont des panoramas magnifiques ...


Mais Tomb Raider, comme dit plus haut, c'est surtout du visuel. Et je dois dire que votre rétine sera on ne peut plus flattée. Bien au-delà de l'apparence plantureuse de la belle, le moteur graphique fourni sera plus que satisfaisant, autant sur consoles que sur PC. À noter que, une fois n'est pas coutume, la version PC profite bien évidemment de paramètre graphique poussé, comme des Textures HD, de la Tesselation, etc.. Mais surtout l'intégration d'une nouvelle technologie de la part d'AMD qui répond au nom de TressFX. Ceci permet d'afficher des cheveux de meilleure qualité avec une modélisation cheveu par cheveu sur la tête du perso. Autant vous dire que vous aurez intérêt à avoir une grosse machine pour faire tourner cette technologie. D'ailleurs le jeu est gourmand à haute résolution, mais possède suffisamment d'options pour tourner sur une grande partie des machines. À noter que le jeu reste plus optimisé sur AMD (un cas suffisamment rare pour être soulevé). Pour un ordre d'idée, avec ma config, je tourne en 1080p, tout à fond, seul les détails sont mis en élevé pour réduire la distance d'affichage dans certains endroits et rester au-dessus des 30 FPS et le TressFX désactiver (celui-ci tourne assez mal sur une "simple" 660Ti).
Cependant, si votre choix s'est porté vers la version console pour X raisons, celle-ci est très jolie, malgré les feuillages un peu dégueulasses.

...Et puis des trucs morbides

Bon, je vous vois taper du pied. Qu'en retourne-t-il de ce jeu ? Après tout, c'est important le Gameplay ! Et bien, jeunes gens, sachez que le contenu est à la hauteur (voir plus) du papier cadeau. Crystal Dynamics nous sert là un mélange entre Tomb Raider Legend et Far Cry 3, le tout saupoudré de quelques idées originales. Les phases de plateformes et d'action sont agréablement bien balancées histoire que le joueur moyen soit gâté sur les deux fronts. De plus, si ce dernier veut plus de plateformes, la map du jeu est un monde semi-ouvert avec plusieurs zones qu'on pourra revisiter à n'importe quel moment. Chaque zones possèdent des recoins à explorer et sont remplis d'objet à collectionner.
Les phases d'actions, elles, ne manquent pas de pêche, bien que l'IA soit un peu idiote au point de se planquer derrière des barils explosifs. Cependant, vous aurez une bonne liberté dans vos mouvements et vous pourrez appréhender la plupart des combats de la manière que vous voulez, bien que la plus silencieuse est souvent la plus fun. Dommage quand même que le système d'arbre de compétence vienne nous faciliter les choses.
Les amateurs d'arme à feu seront un peu déçus du maigre arsenal disponible, même si, au final, on jouera beaucoup avec l'arc, pas aussi puissant que celui de Crysis 3, mais quand même. Les énigmes, elles, restent simples, même si, suivant la logique de chacun, une ou deux énigmes devraient vous poser problème, car vous ne la comprendrez tous simplement pas (ça m'est arrivé et on se sent très con). Dans ces cas là, pensez à appuyer sur la touche pour activer l'instinct de Lara et surtout, tentez des trucs qui vous paraissent débiles (des fois, ça fait ses preuves). Enfin, la faible présence d'armes est compensée par une customisation de celles-ci au fur et à mesures qu'on ramasse des matériaux sur les cadavres et les caisses qui traînent. 



La technologie TressFX de AMD rajoute un petit plus sur Lara.

Dommage qu'il est plus gourmand que du PhysX.


En conclusion, ce reboot de Tomb Raider est une franche réussite qui ravira les fans, les moins fans ou même ceux qui n'ont jamais joué aux anciens. Plus jolie, plus maniable, plus libre, Lara nous charme plus avec ses possibilités et son caractère qu'avec ses formes, ce qui la rend plus ravissante que jamais. Malgré tout, on ne pourra pas s'empêcher de pester contre la voix française de cette dernière (que l'on doit Alice David, qui à jouer dans Bref) qui a tendance à être nunuche, même dans des situation sérieuse. Si vous êtes un pro de Tomb Raider ou même de la survie, je ne peux que vous conseiller de le commencer en difficile, sous peine de s'ennuyer un peu par tant de faciliter (ou alors ne jouez qu'avec l'arc, en étant le plus discret possible, y a de la difficulté là !)

PS : Un petit message d'excuse pour le temps qu'a mit cet article à venir (c'pas comme si le jeu était sorti y a un mois). J'étais débordé par le boulot et par Millenium, et mon temps de repos débordé allègrement sur mon temps d'écriture. Je pense maintenant reprendre un rythme beaucoup plus normal

lundi 25 février 2013

Just my dick and my knife !

     S'il y a bien une règle qui ne se fausse pas avec le temps, c'est celle des suites. Un livre, un jeu, un film, un CD ... Rien ne sera meilleur que sa première édition. Tout simplement grâce à l'effet de surprise de la première fois qui ne se reproduit plus au coup suivant. Bien entendu, cette règle contient des exceptions, pour la confirmer un peu plus. Ce n'est malheureusement pas le cas pour le jeu testé ici-même. Il y a maintenant 6 ans que Crytek a sorti Crysis sur PC. Ce 16 novembre 2007 marqua plus d'un joueur. Tout d'abord par son moteur de jeu, le Cry engine 2, qui offrait un rendu impressionnant, dans un semi "open world" d'une rare beauté, surtout à l'époque où Bioshock venait à peine de sortir. Véritable PC-killer, ce Crysis avait aussi marqué le début d'une mode, celle de la liberté d’exécution. On avançait dans la jungle avec notre super-combinaison, en affrontant tout type de danger à notre façon. C'était purement jouissif ! Mais bizarrement, sa suite offrit un gameplay moins ouvert, plus dirigiste, plus simplifié et la qualité se ressentait, même avec un CryEngine 3 de toute beauté. Est-ce la faute aux joueurs console, plus habitués à ce genre d'encadrement ? Ou bien la faute d'EA, qui voulait apparemment rendre le jeu accessible aux pingouins ? Personne ne peut l'affirmer. Mais Crytek avait une chance de prouver que leur licence en avait encore dans le ventre, avec un Crysis 3 qui se voulait plus poussé en termes de gameplay en réunissant les bons côtés des deux précédents Crysis. Ce dernier est sorti sur PC et consoles ce 21 Février 2013. Alors, qu'en ressort-il ?

Oh mon dieu, des tentacules ! Ça sent le bon vieux hentai ça !


Juste pour rappel, le 2ème épisode nous permettait de nous balader dans les rues de New-York en tapant sur des soldats et des Ceph, les méchants extra-terrestres. On incarnait Alcatraz, un trouffion élevé au rang de demi-Dieu grâce à Prophet, le leader de l'équipe de commando Raptor dans le premier opus. Apparemment, alors que ce dernier s’était suicidé pour donner sa combinaison à Alcatraz, il a continué à habiter la combinaison grâce à sa grande force de volonté ... Bon disons que ce passage reste quelque peu capillotractée, mais pourquoi pas, après tout, la combinaison est liée à son hôte.


Cette cuisine ravagée est recyclée un peu partout dans le jeu,
histoire de meubler un peu les immeubles vides.
C'est là que le scénario essaie de nous faire gober que le CELL (les méchants militaires qui font tout l'inverse de ce que les gentils veulent, même si ça va les tuer), s'est recyclé en EDF maléfique qui, après le sauvetage de la planète par Prophet/Alcatraz, a récupéré de l’énergie alien bon marché, histoire de fournir les habitants en électricité. Grâce à ce monopole énergétique, ils ont alors assommé les habitants de dettes en augmentant les tarifs (je sais pas vous, mais moi, je trouve que les mecs, ils font tout de travers). Une rébellion se forme au milieu des murs et Prophet est avec eux, mais pas seulement. On reverra notre bon vieil ami Psycho, le héros de Crysis Warhead, qui a pris un sacré coup de vieux après qu'on lui ait enlevé sa combinaison.
Le jeu bascule dans une ambiance totalement révolutionnaire, avec, dans le rôle du Che Guevara, un sur-homme en combinaison moulante. Destruction de postes avancés, destruction de générateurs, destruction ... MAIS BORDEL, JE VEUX TUER DU CORÉEN MOI ! Et parce qu'évidemment, on ne peut pas faire un épisode de Crysis sans aliens, ils se ramènent plus tard, histoire de rendre le jeu encore plus chiant. Vous passez donc sept chapitres honteusement courts dans des niveaux très "couloirs", ou des champs de bataille immensément vides. Sur ces zones, on peut d'ailleurs s'entraîner au marathon ou alors conduire des véhicule aussi lourds que les fesses de ta mère (ça c'est gratuit !). Heureusement, pour les plus curieux, chaque zone est remplie de choses à découvrir ou de quêtes secondaires aussi intéressantes que la reproduction des fourmis en milieu arctique.



Même si Psycho à l'air d'un clodo, il a de la chance d'être un clodo bien texturé.

Bon okay, le scénario est pas génial et on est encore en face d'un jeu couloir, mais le gameplay doit rattraper un peu non ? Non. Même en Difficile, la combinaison élève le cheat au rang de Gameplay. Énergie qui remonte rapidement, santé qui baisse difficilement, IA au rabais, lunettes de visée qui voient tout, qui vous disent tout, qui piratent les tourelles et font même le café. Rajoutez des modules qui rendent votre combinaison encore plus craquée et vous avez là l'un des jeux les plus faciles depuis bien des lustres. De plus, Crytek a eu la bonne idée d'intégrer un arc dans le jeu ; bien qu'on puisse y voir un clin d'oeil à Far Cry 3, celui ci, en plus de tuer n'importe quel ennemi en un tir, ne subit la force de gravité que par un script (en dessous d'une certaines distance, la flèche va tout droit, au dessus, elle va un cran en dessous), vous permet de tirer sur vos ennemis sans désactiver votre camouflage, vous l'avez tout le temps sur vous, vous pouvez récupérer vos flèches tirées et vous l'avez dès le début si vous avez acheté l'édition Hunter. Bref, les plus frustrés d'entre vous se passeront de l'utiliser, histoire de se rendre un peu plus "faibles", même si l'IA totalement idiote vous empêchera de réellement vous mettre à son niveau, sauf si vous faites le déficient mental devant votre écran.


"Je suis sous ton lit !"
Et je viens à peu près de vous briser tous vos rêve là, non ? Bon certes, le jeu a des qualités, notamment le CryEngine 3 qui, même en faible qualité, est plus beau que la majorité des jeux sortis récemment. Par contre, accrochez vous pour le faire tourner à fond. Je suis actuellement avec mon éternel Phenom II X6 3.7 Ghz, 8 Go de RAM et une 660 TI, et je le fais tourner en High/Very High en enlevant la synchro verticale (qui a tendance à jouer du Yo-yo dès qu'on arrive sur une zone dégagé) avec des FPS qui oscillent entre 25 et 80 FPS suivant les zones. Mais bon, le jeu est somptueux, et New-york en mode post-apocalypse est absolument magnifique. On passe même plus de temps à observer les décors qu'autre chose.
On peut aussi parler de ses musiques, qui, bizarrement, se font discrètes pendant les combats, mais deviennent de suite beaucoup plus fortes et omniprésentes pendant les moments "calmes" voire "triste" (tout ceci est entre guillemets car, aussi triste que soit la musique, le tout n'en reste pas moins ridicule).  Mais elles sont de très bonne qualité, tout comme les doublages, même si celui de Psycho a changé (oui je n'aime pas qu'on change les doubleurs entre des épisodes), dommage que les dialogues soient ridicules une fois sur deux.

Pour le coup, j'ai cru que c'était un artwork appliqué en arrière plan,
mais non c'est le CryEngine qui fait cet effet.


Ce Crysis 3 confirme de nouveau la règle des mauvaises suites. Celle-ci n'est pas à foutre au placard, mais tout de même, avec une telle omniprésence médiatique et des trailers à faire baver un écureuil, on était en droit de demander un jeu plus que bon. Au final il reste à sa place de Benchmark de PC (si votre PC le fait tourner, ça veut dire qu'il déboite) et n'arrivera pas, ou peu, à combler le joueur frustré qui est en moi, qui retourne parfois sur Crysis premier du nom, histoire de se rappeler du bon temps où on pouvait péter du coréen en lui lançant des crabes et des tortues à la gueule.
Je n'ai pas essayé le multi, mais avec l'aperçu que j'ai eu en jouant à la Béta, celui-ci a l'air classique, même avec le mode Chasseur, qui ressemble fortement au mode Zombie de la série Halo.
Bref, à moins d'être un fan inconditionnel de la licence, ne le prenez pas. Et ne le prenez surtout pas sur console. En plus d'être nul, le jeu devient rapidement moche et instable.

dimanche 3 février 2013

And this is the way we make ketchup !

     Les plus malins d'entre vous ont sûrement déjà découvert de quoi je vais parler dans ce test depuis l'indice de l'article précédent. Il s'agit, bien évidemment, du dernier Devil May Cry, sous titré DmC. Le jeu est sorti le 15 Janvier sur console, alors pourquoi avoir mis presque 15 jours pour pondre un article là-dessus ? Tout simplement parce que, une fois n'est pas coutume, le jeu s'est vu décalé de 10 jours sur PC. Cela devient une habitude maintenant, soit-disant pour "finir comme il faut l'optimisation", et le joueur PC que je suis préfère attendre quelques jours plutôt que de le prendre sur console. Mais ce n'est pas le sujet, attardons nous sur les aventures de notre démon préféré ! Qu'est-ce qui ce passe ? Pourquoi Dante n'a plus la même tronche ? Pourquoi il a une voix stupide en français ? Pourquoi Vergile ressemble à un soldat de la Gestapo ?! Toutes les réponses à vos questions se dévoilent maintenant ! *effets spéciaux, pyrotechnie, fumée blanche*


Ceci est le costume bonus de DMC 3, présent dans la version PC et en DLC sur console.
Et oui c'est beaucoup mieux que l'original.
 

 S'il y a bien un truc qu'on ne peut pas reprocher à la série Devil May Cry, c'est qu'elle se renouvèle à chaque épisode. Si le premier était quelque peu brouillon, le bougre s'est largement fait une place de maitre dans le monde du Beat them all. C'est d'ailleurs la force principale des DMC, renouveler sans dépayser, histoire de ne pas avoir la sensation d'acheter le même jeu tous les 3 ans. Et même si l'épisode 4 de la première saga de DMC était très bon, cette magie s'épuisait un peu. Il fallait du nouveau. Et quoi de mieux que de changer de culture pour ça ? En effet, finies les inspirations japonaises, place à la bonne vieille culture punk anglaise de chez Ninja Theory. Je suis pas un grand fan de cette boite de développement. Heavenly Sword m'avait laissé de marbre du peu de temps que j'ai joué, et Enslaved m'avait bien plu, sans pour autant me marquer d'avantage. J'étais donc en droit de m'indigner devant ce transfert de licence, surtout quand on voit les premiers aperçus du nouveau look de Dante qui ressemble étrangement à celui de Tameem Antoniades, un des grands patrons de Ninja Theory (coïncidence, je ne pense pas). "Face d'emo suicidaire", "dégaine de clodo" ou encore "Brille par son absence de style", le nouveau design ne fait franchement pas fureur sur internet, surtout sur les forums de fans. Et bien heureusement, NT a revu un peu le style de Dante, lui enlevant sa dégaine de junkie, lui rétablissant son statut de mec burné, le tout avec une classe qui ne vous laissera pas indifférent (bien qu'il n'atteigne pas encore l'extase du premier Dante). On va dire que le design passe, à voir si le reste suit.

D'ailleurs, le jeu fait un petit clin d'oeil à cette histoire de cheveux blanc.

Restons dans l'univers graphique en s'attardant sur le moteur du jeu. Propulsé par l'éternel Unreal Engine 3 (à croire que les mecs de chez NT ne savent manier que celui-là), les visual designers ont mis le paquet pour livrer un univers glauque et sordide tout en étant magique, époustouflant et bluffant. Qu'on aime ou qu'on déteste, il faut reconnaitre que le jeu a son propre univers et son propre style qu'on ne trouvera pas à tous les coins de jeux. Bien que pêchant un peu sur la version console (temps de chargement à rallonge, Alliasing omni-présent, texture dégueulasse... ), la version PC est actuellement un des meilleur portage que j'ai vu. Une optimisation de dingue (je monte jusqu’à 200 FPS si j'active pas la synchronisation verticale), avec les rajouts d'ombres et textures HD, ainsi qu'un Anti-alliasing qui tient la route (que j'ai boosté immédiatement grâce aux paramètres de jeu Nvidia).
Et de ce que j'ai pu voir sur les forums, le jeu tourne sur beaucoup de configurations d'entrée de gamme, histoire que même les pauvres puissent y jouer (ho ho, elle était facile celle là). Bref, je regrette pas mon attente de 10 jours. Le niveau global des graphismes reste quand même bien en dessous de ce qui se fait de mieux sur PC, mais avec une direction artistique comme ça, je pardonne clairement ...

Ici, on peut voir notre petit Dante dans son costume original, avec
en plus, un très joli décor.

L'histoire est probablement le point faible du jeu, surtout accompagné de ces HORRIBLES voix françaises faites avec des acteurs pas chers. Plus sérieusement, l'histoire est banale car déjà vue dans le premier DmC. (/!\ ***ATTENTION SPOIL POUR CEUX QUI N'ONT JAMAIS JOUÉ A UN DMC*** /!\) Dante découvre qui il est vraiment et combat Mundus, celui qui a tué sa mère et emprisonné son père. Merci, au revoir (/!\ FIN DU SPOIL/!\). NT a quand même revu deux ou trois choses, comme, par exemple, le rôle de Vergile, le frère de Dante, ou encore l'insertion du monde des démons dans notre univers. Cependant, n'allez pas dire ce que je n'ait pas dis, le scénario est certes bateau, mais il n'est pas mauvais pour autant. Les personnages sont bien mis en scène, l'histoire se passe d’ambiguïtés et fait passer facilement des petits coups de gueule sur notre société actuelle qui laisse à réfléchir pendant 5 bonnes minutes (mention spéciale à la réflexion sur l'anarchie ! UK RPZ ). Et on ne pourra que féliciter l'humour bien présent, surtout au moment de la parodie des émissions-types des États-Unis, répondant au doux nom de "Le Démon a un incroyable talent". J'ai beaucoup ri.


La scène de l'incroyable talent du Démon se passe dans cette zone, appelée aussi le Fight club.
Référence tahvu !

Mais le meilleur de ce jeu, ça reste quand même sa bande son. Ninja Theory a décidé de mettre du lourd dedans. Je reste un grand fan de l'OST de DMC3, mais celui là m'a carrément fait jouir des oreilles ! Avec en guest les norvégiens de Combichrist, qui reviennent avec (en plus de quelques chansons du dernier album en date) des créations originales qui collent parfaitement à l'univers et à l'ambiance. Sorte de mélange entre electro-industriel et du bon vieux son métal, on a carrément l'un des meilleurs OST de la série, voire de l'année (on en est qu'au début ne nous affolons pas). Et pour les ambiances de certains niveaux, Noisia était aussi de la partie. Les petits Hollandais nous ont montré qu'ils gèrent leur Dubstep mais aussi le travail d'ambiance. Ce combo double spé. electro va à merveille à ce DmC, et on serait presque tenté de mettre en sourdine l'ignoble son qui sort de Dante, et qu'on ose apeller sa voix, histoire de pas gâcher son plaisir ...

Ah bah en fait, c'est ce que j'ai fait.


Une fois la voix muette, le costume changé et la musique mise à fond, le jeu
prend facilement 3 points dans sa note globale.
Bref, vous l'aurez compris, j’hurlerais presque au génie face à ce reboot de Devil May Cry. Et je dis presque parce que le jeu n'est pas parfait. A mon sens, Capcom devrait laisser NT un peu plus en roue libre, histoire qu'il balancent leurs propres idées, et pourquoi pas leur propre histoire originale sur Dante. Ils devraient aussi revenir sur du doublage anglais exclusif, ou bien trouver des acteurs de meilleure facture pour le doublage Français (et qui savent faire un bon lipsync). Sinon je ne peux que vous conseiller d'aller le prendre le plus rapidement possible, libre à vous de choisir le support, histoire de comprendre comment on fait du Ketchup (comprendront ceux qui joueront ou ont déjà joué :D)

lundi 10 décembre 2012

And this is Crazy !

     Et sinon, ça fait combien de temps que tu n'as pas pris de vacances ? Hmm ? Tu me diras, c'est bientôt Noël, l'occasion de partir dans le nord (ou le sud) voir sa tante Germaine pour qu'elle nous file du pognon et du foie gras. Moi, je viens à peine de rentrer des miennes. Un méga trip dans les îles. Le genre de truc qui se fait qu'une fois dans une vie. Mais attention, je n'ai pas fait que siroter un Mojito allongé sur un transat devant la plage, non. J'ai sauté en parachute, je me suis fais enlever par des pirates, je me suis enfui, une tribu autochtone m'a appris à me battre et tout. Tu ne me crois pas !? Pourtant, ma sauvegarde de jeu me dit bien que j'ai fait tout ça. Ah mais oui, j'ai fait tout cela sans bouger de mon fauteuil. Attends, je suis un geek, jeune homme, je ne sors pas de chez moi comme ça, pour faire du sport et chopper des insolations (en plus je trouve les graphismes pas terrible dehors). Non, non, j'ai juste acheté Far Cry 3. Oh je te vois venir à des kilomètres "gnagnagna le 2 était tellement nul que cette suite me donne moins envie qu'un suicide en avalant du yahourt !". Et je ne peux que te comprendre. Bien que décevant, ce second épisode n'avait pourtant pas tout à jeter. Et n'oublions pas son grand frère, le premier du nom, développé par Crytek il y a un peu plus de 8 ans et qui marquait toute une génération de FPS. Autant te dire qu'avec ce petit bagage, Far Cry 3 ne peut que s'annoncer comme un bon jeu. D'ailleurs, celui-ci devrait être la suite directe du premier, laissons le 2 dans les ténèbres des oubliettes des fausses bonnes idées.

Bienvenue sur Far Cry 3 !
Si tu es toujours sceptique, laisse moi donc te compter l'histoire de Jason Brody, un petit gosse de riche comme on n'en fait que trop. Jeunes, cons et insouciants, lui et ses amis décident de partir faire un tour des îles dans le Pacifique Sud, histoire de fêter dignement l'acquisition du brevet de pilote de Riley, le petit frère de Jason (oui les noms des personnages sont les même que ceux de "Amour, gloire et beauté"). Ce voyage s'annonçait plein d'alcool et de sable chaud, le tout baignant dans un soleil exotique. Mais un saut en parachute à l'aveugle les conduit directement sur un île remplie de pirates sanguinaires (pas ceux qui font "Yaaaarhh" avec une jambe de bois hein !) qui ne désirent qu'une chose, c'est de les vendre comme esclaves si papa et maman ne peuvent pas payer la rançon. Le jeu commence ici, alors qu'on est pris au piège avec Grant, le grand frère de Jason. L'occasion aussi de faire connaissance avec Vaas, le chef des pirates, qui aurait pu être quelqu'un de sympathique s'il n'était pas un peu fou sur les bords (sa cicatrice sur le crâne est sûrement responsable de ça). Après une diversion basique, on réussit à s'échapper vivants et on est recueilli par Dennis, un personnage du type "Morgan Freeman"* à l'accent très marqué qui nous aidera à devenir fort pour sauver nos amis et nous guidera aussi vers des autochtones qui voient en nous un guerrier qui libérera l'île du joug des pirates.

Vous voulez des boobs !? Ubisoft pense à vous !
Et là, comme ça, mine de rien, je viens de te donner la force principale de ce Far Cry 3. Son scénario, très très bateau au premier abord, te dévoilera toute sa complexité au fur et à mesure que tu avances. Il te fera aussi rencontrer des gens tout aussi complexes, à commencer par Vaas, qui possède l'un des meilleurs doublages entendus jusqu'à présent. Mais le docteur qui se shoote aux champignons est pas mal dans le genre. Et il y en a plein d'autres ! Chaque personnage de l'île que tu rencontreras possède un caractère particulier et travaillé, tout comme Jason. Ce héros est d'ailleurs bien exploité, car, pour une fois, il parle, il a de vraies répliques, il ressent des choses ! Un bon point quand on voit l'acharnement qu'ont les développeurs de FPS à nous donner des héros muets et sans âme. Une initiative plus que bienvenue de la part d'Ubisoft.

Avec le lance-flamme, la situation peut rapidement tourner en barbecue-party.


Comme son aîné, Far Cry 3 se déroule dans un monde ouvert constitué de deux îles, Rook Island et l'ïles des Mercenaires (tu comprendras si tu joues). En plus d'être grande, la map est aussi remplie de choses à faire. Si tu dois aller sur la plage pour prendre une mission et décide d'y aller par tes propres moyens (à pieds/voiture/quad/bateau/deltaplane) au lieu d'utiliser les voyages rapides (finis les aller/retour incessants sur de longues distances), tu peux rencontrer un villageois qui se fait agresser par un ours, ou un encore un camp de pirates à prendre d'assaut. Concernant ce dernier, libre à toi de le faire de manière discrète ou bourrinne, la première méthode étant la plus sûre mais la plus dure. Pour t'aider, tu aura bien sûr les arbres et les buissons pour te planquer en attendant le bon moment pour frapper, mais aussi, tu auras la possibilité de libérer un animal en cage histoire de créer une diversion pendant que tu désactives les alarmes ou descends les snipers planqués en hauteur. Je ne te donne que des exemples et libre à toi d'être créatif et de le faire à ta sauce. Sur la route, rien ne t'empêchera aussi de remplir une mission de chasse, un assassinat au couteau, de prendre possession d'une antenne radio pour dévoiler la carte ou encore de simplement récolter des ressources pour confectionner un sac à butin plus gros, une réserve de munitions plus importante ou encore des herbes médicinales. Ce jeu est la consécration même de la liberté (quoique les missions principales restent quelque peu dirigistes, mais je ne fais que chipoter) et ceux qui aiment bien être tenus par la main vont rapidement être perdus.

Vaas reste le personnage le plus intéressant du titre.

Mais n'est pas Far Cry qui le veut ! Pour brandir fièrement ce nom, il faut avoir une base de bon FPS avec de grosses armes bien burnées ! Et je dois dire que le bougre ne s'en sort pas mal. Chaque pistolet, mitraillette, fusil ou autre fusil à pompe pourra être customisée suivant ta façon de jouer (silencieux, lunette, visée réflexe, chargeur amélioré ...) mais, bien entendu, rien n'est gratuit, sauf si tu prends suffisamment de tours de radio ou de camps pirates pour débloquer gratuitement l'arme. La personnalisation restera payante tout de même. Tu posséderas aussi plusieurs armes spéciales comme un arc (l'arme la plus jouissive), un lance-flammes, un lance-fusée, un lance-grenade ou même un chalumeau de réparation. Libre à toi  de t'équiper comme bon te semble à chaque point de voyage rapide.


Il y a aussi quelque mini-jeux parsemés sur la map.

Rook Island reste le principal personnage de cette aventure. Belle et dangereuse, cette charogne n'hésitera pas à te bouffer à la moindre occasion. Et des occasions, il y en a ! Si ton PC te le permet, tu vas t'extasier devant la beauté du jeu toutes les 5 minutes, en oubliant qu'un dragon de Komodo se faufile derrière toi ! La flore bouge avec le vent ou le souffle des explosions à proximité, la luminosité ambiante et les rayons du soleil sont tellement réalistes, qu'ils deviennent parfois bluffants. Et surtout, ils ont gardé la meilleur feature du précédent volet : le feu brûle tout ce qui peut être brûlé (bois, feuille, tissu ...) et il se propage suivant le sens du vent.  Il y a pourtant quelques fautes de parcours, comme l'eau, belle en surface mais moche en effet de particule, ou les modèles de PNJ, qui doivent être au nombre de 3 à tout péter et dans une définition qui doit à peine faire rougir les Sims 2, mais on s'en fout, les décors sont magnifiques ! Pour faire tourner tout cela en Ultra Full HD, prépare le i7 de quatre coeur minimum, un GTX 660 (ou HD 7950) et les 8 Go de RAM. Pour les autres, il faudra osciller entre élevé et très élevé, mais le jeu restera très beau quand même (les screens sont dans ces réglages là).


Vos différentes excursions vous mèneront dans des endroits impressionnants.

Pour conclure, je dirai que ce Far Cry 3 est probablement le meilleur jeu "bac à sable" de l'année. Ambitieux me diras-tu, plein d'autres sont sortis, mais celui-ci possède un truc en plus. J'aurais tendance à dire que c'est l'arc ou encore LE FAIT QU'ON PUISSE TOUT CRAMER ! Mais je pense que ce sont les personnages, qui sont tous attachants et bourrés d'humour noir et de cynisme, mélangés à la farandole de possibilités de faire chacune de nos missions. A noter qu'un mode Coop et multijoueur sont proposés dans le jeu. Ces derniers sont sympathiques sans pour autant casser des briques, raison pour laquelle je n'en ai pas parlé plus que ça.
N.B : Malgré tout, le jeu contient pas mal de bugs qui font vraiment tache (Bug Directx11 sur certaines config, problème de Suttering, arme collée au bras de Jason etc..) et là j'ai juste envie de gueuler un bon coup et de demander tout bêtement :

UBISOFT ! COMMENT VOUS FAITES POUR AVOIR AUTANT DE BUGS AVEC AUTANT DE BETA TESTERS DANS VOS LOCAUX !!! ILS SONT AVEUGLES !?


REGARDEZ MOI ÇA !! C'EST HORRIBLE !! HAAAAAA !!
CE TRUC M'A SUIVI TOUT LE LONG DU JEU !!!


*Un personnage de type "Morgan Freeman" est un personnage qui vous aide et vous raconte des histoires avec un talent narratif encore jamais vu tout en vous apprenant des choses.

lundi 12 novembre 2012

This medal is a lie !

     Et parce qu'en ce moment, j'ai l'impression qu'Electronic Arts nous sort des jeux similaires à des bousins, je ne pouvais laisser échapper ma plus grosse déception de l'année, celle qui fait que je ne dors plus la nuit, celle qui fait je ne m'amuse plus quand je joue, celle qui a brisé mes rêves. Ou pas.
Plus sérieusement, le 25 Octobre passé est sorti Medal of Honor : Warfighter. Ce dernier devait être l’équilibre même du FPS ! Beau et réaliste comme Battlefield, nerveux comme CoD. Le compromis ultime. Celui qui départagerait les joueurs. Même si Medal of Honor était mort lorsque Call of Duty est arrivé, Danger Close avait réussi à légèrement rattraper  l'honneur de la série avec un premier Medal of Honor pas parfait, mais pas dégueu pour un sou.

"Esh ! Bien ou bien ? Tahvu je suis trop un BG quand je massacre des talibans !"

Pourtant, le premier contact avec ce Warfighter est le meilleur. On (re)découvre le Frostbite 2, ce moteur boosté aux stéroïdes pour départager les bons et les très bons PC, avec des belles textures, des effets de lumière réalistes, une occlusion ambiante sympathique ... Bref, c'est joli et c'est fluide en plus.
Mais au fur et à mesure qu'on avance, notre visage se décompose. Gardons le meilleur pour la fin et parlons d'abord du contexte ! En gros (encore que, je grossis pas tant que ça), vous êtes un groupe de soldat d'élite, Tier 1, qui chasse des talibans (encore) qui, cette fois, ont de gros stock de PETN, un explosif des ténèbres sataniques, et veulent tout faire péter ! Pour quelle cause ils font tout ça ? C'est pas important. Ils sont méchants, on est gentils et on va leur péter la gueule à grand coup de Tomahawk. Voilà. Sympa hein ? Et bien évidemment  vous êtes sur le coup et rien ne vous empêchera d'aller dans un village et brûler toute forme de vie, armée ou pas, parce que c'est bien connu, toute personne vivant à moins de 30 kilomètres d'un groupe terroriste ou à moins de 2 kilomètres d'un attentat, sont TOUS des collabo ! Moins de réflexion, plus de sang qu'ils disaient ! L'histoire n'est certes pas le plus important dans ce genre de jeu. C'est même souvent un prétexte simple pour expliquer pourquoi il y a plus de balles dans les poches de mon personnage que d'hommes sur terre. Mais quand même, on a atteint le zéro absolu en terme de motivation et d'objectif.

L'intégration de deux lunettes différentes reste la meilleure idée qu'a proposé ce MOH.

 Mais laissons de côté l'histoire et attaquons-nous au gameplay. Et bien ... il est ... comment dire ... On prend celui de Call of Duty, on y met une IA encore plus stupide avec des pseudo-bonnes idées et voilà. Ou, pour ceux qui ne voient pas de quoi je parle, des couloirs, des explosions, j'avance, je tire en gardant mon viseur à même hauteur car le recul est pratiquement inexistant dans ce jeu (non mais attends, on rentre pas au Tier 1 en étant sensible au recul tahvu !) et le tour est joué. En fait, je mourais souvent à cause de l'absurdité omniprésente. On s'attend souvent à ce que l'IA reste à couvert et nous contourne, alors qu'elle va juste rester planquée pendant 20 bonnes minutes avant de sortir de son trou quand vous vous dirigez vers la sortie, persuadé que tous le monde est mort. Et ce n'est ici qu'un exemple parmi tant d'autre. Parfois Souvent Une fois sur deux, vous serez obligé de vider une zone de toute forme de talibans, avant de pouvoir aller dans la zone suivante. Si cette IA n'était pas totalement bloquée, on éviterait les petite rages derrière son clavier parce qu'un chenapan a décidé de jouer à cache-cache avec vous. De bonnes heures de folie en perspective, m'voyez !
Les phases de nuits sont nombreuses et empêchent de pleinement profiter du moteur du jeu,
beaucoup plus joli avec un soleil au dessus de sa tête.

Je vous parlais de pseudo-bonnes idées et les énumérer une par une en prenant soin d'expliquer en quoi leur présence est inutile prendrait du temps et des lignes. Je vous parlerai juste du système de brèche, repris de Call of Duty qui consiste à enfoncer une porte avec ses partenaires pour jeter une grenade flash dans la pièce et zigouiller tous les vilains en mode bullet time. Et si vous réussissez quatre headshots, vous débloquerez une différente manière pour enfoncer la porte (Tomahawk, fusil à pompe, barre à mine etc...). Si le principe reste sympa, ce type d'options n'influera que sur le temps que va mettre votre personnage à défoncer une porte en bois. On reviendra alors rapidement sur la première méthode qui est la plus simple et efficace. Ce système aurait pu avoir une autre utilité aussi, celle-ci permettant d'ouvrir soi-même les portes, vu qu'on doit déclencher la brèche. Mais on ne peut la déclencher tant que nos partenaires ne sont pas à proximité, rendant son utilité purement superficielle. Bref, la plupart du temps, on nous propose des idées à la con tout le long du jeu.
Je crois que les mecs chargés des effets spéciaux aiment les films de Michael Bay ...

Concernant le multi, il est à peu près du même niveau que CoD. Les maps sont simples et laides, les systèmes de jeu sont tous basiques au possible et l'interface des menus est à faire pleurer le sens commun. De plus, Danger Close a eu la super méga idée d'intégrer un système de sélection de perso avec sa nationalité et donc son propre style de combat et son équipement qui va avec. Si vous voulez être un bon vieux soldat Français, vous démarrerez avec une classe imposée avant de débloquer les autres. Je n'avais pas vu ce système depuis Call of duty 4, chapeau les gars ! T'es un bourrin de base ? Tiens, voilà un sniper ! La seule bonne idée de ce multi est le mode Escouade, permettant à deux personnes d'être partenaires et de pouvoir se voir à travers les murs, ressusciter sur l'un d'eux, se soigner ou même se ravitailler. Y a plus qu'à espérer qu'un de vos amis ait lui aussi été assez con pour acheter le jeu, car ce mode avec un inconnu est totalement inutile.

... Beaucoup trop...
Warfighter est là pour donner le bon exemple : celui des choses à ne pas faire, comme sortir un jeu bâclé autant en solo qu'en multi, avec des idées sorties du tiroir à crayon ou gribouillées sur un bout de papier pendant une soirée un peu trop arrosée. Rajoutons en plus une morale patriotique prêchant la bonne parole, que se battre contre le terrorisme, c'est mieux que d'être boucher ou plombier, surtout pour la femme qui se doit d'être fière de son chevalier camouflé. La seule chose de bien à retenir, c'est le système de visée qui permet d’alterner entre visée moyenne/courte et longue suivant les armes qu'on possède. Le reste est bon pour être jeté dans la montagne du Destin, avec Liza Monet et Pulko.

mardi 6 novembre 2012

I need a Burnout !

     Cela fait bien longtemps que je n'ai pas posté n'est-ce pas ? Hmmm ... Faut que je me trouve une bonne excuse ... En fait j'ai juste pas joué à grand chose de nouveau depuis Dishonored, et Borderlands 2 est très bon, mais à part vous dire "C'est le premier en mieux" je vois pas quoi dire d'autre. Mais rassure toi jeune sacripant,  je t'amène du LOURD ! Du TRÈS LOURD ! Toi qui es né entre 1986 et 1995, tu dois sûrement faire partie des gens qui, comme moi, se rappellent des longues parties endiablées sur Need For Speed Poursuite infernale, Need for Speed Underground, Carbon, Most Wanted voire même Need for Speed premier du nom. Oui, rappelle toi, ce jeu de course à folle vitesse permettant de piloter des voitures de sport de marques bien burnées. Tu dois aussi faire partie des personnes qui ont vu NFS se tirer dans les pieds avec Undercover et NFS World, pour au final s'être fait rattrapé de justesse par Criterion (Burnout). Hot pursuit était bon c'est vrai, et cette série était en droit de bien finir. Cependant, EA à jugé bon de ne pas s'arrêter maintenant, la cette série des NFS avait encore trop de fans pour se faner 18 ans après. Need for Speed : Most Wanted sort sur consoles et PC, on est donc en droit d'y voir une refonte totale du titre pour servir les fans, il y avait droit d'ailleurs, cet épisode étant l'un des plus honorables. Toujours Criterion aux commandes, je vous fait un rapide tour du propriétaire.


Ah comme ça, il donne bien envie le bougre !

J'étais d'abord sceptique. Une refonte de MW, autant dire "On a plus d'idée alors on ressort le même encore plus beau pour impressionner les kikoo PS3" (Oui insulte moi ! Vas y !), mais au vu des tests et MW étant un de mes préférée, je me suis dit "Pourquoi pas !". Alors déjà on commence fort ! Le jeu me demande encore de me connecter avec son Autolog de mes deux. Ta gueule bordel ! Je veux jouer tout seul ! En mode solo !
Bref, on enchaîne avec une vidéo d'intro me faisant doucement rappeler celle de Burnout Paradise, seule la voix de la gonzesse change, j'ai d'ailleurs l'impression que c'est le robot de Google qui parle. La dame nous explique qu'il y a des "Most Wanted" en ville, et que genre faut conduire dangereusement pour les affronter. Ah. Mais, heu ... C'est pas ça l'histoire normalement. Bon c'est ptet pour ne pas trop avoir l'impression de faire la même chose. C'est pas grave, on enchaîne ! Le jeu se base sur une grande ville (appelons la Patate-City) ouverte où vous pouvez vous balader comme bon vous semble. Les flics rôdent donc faut faire gaffe à ne pas conduire comme un dindon si on ne tient pas à perdre 30 minutes à leur échapper. Il faut faire des courses ou des poursuites pour débloquer d'autre courses et aussi des "upgrades" pour sa voiture et pouvoir combattre les most wanted. Bon c'est plutôt similaire au premier MW pour le coup. Mais vous avez ici le seul point commun entre les deux.


Vous trouviez que les voitures partaient rapidement en accident ? Attendez de piloter ça ...


En effet, ici, pas de tuning Jacky-touch, pas Stop-poursuites, pas de Super-contrôle, pas de cinématiques jouées par des acteurs en carton pâte ! RIEN ! NADA ! ALLEZ VOUS BROSSER ! Vous pouvez juste débloquer des upgrades qui ne changeront que très peu la gueule de votre voiture, même les kit de carrosserie n'y changeront rien. On peut juste passer dans des stations de réparation pour changer sa couleur et ... Wait, WHAT !? Des stations de réparation ?! Comme dans Burnout ? Sérieusement ? Ça y est EA, j'ai compris ton but ultime dans la vie : prendre une licence célèbre qui flanche, y mettre le gameplay d'une autre licence célèbre, mélanger, mettre une bougie dessus et nous l'enfoncer bien profond dans le rectum ! Et encore, je n'ai parlé que d'une ressemblance. On a aussi les takedowns, le système de "Burnout" pour démarrer une mission (accélérer et freiner en même temps), le multi ... C'est simple, TOUT vient de Burnout. C'est presque honteux. Quand j'achète un NFS, je veux jouer à NFS, sinon j'achète un Burnout. Profiter d'un grand nom pour sortir une bouse pareille, c'est encore pire qu'une refonte HD !


Les herses sont le plus difficile à repérer.


En plus, je l'ai sur PC ! Et sur PC, c'est beau c'est sûr, mais brider un beau jeu à 30 FPS et optimiser le bordel en se roulant la tête sur le clavier, ça donne un jeu qui, même tout au max, ne tourne pas de manière fluide sur ma config ! Je vois déjà le manager écrire sur chaque PC du studio "Fuck PC gamer !". Et encore, si le gameplay tenait autant la route que celui de Burnout, ça serait "agréable", MAIS NON ! Il nous ont mis une voiture qui passe en Drift à partir du moment où on freine, occasionnant multiples accidents parce que la voiture est ingérable dans ce genre de situation. De plus, notre voiture est hyper fragile, mais pas tous le temps. Rentrez dans le cul d'une voiture à 50 Km/h et vous êtes à peu près sûr de finir sur le toit. En revanche, prenez vous un barrage de plein fouet à 100 Km/h et vous passerez crème mais pas au dessus. Au dessus c'est sur le capot direct, voire même en position verticale sur le pare-choc avant ! Alors certes, ça fait plus "réaliste", mais dans ces cas là, faites pas des Porsche qui monte à 150 en 1 seconde, et réalisez une physique plus convaincante ! Et puis apparemment, on joue à Burnout, c'est pas fait pour être réaliste !

Le Frostbite 2 s'en sort particulièrement bien sûr ce jeu, que ce soit sur console ou PC,
 dommage qu'il tombe à 20 FPS en ville


 Les course-poursuites sont tout aussi ridicule. En fait, avant, une course-poursuite pouvait rapidement être gérée si on prenait les bons raccourcis et qu'on utilisait au bon moment les Stop-poursuites. Ici, vu que vous n'avez aucune aide, vous passez votre temps à rouler comme un dingue jusqu'à ce que, pour des raisons aussi obscures que les ténèbres, la voiture derrière vous fonce dans un voiture/un mur/une barrière/un poteau (rayez mention inutile). Si par miracle, l'IA ne bug pas, préparez vous à rouler longtemps. Il n'y a plus de système de cachettes, du coup, lorsque vous avez enfin réussi à échapper aux chenapans, vous devez juste rouler ... Jusqu'à ce qu'une voiture de flic vous trouve, vous rentre dedans et vous laisse partir pour lui re-échapper pour qu'en suite on vous re-fonce dedans etc... C'est sans fin. le seul moyen de s'échapper, c'est d'être dans la ville et prendre les petites rues. Je vous raconte pas quand vous vous retrouvez dans la cambrousse ...

... Ne dites rien.


Que dire de plus ? Ce Burnout NFS est décidément moyen. Je ne comprends d'ailleurs pas du tout les notes qu'il a eu sur Jeuxvideo.com et autre. Et même si le jeu se laisse caresser les 40 premières minutes, il devient rapidement insupportable quand on décide vraiment de s'y mettre, avant d'être carrément chiant. On fait des courses, on trouve des voitures, on se fait arrêter (ne cherchez pas, au bout d'un moment, on en a marre de tourner en rond pour rien, on préfère se garer et prendre une prune), on refait des courses ... Et pour quoi au final ? Avoir plein de voitures qui se ressemblent toutes et qui ne changeront pas de gueule du début jusqu'à la fin. A ce prix là, je préfère prendre un vrai Burnout, où le moindre impact ne provoque pas une explosion thermo-nucléaire.



PS : Je vais être franc, tous les screens dispo ne sont pas de moi. J'ai vraiment pas eu envie de faire des screens tellement le jeu était mauvais.